Jour 5
JOUR 5 – MERCREDI 7/04
[2] Brice n'est plus dans le grand fauteuil rouge et blanc. Une femme brune aux longs cheveux l'a remplacé.
Derrière leur pupitre, trois hommes et une femme s'intéressent à un auteur compositeur interprète contemporain qui joue du ukulélé et c'est « un sans faute » pour Philippe !
C'est maintenant « la championne », la femme assise dans le grand fauteuil, qui dit à l'animateur quelle question il doit poser à quel candidat.
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[6] Valérie va découvrir ce que son fils pense de sa façon de s'habiller.
Les différentes personnes en présence trouvent que sa tenue est « limite vulgaire » mais elle n'est pas d'accord. Wilfried, le fils, aimerait que Valérie adopte un look plus classique, ce qui finit par ébranler cette dernière.
En fait, elle a peur de vieillir, avoue la mère, c'est pour cette raison qu'elle s'habille comme ça.
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[7] Nous sommes dans un archipel au large de la Guinée Bissau.
Ici, on se déplace d'une île a l'autre en pirogue et on pêche avec un petit filet. Pour se repérer : pas de carte, pas de GPS. On a intérêt à avoir une bonne mémoire pour se souvenir par où on est passé, sinon on peut avoir « de sérieux problèmes », explique le pêcheur.
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[9] Inès a revêtu une robe pour accueillir ses invités mais la plupart d'entre eux s'attendaient à quelque chose de « plus princesse ». En apéritif, verrine de guacamole, crevettes à l'ail et cornichon, un élément inattendu. Serait-ce l'ingrédient mystère ?
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[2] Ancien danseur, Baptiste est maintenant coach et masseur.
Il pratique une méthode de massage très particulière mais ne veut pas faire de démonstration sur le plateau. Il craint pour la blancheur de sa chemise et aussi que les téléspectateurs ne zappent.
Arrive Éloïse qui va se mesurer au "maestro' Baptiste. C'est lui qui commence à chanter et il attaque avec une chanson de Francis, le musicien à l'accent chantant.
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[6] Des cuisiniers répartis dans plusieurs équipes doivent présenter un menu complet, sous la forme de trois bouchées uniques, en revisitant des plats traditionnels.
Comme dans un film d'aventure, on entend de la musique en permanence. La fin du chrono approche pour la première bouchée et le stress est intense pour les cuistots.
« Propre, élégant, sain, pur » : le grand chef étoilé invité à départager les candidats ne manque pas de qualificatifs à son vocabulaire !
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J’ai l’impression que tout ça ne sert pas à grand-chose. Je dois me faire une raison, ces « nouveaux souvenirs » ne remplaceront jamais les anciens.
Pourtant, il y a des choses dont je me souviens. Par exemple, dans ces jeux où on pose des questions, il m’arrive d’avoir la bonne réponse, parfois même avant les candidats !
Le docteur me l’a expliqué : il y a plusieurs sortes de mémoires qui ne logent pas au même endroit dans le cerveau. Chez moi, c’est la mémoire « épisodique » qui s’est envolée. Je peux me rappeler de la préfecture des Bouches-du-Rhône ou du nom d’une reine que j’ai appris à l’école mais je ne sais absolument pas si j’ai déjà mis les pieds à Marseille et encore moins comment je m’appelle. C’est dur à admettre !
Est-ce que je saurais m’orienter dans les eaux transparentes de cet archipel africain ? Aucune idée mais je ne m’y risquerais pas. Il y a peu de chance que mon métier soit de pêcher là-bas mais aussi bien : est-ce que je saurais me repérer dans les rues de cette ville ou d’une autre ? C’est de la mémoire épisodique ou pas ?
Cette impression de vide que je ressens si souvent maintenant est vertigineuse.
Si je fais une petite récap des émissions que j’ai regardées depuis le début de cette expérience, je me dis que j’ai besoin de légèreté. C’est logique, ça me distrait. Parce qu’en dehors de ces petites bulles d’insouciance, ça mouline à jet continu dans mon cerveau malade. Mais la plupart du temps, ça tourne à vide, malheureusement.
Vivement une nouvelle séance de légèreté !
[ Image de couverture vat loai sur Pixabay, recadrée ]
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