Jour 8
JOUR 8 – SAMEDI 10/04
[22] Garden Grove, Californie. Christina roule en voiture avec sa fille, une blondinette en bas âge, par une belle journée ensoleillée, quand elle avise une maison à vendre. Elle appelle alors son mari Tarek pour le prévenir de cette opportunité.
Celui-ci va visiter la maison - elle a autre chose de prévu - et ils décident de faire une offre au propriétaire le jour même. Contre proposition, accord des parties, la rénovation peut commencer.
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[2] Martine était secrétaire, une jeune femme toulousaine sans histoires, en couple depuis plusieurs années, en plein projets d'avenir.
Un jour, en 1986, elle a disparu, laissant derrière elle un petit-déjeuner entamé, un fer à repasser encore allumé et des traces de sang dans la cage d'escalier de l'immeuble. Un seul témoin a aperçu un homme, de dos, quarante à cinquante ans, le crâne un peu dégarni. Résultat : le portrait robot d'un homme de dos.
Rien pendant trois ans, l'enquête piétine, non-lieu prononcé.
Trois ans plus tard, dans une émission d’appels à témoins dans des affaires criminelles, un beau-frère se présente pour rouvrir l'enquête. « Un palier extraordinaire » pour lui et sa famille. Aucun élément nouveau n'en ressort mais l'enquête est rouverte.
En janvier 2016, lettre au parquet de Toulouse. Il faudrait exploiter l'entourage du couple, écrit cette amie de Martine qui cite un certain Joël, amoureux de la disparue depuis toujours, d'après elle.
Arrêté en 2019, il passe aux aveux. Où est le corps ? Il a une idée mais n’est pas sûr de l'endroit exact. Finalement, l’homme se rétracte, disant que ces aveux lui ont été dictés. Cela ne les fait pas disparaître du dossier (sauf s'ils avaient été extorqués par la violence). Aveux et rétractation y figurent donc toujours.
Procès prévu aux assises de Toulouse dans les prochains mois.
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[3] Nous partons à la rencontre de Gilles, dernier tonnelier des Landes qui a appris le métier en apprentissage avant de revenir travailler avec son grand-père.
Il brûle l'intérieur d'un fût de chêne avec une technique précise, ce qui donnera un goût particulier à l'Armagnac.
Josselin, lui, est producteur et utilise encore des fûts et même des «foudres» fabriqués par le grand-père de Gilles.
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[6] Visite d'un appartement au premier étage d'une résidence avec place de parking privatif. C'est Mégane, une jeune fille blonde, qui visite, avec sa mère Janick et nous sommes à Montpellier. Mais c'est Mégane qui achète, même si sa mère est là pour la conseiller. La jolie terrasse de 10 m2, orientée à l'Est, les séduit.
L'appartement rentrerait-il dans leur budget ?
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[17] Michael souhaite revendre un sabre qu'il pense avoir été utilisé par John Wayne, acteur mythique, sur le tournage du western Rio Grande.
L'arme est accompagnée d'une étiquette et d'un "certificat d'authenticité". Aussi pense-t-il pouvoir en obtenir 12 000 dollars, en tout cas pas en dessous de 10 000.
De son côté, l'acheteur potentiel, un professionnel, est un peu étonné par le montant demandé. Il veut déjà s'assurer que tout est bien en règle. Ça tombe bien, il connaît personnellement le fils de John Wayne qui lui-même connait le signataire du certificat. Il lui transmet le document.
Malheureusement pour Michael, le verdict tombe : la signature est bien la sienne mais elle a dû être copiée collée car le document est un faux. Il n'a lui-même (et sa compagnie d'accessoires non plus) jamais délivré le moindre certificat d'authenticité. La transaction n'aura donc pas lieu.
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Cette dernière émission me fait repenser à ma propre signature.
Car bien sûr, plusieurs personnes ont eu la bonne idée de me demander de signer un document pour tenter de découvrir mon nom, grâce à ce geste qu’on accomplit de façon quasi automatique.
Mais, à mon grand regret, je n’ai pu griffonner qu’une suite de lignes et d’arabesques savantes qui témoignent sans doute d’une volonté artistique à une époque lointaine. Bien malin celui qui pourrait y déchiffrer mon patronyme ou mon prénom.
Mais ce qui a particulièrement retenu mon attention, aujourd'hui, c’est la disparition de cette jeune femme. Même s’il n’y avait pas eu tout ce sang dans la cage d’escalier, il aurait fallu une raison impérieuse pour partir au milieu de son petit-déjeuner, le fer à repasser encore allumé… à moins d’être d’un naturel très distrait !
En l’absence de traces de sang, la police aurait-elle mené une enquête ? Désormais, on cherche son corps. On sait bien des choses à son sujet mais il manque le corps.
Moi, c’est le contraire : mon corps est là et c’est presque tout ce qu’on connaît de moi, à l’heure actuelle. Je suis là, présente et bien vivante. Ou plutôt mon corps est là et on ne sait qu’en faire. J’encombre.
[ Image storytaler sur pixabay, recadrée ]
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