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Fautes d'orthographe des journalistes : la presse est incorrigible
Non-fiction
Kultur
calendar Veröffentlicht am 29, Jan., 2026
calendar Aktualisiert am 29, Jan., 2026
time 5 min
Pèire Cazals verified
Pèire Cazals vor einem Monat

Hélas, je crois que tout le monde s'en fout... Pire, revendiquer une bonne orthographe passe pour une forme d'élitisme à combattre.

Fautes d'orthographe des journalistes : la presse est incorrigible

Recueil des fautes les plus courantes des journalistes avec ce massacre en série orthographique #WTFPRESSE. Cet article fut longtemps le plus vu sur mon ancien blog. Je finis avec une analyse sur cette fâcheuse manie avec deux journalistes belges. Bon amusement !

Fautes en une

En janvier 2017, le Washington Post met le symbole masculin pour représenter la marche des femmes à la suite du #PussyGate. Inouî


Une une, c’est capital. Un accent grave turbulent dans le TéléObs.


J’ai contacté la rédaction du magazine. N’ont pas voulu avouer leur bourde. Vous l’avez vue, vous ?

Quand la politique s’emmêle




Pour la presse, le temps est un facteur qui ne met pas toujours les lettres dans le bon ordre.

La presse quotidienne : une bonne cliente

Un classique


Nommez qui vous voulez.

Erreurs et horreurs sur le web

L’œil du cyclone est sa zone la plus calme !


Le mot ‘soldes’ est ici masculin pluriel.


Faute dans l’accroche. 00 pointé.

Faute dans l’accroche. 00 pointé.


Réquisitionner… de force : pléonasme, cher journaliste de la ReTebe !


Participe passé. Encore lui. Passé et on ne le voit plus.


Le participe complètement dépassé

Bourdes aussi en télévision

Pris en “flag”.

Après l’attaque, place à la défense !

Deux excellents journalistes de la presse belge (Julie Huon du Soir et Fabrice Grosfilley (ex-rédacteur en chef à la RTBF, éditorialiste sur BX1). Je les remercie.

Où sont les relecteurs ?

« Ils disparaissent progressivement du paysage », selon Fabrice. Au Soir, il y a encore quelques correcteurs, « à l’ancienne », qui relisent un maximum de papiers avant validation. Le correcteur automatique, quoiqu’obligatoire, est souvent délaissé par les journalistes, car il peut ajouter des erreurs. Fabrice confirme.

Comme l’éditeur effectue une relecture avant validation, le journaliste est certain que deux personnes passeront après lui. Mais pour Fabrice, « quand l’actualité est chaude ou les copies en retard, il n’y a plus de relecture ». » Mais Julie rebondit : « À nous de tenter de convaincre notre rédac’ chef de prendre du recul pour « un papier mieux fourni, mieux anglé, mieux écrit. » Fabrice complète avec une évolution liée selon lui à l’écriture web : « On publie vite une première version. On corrige, étoffe, nuance par la suite. » Tant pour l’orthographe que pour le fond.


Amusant, mais l'IA débarque

Pourquoi encore tant de fautes ?

Être le premier à publier. #Vitesse #Pression.

Fabrice avoue. Julie parle quant à elle de course contre la montre. Voici une vingtaine d’années, elle avait l’occasion de laisser reposer son texte un jour, de le relire attentivement. En 2017, la journaliste carbure à un papier par jour. N’oublions pas tout le travail en amont : l’interview, la prise de notes, le travail sur le titre et l’accroche. Cela peut avoir un prix que paie l’orthographe. Quelqu'un (comme votre serviteur) se moquera du journaliste parce qu’il a mal accordé un participe passé (mea culpa).

Fabrice prend un peu de hauteur en pointant deux facteurs : la « paupérisation des rédactions (moins de diffusion payante, plus de médias à couvrir, et donc une pression plus forte sur des rédacteurs qui doivent fournir toujours plus de volume) et une mutation de tous les médias vers des plateformes multisupports (écrit, vidéo, photo) diffusées par le web et les réseaux sociaux. Cette mutation implique que des journalistes, au départ spécialisés dans la radio ou la TV, se retrouvent à faire de l’écrit ou inversement. Nous ne maîtrisons pas toujours la grammaire du métier historiquement voisin du nôtre. »

Méconnaissance de la langue ?

Non, pour Julie. C’est en lisant des livres que l’on apprend l’orthographe, la conjugaison, le vocabulaire, pas à l’école. Qui lit moins écrit moins bien. Et, il faut du temps pour lire. Le temps, ce facteur qui n’apporte pas toujours les bonnes lettres…

Qui fait le plus de fautes, les jeunes, n’est-ce pas ?

Pour Fabrice, si les jeunes journalistes font plus de fautes d’orthographe que leurs aînés, « ils sont plus agiles pour beaucoup d’autres choses (interroger, recouper, écrire, prendre une photo, monter du son ou de la vidéo…).» Personne n’est parfait, conclut Fabrice ! L’orthographe, pour ces deux journalistes comme pour les lecteurs, reste un vrai sujet.

Bonus : le “Banksy de la ponctuation”

  1. Anglais, “grammar nazi”, c’est bizarre. Il écrit à Bristol, mais pas sur du papier. En ‘live’. J’adore, forcément.
  2. repéré en 2024 par Sleeping Giants dans le Journal Du Dimanche


Cet article est dédié à Christiane Tricoit, correctrice au Monde décédée en 2017.



Kommentar (2)

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Pèire Cazals verif

Pèire Cazals vor einem Monat

Hélas, je crois que tout le monde s'en fout... Pire, revendiquer une bonne orthographe passe pour une forme d'élitisme à combattre.

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Jackie H verif

Jackie H vor einem Monat

Alors là pour votre dernière phrase je plussoie, le nombre de fois que j'ai lu ce genre de réflexion sur des forums ou dans des commentaires 😯 et on n'a pas intérêt à critiquer l'orthographe (ou son absence) de quelqu'un d'autre 😲

Jackie H verif

Jackie H vor 2 Monaten

De moins en moins de personnes doivent en faire de plus en plus tandis que sur le marché du travail (et ailleurs aussi), tout le monde doit en savoir de plus en plus pour en obtenir de moins en moins...

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