L'usine à gaz
L’usine à gaz…
J’ai passé quelques jours sur la plateforme Substack, histoire de ne pas mourir idiot.
— Oui, Môsieur, j’écris, j’aime les mots, j’ai envie de partager mon univers, éventuellement monétiser un peu pour justifier les heures passées dans mon bureau, loin du jardin, de l’air libre, de mon épouse aussi… Et je n’utilisais pas Substack !
Sur les réseaux que je suis occupé à quitter de manière progressive, Booktok, Bookstagram, Threads, "Toc-toc-tic-tac-bookgram" et autres brolls iconoclastes, tout le monde ne jure que par Substack, genre : « Je suis quelqu’un parce que je suis sur Substack ».
J’en finissais par conclure qu’il s’agit d’une nouvelle forme de wokisme et que si tu ne te plies pas à l’avis général, tu es un moins que rien.
Je quitte les réseaux classiques. Pourquoi ? En plus d’installer sournoisement une forme d’addiction du scroll chronophage qui ne sert à rien, ils te servent une bouillie immonde, reflet perturbé et perturbant de l’évolution de la pensée contrôlée et de la culture de l’inculture. De plus, chaque merde servie à tes yeux hagards est mâtinée de publicités ciblées poussées par un algorithme qui te vole. Il collecte tes données, les digère, les vend à des sociétés qui apprennent tout de toi pour mieux te chopper dans leurs filets.
— Bin oui, Substack, c’est justement idéal : pas de pub, que des personnes, bien sous tous rapports, entre elles, qui causent de bouquins, mais pas seulement !
Certes, pas de pub, mais des personnes qui s'expriment surtout, pour ce que j’en ai vu, avec une certaine condescendance envers les « non-initiés », les nouveaux ou les personnes qui cherchent simplement à s’exprimer avec leurs mots à eux. (ce ressenti n'engage que moi, comme précisé dans l'entête de cette room !)
Ensuite, si je parlais de l’interface ?
Pas du tout ergonomique, une usine à gaz avec des manettes qui ne répondent pas aux instructions qui leur sont données. Une montagne de réglages plus inutiles les uns que les autres, ils te permettent juste de perdre du temps à essayer de recréer une identité visuelle qui t’est propre, mais que tu ne peux correctement intégrer (couleurs, polices d’écritures, gestion de la taille des images pour la partie site web totalement foutraque), un vrai boxon.

— Tu n’exagères pas un peu ?
— Si, peut-être ai-je accentué les curseurs descriptifs, mais ils sont davantage le reflet de mon ressenti. Je cherche l’intuitivité dans tout ça, et c’est loin d’être le cas.
Revenons juste à la base de ce que je recherche. Une plateforme d’échange où je peux m’exprimer, sans devoir « crier » pour que l’on m’entende et m’écoute. Je veux des outils simples à mettre en œuvre pour partager mes textes, mon état d’esprit, ou uniquement l’expression d’un moment "tout con" (comme dernièrement ce petit verre de rhum de Madagascar qui en a fait réagir certains).
Je désire surtout des interactions nappées d'empathie, d'écoute et de partage, loin des "Moi, je…"
Les réseaux, fin juin, le sevrage sera terminé. Harold Cath n’existe déjà plus sur Facebook, Instagram, Threads, Messenger, il en sera de même pour mes comptes privés. Je ferai exception avec mon Messenger privé pour faire plaisir à mon épouse et mes amis, puisque j’avais déjà poussé mémé Whatsapp aux orties depuis trois ans.
Bonjour donc Bluesky et Mastodon pour remplacer tout cela : tellement plus calme et sans bruits de fond inutiles et intempestifs.
— Bin et pour Substack alors ?
— Panodyssey fait le job et il le fait bien ! J’avais omis de parler de la sécurisation des données et du droit d’auteur, plus haut dans la chronique. Logique, c’était inexistant. Comme je te le dis, Panodyssey fait le job et il me suffit amplement !
Je ne suis pas un pro et je ne le serai jamais. Plus à mon âge. Les prises de tête, elles ont disparu avec ma retraite. Je produis des textes parce que j'aime écrire, oh, certainement pas comme un tisserand des mots, je m'exprime à ma manière et cela me procure beaucoup de plaisir. Je suis ouvert aux critiques constructives aussi et je sais que ce sera le cas ici lorsque le moment se présentera.
Pour L'Emballement, mon projet de roman, je le laisse me mener où il voudra me conduire, sans pression, sans intentions fixées par avance : il paraîtra. Papier ? Ebook ? Autoédité ? Dans une Creative Room Panodyssey ?
Je n'en sais encore rien. Il paraîtra quand ce sera le moment.
Merci de m'avoir lu.
non-commercial use only
Ceci étant posé, pas touche aux textes, aux idées, aux images, tout cela ne t'appartient pas, le droit d'auteur est une réalité dont tu dois tenir compte.
Tu as envie d'en utiliser tout ou partie, prends contact, demande.
Une demande vaut une réponse et il y a toujours moyen de trouver un terrain d'entente.
Viens, je ne mords pas ;-)
Contribute
You can support your favorite writers


Comments (0)