Le néant des lathas
12. LE NÉANT DES LATHAS
Un chien fou qui s’étouffe sans hurler… anarchiste affranchi, consumériste effondré comme le squale divague sans trouver l’enclave libérée des républiques occultes où la vie se mène comme on l’entend sans savoir qu’il existe des limites qui ne se franchissent pas.
Territoires insondables à préserver du profane, les cimes inatteignables dont on n’ose pas rêver au risque de trouver les enclaves qu’on oserait ignorer. Pour les esclaves du système, ce sont des champs dont ils n’osent pas rêver de leurs cellules grises obscurcies par le mépris, réflexion syllogique nimbée des larmes de Morphée.
Pourtant, nous sommes tous des énigmes endolories par le mystère des poumons étouffés qui ignorent l’oxygène qu’ils n’osent plus désirer face au silence haineux d’une famille de cinglés. Oubli de la ceinture serrée par l’usure des famines ajournées. J’ai usé mon existence pour une liberté que je retrouve démembrée.
Tout ça pour le fleuve
rien que pour le fleuve,
tout pour les flots du Styx et le grain dissident où je coule encore et encore, qu’il y pleuve des torrents fantasques et je m’enliserais dans la vase avec les créatures sableuses qui hantent le fond des eaux.
Je m’y efface captivé par les chimérides immortelles qui occupent l’univers sans m’écarter de l’éternelle nausée. Il n’y avait qu’une quête de sagesse, une histoire de bien-être, alors je sais qu’il est impossible de souffrir sans l’avoir recherché. Si l’inconnu pouvait soigner l’existence, préservant les synapses de leur esprit chaobolté, rapportant les neurones à leur âme lobotomisée.
Alors je pense que je saurais sauver.
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