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Les Ombres d'Analamanga
Fiction
Horror
calendar Veröffentlicht am 28, März, 2026
calendar Aktualisiert am 28, März, 2026
time 22 min
Creative Transparency Label
15+
Image / Human image
Text / Human creation

Les Ombres d'Analamanga

Les lignes qui suivent explorent des thèmes sombres et des situations susceptibles de troubler. Cette histoire s’adresse à des lecteurs avertis, capables d’accueillir ces ombres avec recul et discernement.


Lundi 11 octobre 2010 - 06h00


Les lumières des rares lampadaires s’éteignaient progressivement dans la ville des Mille. Les lueurs du jour révélaient la vie turbulente de la capitale. Le monde de la nuit s’effaçait peu à peu, à l’image de la conscience de ceux qui avaient un peu trop fait la fête et qui s’endormaient sur les trottoirs – parsemés de déchets – de la ville.

Le cœur de la capitale battait au rythme des klaxons, des cris des receveurs de bus, et des marchés en ébullition. Contrairement aux employés de bureaux et ceux des grands magasins, les petits commerçants étaient déjà prêts à accueillir les premiers consommateurs à cette heure-ci. À Anosy, devant les vendeurs de journaux annonçant leurs unes – et contribuant ainsi au brouhaha constant –, les passants se serraient et se bousculaient au grand plaisir des pickpockets. On pouvait observer à Anosibe les camions livrant leurs marchandises, se disputant les petits espaces avec les bus, les charrettes, les vélos et les chanceux ayant un véhicule. Non loin du rond-point d’Anosizato, les bouchons commençaient à se former vers Antananarivo.

Des gargotes se dégageait un mélange de parfums de café, de thé, des mofo gasy, des ramanonaka et des menakely. Les étudiants et les salariés s’y ruaient en masse pour prendre le repas le plus important de la journée.

Dominant la ville sur la plus haute colline de la région, le Rova de Manjakamiadana – dont on apercevait les échafauds – rappelait autant la grandeur de la royauté de l’Imerina, mais également sa déchéance. Au pied de la colline d’Analamanga, les commerces autour du grand stade de Mahamasina se réveillaient lentement.

Nivo terminait d’installer son étalage. Le cabanon en bois était rempli de biscuits, de bonbons, de paquets de chips et de boissons gazeuses de toutes marques. En première ligne de la boutique : deux grands contenants de mangues vertes et sako manga, coupées en fines lamelles, trempées dans une vinaigrette dont elle seule avait le secret. À cette saison, accompagnée d’une motte de sel, cette préparation était le péché mignon des écoliers, des collégiens et des lycéens. Nivo, comme la plupart des commerçants du quartier, vivait de l’activité générée par les cinq lycées environnants. En plus du sien, quatre autres cabanons se faisaient concurrence, chacun ayant ses habitués.



06h30


Au loin, Nivo aperçut les premiers uniformes et tabliers : les voici qui arrivent, pensa-t-elle, je vais me préparer. Dans la file, vêtue d’une chemise blanche, d’un pantalon beige et d’une écharpe assortie à sa veste marron, Julia se dirigeait vers l’étal, les yeux rivés sur les mangues vertes.

Après une sélection minutieuse de son encas et la réservation d’un grand sachet du délice de chez Nivo, elles entamèrent leurs discussions sur le week-end et sur l’actualité du moment : la crise politique en prenait une part prépondérante. Pour de nombreux Malgaches, cette deuxième année du régime de transition n’annonçait pas un futur épanouissant et l’incertitude gangrénait les esprits. La situation attristait profondément Julia. Elle ne pouvait pas envisager un tel égoïsme de la part de soi-disant dirigeants.

«

— Fais des études et reviens relever ce pays, lui disait Nivo avec un grand sourire.

— Peut-être une carrière politique, s’esclaffa-t-elle, trois années d’affilée en tant que déléguée de classe, ça ne s’improvise pas !

