ASE : proposition de réformes (extrait)
Même en travaillant.... j'arrive plus à rien. Comptes shadowban ou supprimés... Mon tort : j'ai informé, alerté.
Les livres par éditeur sont payés tous les ans.
Je travaille à côté en SEO.
J'ai essayé de vendre les piges en presse.
Refus
Refus
Refus
Cagnotte ? Je suis une taxeuse.
Travail sur internet ? Implique du démarchage.
SPOILER : j'ai des factures à payer. Et au bout de 6 ans, tellement de carences alimentaires que me restreindre sur la nourriture... C'est plus possible.
Gros regret : j'aurais mieux fait de tourner la tête.
Partie 12 - Bilan financier 2025 : quelle rentabilité pour un enfant placé ?
12.1 Les chiffres bruts
Le budget national consacré à l'Aide Sociale à l'Enfance s'élève, selon les données consolidées des conseils départementaux pour l'exercice 2024-2025, à environ 10,3 milliards d'euros. Ce chiffre, en hausse régulière depuis 2015 (7,8 milliards alors), représente le premier poste de dépense sociale des départements.
Pour 165 000 enfants placés hors domicile, ce budget représente un coût moyen de 62 400 euros par enfant et par an. En décomposant par type de structure : une place en foyer d'urgence coûte entre 180 et 350 euros par jour, soit entre 65 700 et 127 750 euros par an. Une place en MECS coûte entre 130 et 289 euros par jour, soit entre 47 450 et 105 485 euros par an. Une place en famille d'accueil représente un coût global (incluant la rémunération de l'assistant familial, les allocations d'entretien et les frais afférents) de 30 000 à 45 000 euros par an selon l'âge et les besoins de l'enfant.
Pour mémoire, Maître Christine Cerrada rapporte dans son ouvrage qu'un séjour dans une association partenaire de l'ASE était facturé 289 euros la journée pour un enfant, soit un montant annualisé de 105 485 euros, pour un encadrement parfois inexistant et des conditions d'accueil très insuffisantes.
Note : certains budgets mensuels censés être alloués à la vêture sont totalement détournés, pendant des années. Multipliez par le nombre d’enfants, par douze mois dans l’année… on parle d’une belle manne financière.
12.2 La répartition opaque des fonds
La Cour des Comptes, dans son rapport de 2020, notait qu'il est impossible de savoir précisément comment les fonds alloués à la protection de l'enfance sont utilisés dans chaque département, en raison de l'absence d'outils de comparaison standardisés entre établissements et de l'opacité des mécanismes de tarification. Le Code de l'Action Sociale et des Familles prévoit pourtant l'existence d'indicateurs et de tableaux de bord permettant des comparaisons de coût, mais les services départementaux de tarification ne se les sont que très peu appropriés.
Cinq départements (le Nord, Paris, la Seine-Saint-Denis, la Gironde et les Bouches-du-Rhône) concentrent à eux seuls 20 % des dépenses nationales de l'ASE, avec des dépenses jusqu'à cinq fois supérieures à la médiane nationale. Cette concentration ne reflète pas nécessairement une concentration proportionnelle des besoins.
Les Contrats Pluriannuels d'Objectifs et de Moyens (CPOM), instaurés par la loi de 2002 rénovant l'action sociale, constituent l'un des leviers financiers les plus importants du secteur. Ces contrats, négociés entre les conseils départementaux et les associations gestionnaires de foyers, déterminent les dotations pluriannuelles sur une période de cinq ans. Ils créent mécaniquement une incitation à maintenir un nombre de places occupées suffisant pour justifier les financements contractualisés. Une association dont le CPOM prévoit le financement de 60 places a tout intérêt, du point de vue de sa viabilité économique, à maintenir ces 60 places occupées.
Si le nombre d'enfants réellement à placer diminue, la pression à maintenir le taux d'occupation pousse à accepter des placements qui auraient pu être évités ou à maintenir des placements qui auraient pu être levés.
Xavier Collet, président du CEDIF, l'énonce sans détour dans ses analyses citées par plusieurs médias : sans une augmentation continue des mesures éducatives et des placements, les postes et les budgets ne peuvent augmenter. La déresponsabilisation des familles et l'extension législative des motifs de placement constituent donc, dans cette logique perverse, des outils de croissance institutionnelle.
12.3 Que se passerait-il si seuls les enfants réellement en danger grave étaient placés ?
Exercice de simulation, fondé sur les données disponibles et les estimations des experts cités dans ce module.
Si l'estimation de Pierre Naves (inspecteur général des affaires sociales) est exacte (50 % des placements pourraient être évités), et si nous appliquons une hypothèse conservatrice de 40 % de placements injustifiés ou évitables, le calcul est le suivant :
- Population actuelle de placés hors domicile : 165 000 enfants
- Réduction de 40 % : 66 000 placements évités
- Budget libéré : 66 000 × 62 400 euros = 4,1 milliards d'euros par an
Ces 4,1 milliards pourraient être réaffectés à trois usages prioritaires :
Premier usage : renforcement des mesures alternatives au placement (AEMO renforcée, PEAD, TDC, soutien à la parentalité intensive). Le coût d'une AEMO renforcée mensuelle est estimé à 600 à 800 euros par mois par famille, soit 7 200 à 9 600 euros par an, six à dix fois moins qu'un placement. Avec 4,1 milliards, on pourrait financer 430 000 mesures d'AEMO renforcée supplémentaires par an.
Deuxième usage : amélioration radicale de la qualité d'accueil des 99 000 enfants restants (hypothèse basse de 40 % de réduction), avec des équipes renforcées, des ratios d'encadrement conformes aux recommandations cliniques (1 éducateur pour 3 à 4 enfants en structure, ce dont on est très loin dans bon nombre de foyers), un suivi pédopsychiatrique systématique et un accompagnement vers l'autonomie structuré.
Troisième usage : indemnisation des victimes de placements abusifs et de violences institutionnelles, et financement d'un contrôle indépendant réel.
Cette simulation n'est pas une utopie : c'est un exercice de réallocation des ressources existantes vers leurs usages les plus efficaces. Elle suppose une volonté politique que, précisément, les mécanismes décrits dans ce module contribuent à empêcher.
Partie 13 - Le coût humain : que deviennent ces enfants ?
13.1 Les trajectoires documentées
Les données épidémiologiques disponibles sur le devenir des enfants passés par l'ASE sont fragmentaires, précisément parce qu'aucun dispositif systématique de suivi longitudinal n'existe en France pour cette population. Ce vide statistique est lui-même révélateur : une société qui ne mesure pas ce que deviennent ses enfants les plus vulnérables après les avoir pris en charge ne veut pas savoir.
Vente sur Amazon (modules entre 16€ et 50€, dans certains y a des noms, des preuves : j'ai été menacée, je prends des risques à tout dévoiler) : https://www.amazon.fr/dp/B0GTV8T416?binding=kindle_edition&ref=dbs_dp_rwt_sb_pc_tkin
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