La marche
Je descendais l’escalier comme des milliers de fois
Puis j’ai loupé une marche et vacillé tout droit
J’ai cru que j’allais tomber, dégringoler, me tuer
Heureusement pour ma pomme, j’ai pu me rattraper
Le cœur à deux cents, la sueur au front
Je m’étais fait peur avec ce petit bond
J’ai presque béni l’inventeur de la rampe
Sans elle, j’aurais eu bien plus qu’une crampe
On se croit stable, serein, équilibré
Mais en une seconde, tout peut s’effondrer
Un lacet, une pierre, un faux pas, une marche
Et trois fois rien suffit pour briser ta démarche
J’étais pas bien, je me voyais au fond du trou
Mais glisser, tomber, ça arrive à tout le monde après tout
C’est normal, il paraît, presque anodin
Pas de quoi en faire une fixette jusqu’au matin
C’est juste que cette seconde, cette sensation de chute
A réveillé de vieux souvenirs de lutte
Tout le monde glisse, tout le monde tombe
Mais chez certains, ça sent encore les catacombes
On se croit stable, serein, équilibré
Mais en une seconde, tout peut s’effondrer
Un lacet, une pierre, un faux pas, une marche
Et trois fois rien suffit pour briser ta démarche
Pas plus banal qu’une coupure de rasoir sur son fil
Sauf bien sûr quand t’es hémophile
Pas plus rigolo qu’une chute dans les escaliers
À part peut-être si t’es déprimé.
On se croit stable, serein, équilibré
Mais il suffit d’un vertige pour tout faire vaciller
Un instant de chute ou de vide, c’est rien dans une vie
Sauf quand t’as trop longtemps fréquenté la mélancolie
Mélancolie…
sharing under the same conditions
Alors tu es gentil, tu ne profites pas de la situation et tu respectes mon taf.
Sinon, je te jette du septième étage, on verra si ça te fera autant ronronner !
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Kommentar (1)
Daniel Muriot vor 10 Stunden
Ce texte est un régal, tout comme la notice. Merci Franck pour ce moment de légèreté.