— Voilà ! Tu nous nettoieras le pays de toute cette racaille et de leurs promesses vides de sens ! »

Les cours débutaient à sept heures trente et Julia patientait généralement jusqu’à sept heures pour monter vers le lycée avec son groupe d’amis. Elle avait horreur de traverser seule la ruelle y menant. Depuis maintenant trois ans, lorsqu’elle arrivait au niveau du croisement précédant les quatre cents marches vers Andohalo, elle se sentait systématiquement observée : elle l’appelait la traversée maudite. Ce lieu la mettait mal à l’aise et elle parvenait à s’organiser pour ne jamais y passer seule.

Au loin, elle aperçut les premiers uniformes beiges, blancs, marrons, portés par des visages familiers. Après quelques échanges de banalités, le groupe entama son ascension.

_


Adimizana, neuvième année du règne de Ranavalona.


La saison sèche se terminait à l’image de la journée de Ramanetsa : calmement, sans aucune turbulence, mais avec un léger retard. La journée fut épuisante, les tâches étaient fastidieuses, mais les rizières devaient absolument être prêtes pour les premières pluies. Son angady à l’épaule, et les quelques outils dans un sac tissé, il longeait l’Ikopa vers le nord des plaines de Betsimitatatra avec un petit groupe d’agriculteurs. Ramanetsa pensait déjà à la suite de sa journée : rentrer auprès des siens, se nettoyer, dîner, et dormir. Il se demandait ce que Rasoa lui avait préparé de bon ce soir.

Sur les plaines de Betsimitatatra, ils étaient nombreux à prendre la même direction : celle des rizières à l’aube et celle des foyers au crépuscule.

Ramanetsa écoutait attentivement les conversations.

«

— Avez-vous entendu les dernières nouvelles ? Ils ont attrapé un missionnaire anglais en train de professer sa foi de l’autre côté du fleuve. Les soldats sont venus le chercher au foyer LMS, non loin d’ici. Au passage, ils y ont menacé le reste des prédicateurs, en guise de sommation.

— Qu’ont-ils fait au fameux missionnaire ?

— J’ai ouï dire qu’il a été banni !

— De chez lui ? Il va s’installer dans un autre foyer ?

— Non, il a été banni du royaume ! Au moment où l’on parle, il est conduit à l’est, et sera mis sur le premier navire en partance pour l’Angleterre.

— Pauvre homme, mais il ne s’agit là que du fruit de la désobéissance ! S’il souhaitait rester sur nos terres, il suffisait de se restreindre à l’enseignement des techniques de son pays.

— Je suis d’accord ! Nous n’avons pas besoin de changer de foi ! Notre Reine, nos ancêtres et Zanahary nous suffisent !

»

L’année 1837 était marquée par le durcissement de la politique anti-ingérence de la reine Ranavalona. Deux ans auparavant, le successeur de Radama et digne héritière intellectuelle d’Andrianampoinimerina décrétait l’interdiction de la pratique du christianisme par son peuple. L’année où la reine Victoria accéda au trône du Royaume-Uni coïncida, dans la Grande Île, avec une répression violente des chrétiens.

Pour les missionnaires, elle était la réincarnation de Néron, mais l’Histoire révéla — un siècle et demi plus tard — une souveraine à l’intelligence remarquable, animée par l’amour de sa nation. Sa politique ne souffrait aucune ambiguïté et sut toucher le cœur de ses administrés : préserver les cultes et rites ancestraux, étendre la couronne à toute l’île et privilégier le royaume face à la domination étrangère. Cela, Ramanetsa le percevait dans son quotidien.

Le jour s’était éteint lorsqu’il arriva auprès des siens. Sa femme et ses trois filles l’attendaient tranquillement sur le tsihy de la cuisine, prêtes à dîner ; à cet instant précis, il se sentit l’homme le plus heureux du monde.



Cerbera odollam (“suicide tree”, faux manguier, tangena)

Photo : Vengolis, CC BY-SA 3.0 , via Wikimedia Commons

_


Vendredi 15 octobre 2010 - 14h50.


Les deux classes de seconde se retrouvaient au stade de Mahamasina pour le cours d’EPS. Les terrains étaient bondés, parsemés de collégiens et de lycéens venus des établissements du quartier et des environs.

Julia et ses amis se fondaient dans la masse, marchant vers l’un des terrains de basket où les deux professeurs de sport les attendaient. Ils déposèrent leurs affaires au pied du panier. En moins d’une minute, les garçons s’organisèrent pour un match tandis que les filles patientaient calmement avant le début du cours.

«

— Bonjour les jeunes ! s’exclama l’un des professeurs. Les garçons ! Laissez le ballon et regroupez-vous ici ! On va faire l’appel. Quelqu’un a les registres ?

— Celui de la seconde B est juste à côté de votre sac, Monsieur, proclama une voix dans la foule.

— Et celui de la seconde A ?

»

Les quatre délégués s’interrogèrent du regard et comprirent sans dire un mot que le cahier d’appel n’avait pas quitté leur salle de classe.

«

— On l’a oublié, Monsieur, s’exclama Julia. On revient le récupérer, avec Antsa !

— Une seule personne suffira ! Vas-y Julia ! Et ne traîne pas en chemin. Les autres, commencez à vous échauffer !

»

Elle se mit au pas de course, pensant qu’il y en avait pour au moins quinze minutes de trajet. Mais autre chose occupait son esprit, et cette fois-ci, elle ne pouvait pas y échapper : la traversée maudite !

La ruelle formait un « S » avant de s’étendre sur une ligne droite jusqu’au début des marches. Julia se remémora l’unique fois où elle l’avait traversée seule, et comment elle avait senti les regards invisibles, inquisiteurs, se braquer sur elle. Rien qu’en y pensant, elle eut des frissons. Plus que quelques mètres la séparaient du croisement – où le phénomène était à son apogée. La sensation d’être épiée montait progressivement, et avec elle, Julia ressentit un froid soudain. Au milieu du petit carrefour, elle s’arrêta. Ses jambes cessèrent de bouger, comme si ses pieds avaient fusionné avec le béton. Des rires d’enfants se firent entendre, puis elle ressentit une présence s’approcher derrière elle. Son cœur battait la chamade, ses mains devenaient moites et de fines gouttes de sueur perlaient sur son front. Au bout de quelques secondes, la présence se tenait derrière elle. Pétrifiée par la peur, Julia n’osa pas se retourner. Dans un élan de volonté, elle parvint à bouger une jambe, puis l’autre. Elle traversa en trombe le reste du passage, puis gravit les marches deux par deux jusqu’à leur salle de classe.

La tête entre les genoux, elle reprit son souffle et ses esprits. Le registre trônait sur le bureau du professeur. Dans un long soupir, elle le récupéra et se rendit au portail du lycée. « Aucune chance que je redescende toute seule, se dit-elle. Ce truc a bien failli avoir ma peau ! On est vendredi, il doit bien y avoir une classe qui termine tôt. Et la prochaine fois, j’insisterai pour qu’on soit au moins deux à monter. »

Au bout d’une dizaine de minutes, un groupe de terminale se dirigeait vers la sortie. Une occasion en or, pensa-t-elle. Elle descendit avec ses aînés, prenant soin de ne pas se placer trop à l’écart. Au croisement, malgré le monde autour d’elle, Julia ressentit le poids de l’invisible. Le retour se passa sans plus d’incident et elle se jura de ne plus jamais traverser cette ruelle, seule.


_

Adimizana, neuvième année du règne de Ranavalona.


Le jour se levait en ce talata fady. Le mpanandro que Ramanetsa avait consulté trois jours auparavant lui avait formellement interdit de travailler la terre ce jour-là. C’était une occasion d’aider Rasoa dans les tâches ménagères et peut-être de rénover le poulailler qui commençait à tomber en ruine.

«

— Ne penses-tu pas qu’il serait plus sage de remettre la rénovation à un jour qui ne soit pas fady ? lui demanda sa femme sur un ton de profonde inquiétude.

— Ce n’est tabou que pour le travail de la terre.

— Souhaites-tu vraiment prendre le risque ? Tu sais comment fonctionne le vintana. Le mpanandro peut se tromper. L’autre jour il me disait que la lecture des astres est floue dans certains cas.

— Ne t’en inquiète pas. Je fais confiance à ses prédictions et à ses conseils. Je ne toucherai pas à mes outils aujourd’hui. Il me suffira d’attacher quelques morceaux de bois et de planter quelques piquets pour le poulailler.

»

La journée s’écoula sans incident. Le poulailler était comme neuf et cette paire de bras supplémentaire permit d’accélérer les corvées du foyer, au grand plaisir de Rasoa.

Tard dans la soirée, les bougies du foyer étaient encore allumées lorsqu’un invité vint perturber le calme de la maisonnée.

«

— Ah, Rafidy ! s’exclama Ramanetsa, que nous vaut le plaisir de ta visite tardive ? As-tu dîné ? Rasoa ! Rafidy est à la porte, reste-t-il de quoi le nourrir ?

— Oui, oui ! Ne le laisse pas dehors ! Fais-le entrer ici !

— C’est bien aimable à vous de m’accueillir, dit-il, essoufflé.

»

Ils s’installèrent sur le tsihy. Rasoa lui servit du riz rouge accompagné d’un assortiment de brèdes cuites dans de la graisse.

«

— En rentrant des champs aujourd’hui, reprit Rafidy, j’ai été suivi par un groupe d’hommes dont je n’avais jamais vu les visages. J’ai décidé de ne pas rentrer chez moi pour éviter qu’ils ne sachent où j’habitais. J’ai réussi à les semer en me mêlant à la foule du marché. De là, j’ai demandé à quelqu’un de prévenir ma femme que je ne rentrerais pas ce soir, de tout verrouiller et de n’ouvrir à personne sous aucun prétexte. Je suis ensuite allé me cacher dans un bosquet non loin d’ici jusqu’à la tombée de la nuit.

»

Ramanetsa et Rasoa écoutaient avec effroi le récit de leur ami.

«

— Et tu es sûr de n’avoir reconnu aucun des visages ?

— Certain ! J’espère que ce ne sont pas des bandits. Je vous remercie pour le repas. J’ai peur d’abuser de votre hospitalité, mais puis-je passer la nuit ici ? Je quitterai à l’aube pour vérifier s’ils sont passés chez moi hier.

— Bien évidemment, mon ami, répondit Ramanetsa sans aucune hésitation.

»

Le lendemain, la petite maison au toit de paille se prépara pour affronter une nouvelle journée. Rafidy, fidèle à sa parole, avait quitté le foyer bien avant les premières lueurs. Ramanetsa partit en direction des rizières du sud. Il salua et se joignit à un groupe d’agriculteurs en pleine discussion.

«

— … et ils ont fouillé tout le village et ceux aux alentours. Ils ont frappé à toutes les portes !

— De qui parlez-vous ? demanda Ramanetsa.

— Des soldats de la Reine. Ils sont descendus dans quelques villages le long du fleuve pour s’emparer de potentiels convertis par le missionnaire. Si tu ne les as pas vus hier ou avant-hier, ils passeront sûrement aujourd’hui.

— Les convertis étaient sûrement nombreux pour qu’ils agissent aussi vite. En connaissons-nous certains ?

— De mon village, il y en avait trois !

— Du mien, ils avaient emmené quatre familles !

— J’ai ouï dire que parmi eux figuraient Rafidy et sa famille. Mais lorsque les soldats arrivèrent chez lui, ils ne trouvèrent que sa femme et ses deux fils, qu’ils emmenèrent avec eux. Ce matin, il est toujours porté disparu. Le lâche a sûrement abandonné sa famille.

»

À ces mots, Ramanetsa perdit ses moyens : il avait hébergé un fugitif.


_

Vendredi 15 octobre 2010 - 22h43


Julia fut réveillée par les bruits lointains de la rue ainsi que par la température qui avait drastiquement chuté. Elle était en pyjama mais ni sous les couvertures, ni dans son lit. Les murs de sa chambre avaient été remplacés par de longs passages qui lui étaient familiers. À peine eut-elle le temps de s’en rendre compte qu’elle entendit à nouveau les rires d’enfants.

Dans la nuit, elle vit trois fillettes, d’âges différents, gambader dans la ruelle. Leur peau était d’un blanc spectral, presque fluorescent. Les silhouettes s’évanouirent et les rires se muèrent en sanglots. Elle ressentit une main glacée se poser sur son épaule. Sans autre choix, elle se retourna et se retrouva face à un être dont les traits étaient en décomposition.

Il immobilisa Julia. De son regard transperçant, il lisait dans l’âme de l’adolescente. Cette dernière avait peur, mais elle ressentait également autre chose : elle percevait les émotions de son geôlier – colère, haine, injustice, peine. Puis vint le néant, l’obscurité. Les bruits se turent. Tout cessa d’exister.


_

Deuxième alakamisy - Adimizana, neuvième année du règne de Ranavalona.


Ramanetsa était en pleurs, suppliant les soldats royaux, implorant juges et notables. Rien n’y ferait : sa famille et lui seraient exécutés ce jour-là pour avoir aidé un traître au royaume.

Il avait beau expliquer le contexte et donner toutes les justifications possibles, leur sentence était prononcée.

Au pied de la colline d’Analamanga, sur les plaines de Mahamasina, une petite place avait été aménagée pour les exécutions. Une vingtaine de corps – de tous âges – sans vie gisaient sous le regard de la foule venue assister au spectacle. Certains avaient été décapités ou transpercés de sagaies ; d’autres avaient été contraints d’avaler du poison lors du rituel du tangena. Leurs cadavres rappelaient à tous qu’il ne fallait pas défier l’autorité du royaume.

Ramanetsa assista à l’exécution de ses trois filles et de sa femme, avant d’être lui-même transpercé d’une sagaie à la nuque et d’une autre à la poitrine.


_

Vendredi 22 octobre 2010 - 06h40.


Le jour se levait sur le quartier de Mahamasina. Les étals étaient prêts pour l’avant-dernière journée de la semaine.

«

— Une autre semaine de cette boucle infinie qui se termine bientôt, s’exclama Nivo auprès de son mari, venu l’aider.

— Ma retraite est encore loin pour commencer à parler comme ça, répondit-il en rangeant minutieusement les paquets de biscuits. Tes clients ne devraient pas tarder, j’aperçois des uniformes au loin.

»

Nivo leva les yeux et reconnut instantanément le visage, tout sourire, de Julia dans la petite foule de lycéens.

«

— C’est la petite dont je t’ai parlé, celle qui a vu Ramanetsa.

— Pauvre gamine. Elle n’était sûrement pas prête !

— Pas un mot ! Lorsqu’elle me l’a raconté la semaine dernière, elle croyait à un rêve, chuchota Nivo.

— Tu devrais peut-être lui dire qu’elle a un don, non ?

— Je ne me sentais pas de lui dire que ce n’était pas un rêve. En plus, Ramanetsa la laissera tranquille maintenant qu’il lui a raconté son histoire.

— Tu te souviens de la première fois que tu l’as ressenti ? Tu en étais chamboulée.

— C’était il y a quatorze ans, lorsque nous avons installé la boutique ici. Il faut que la petite découvre seule son don.

»

FIN

TMNA/R


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