Congratulazioni! Il tuo sostegno è stato inviato con successo all'autore
avatar
HuM1
Non-HPI expliqué pour les HPI
Non-fiction
Society
calendar Pubblicato 31 lug 2026
calendar Aggiornato 31 lug 2026
time min
Bélio verified
Bélio 2 ore fa

😂Je ne voulais pas forcément commenter, mais j'ai bien ri. Excellent. (Une non-HPI)

Creative Transparency Label
All audiences
Image / Image co-created with AI
Text / Human creation

Non-HPI expliqué pour les HPI



INTRO :

Les non-HPI représentent le plus gros pourcentage de la population. Pourtant, ils restent étonnamment méconnus. Longtemps considérés comme la norme, les recherches récentes montrent une réalité bien plus complexe... Leurs vies sont extrêmement hétérogènes : certains sombrent dans une profonde dépression, d'autres vivent dans la plus totale euphorie. De l'entrepreneur high-tech au chômeur professionnel, les non-HPI occupent des rôles sociétaux d'une diversité exceptionnelle.

Hypersensibles, incompris, anxieux, condamnés à souffrir dans les affres de la normalité, ou êtres paradoxaux au destin exceptionnel... que se cache-t-il vraiment derrière la réalité de ces neurotypiques ?

C'est ce que je vous propose de découvrir dans ce troisième épisode de HuM6cho.

SUJET :

Jusqu’aux années 1990, ils n’avaient pas de noms… pas… d’étiquette, pas d’identification… un peu comme s’ils n’existaient pas vraiment. Doté d’un QI compris entre 90 et 110, ils montraient pourtant déjà des capacités exceptionnelles.

Il faut dire, que ce n’est pas ce que mesure le QI. Celui-ci évalue certaines capacités cognitives, mais pas le talent artistique, la créativité, l'intelligence émotionnelle ou la réussite dans la vie.

Ce qui permettait peu de rendre justice aux non-HPI à l’origine des Pyramides, de Notre-Dame, des premiers pas sur la Lune, ou de l’œuvre d’Harry Potter.

Heureusement, dès les années 2000, il a fallu leur trouver une dénomination afin de les différencier du reste de la population. Le terme « neurotypique » s'est progressivement imposé, notamment en France, sous l'impulsion de communautés en ligne, de mouvements pour la neurodiversité, et des réseaux sociaux.

Le mot « neurotypique » désigne une personne dont le fonctionnement neurologique est considéré comme « typique », jusque-là c’est plutôt un bon usage de notre vocabulaire, donc. À l’origine c’était une plaisanterie satirique (non, je ne déconne pas, Laura Tisoncik l’utilise en 1998 dans une satire sur un « institut d’études neurologiques des gens typiques », une caricature qu’elle utilise pour son combat sur l’autisme), ce terme qui n’est pas issu de la psychologie académique devient une référence sociétale, les non-HPI n’étant qu’une petite partie de cet ensemble.

Au niveau des critères, c’est très simple : un dépistage de non-HPI se fait via un test standardisé de QI (Le WAIS-IV ou V quand il sera disponible) qui doit être administré par un psychométricien ou psychologue dument habilité. Et un score compris entre 90 et 110 est nécessaire pour valider l’identification de non-HPI.

Alors… Ça implique au moins deux choses :

1.Si vous faites un test de QI sur Internet, et qu’il est entre 90 et 110, inutile d'aller voir un psychologue. Gardez vos 500 €, et considérez que vous êtes officiellement non-HPI.

2.Il y a une zone d’ombre sur le palier entre 111 et 129 de QI, est-on encore non-HPI, ou pré-HPI ? Difficile à affirmer, les avis sur le sujet divergent. Alors c’est tout de même 20,5 % de la population qui vivent dans l’angoisse de comprendre si leur créativité, le rejet des autres, ou leurs incompréhensions sociétales viennent du fait qu’ils sont non-HPI, ou au contraire HPI. Peut-être l’objet d’une future vidéo, qui sait ?

Alors, j’aime l’idée que n’importe qui puisse tester son QI en ligne, sans supervision, sans cadre psychométrique ni analyse humaine objective, parce qu’au final, non-HPI reste une étiquette statistique, juste une note de QI, et pas un diagnostic officiel.

Et le QI, comme je l’ai déjà dit ne mesure que des capacités cognitives, essentiellement il évalue plusieurs fonctions cognitives, notamment le raisonnement, la compréhension verbale, la mémoire de travail et, selon les épreuves, la vitesse de traitement. Ce qui n’a RIEN à voir avec une quelconque destinée.

Mais voyons ça sous un autre angle. Imaginez deux personnes qui utilisent à tour de rôle le même tourniquet (vous savez, les grands manèges qui tournent dans les aires de jeux). Le non-HPI est incapable de dépasser une vitesse de rotation de 11 tours minutes, le HPI, lui, dépasse allègrement les 13 tours par minutes. À votre avis, qui restera le plus longtemps avant de tomber ?

Ceux qui ont répondu « le non-HPI »… le sont clairement…

En effet, ce n’est pas parce que le non-HPI tourne moins vite, qu’il va nécessairement tenir plus longtemps. La taille, le poids, et la position des individus entrent en cause car ils vont drastiquement changer le centre de gravité de la personne, rendant le maintien sur la plateforme plus ou moins facile. Et puis, n’oublions pas que la force centrifuge tend à stabiliser les objets avec la vitesse, si vous ne me croyez pas, essayé avec un bouchon accroché ou bout d’une ficelle, et vous verrez qu’il est plus stable à haute vitesse (attention à vos yeux tout de même, faites cette expérience avec le bras bien au-dessus de la tête).

Retenez bien ceci : « Un non-HPI est quelqu’un qui utilise ses fonctions cognitives. » C’est une simplification, bien sûr, mais elle va être utile pour la suite.

Maintenant que vous savez à quoi correspond réellement le terme non-HPI, nous allons passer en revue les 10 plus grandes croyances populaires sur les non-HPI.

1. « Les non-HPI sont tous insensibles »

Faux.

C'est probablement la croyance la plus répandue en France.

Les études ne montrent aucune relation systématique entre le QI et la sensibilité émotionnelle.

Alors, certaines personnes non-HPI sont très insensibles, oui, peu expressives émotionnellement, certes, mais ce n’est pas la norme. La plupart ne le sont pas du tout.

L'insensibilité est une caractéristique indépendante du QI, cette croyance est donc fausse.

2. « Les non-HPI pensent tous pareil »

Faux.

Ils obtiennent certes des résultats standards à certains tests cognitifs.

Cela ne signifie pas pour autant qu'ils possèdent un mode de pensée qualitativement identique.

Il n’y a pas un bulldozer qui passe et écrase tout entre 90 et 110 de QI pour uniformiser toute forme de pensée. Ça ne marche pas comme ça.

Et OUI, ça veut dire que la fameuse pensée linéaire, N’EST PAS un attribut spécifique aux non-HPI. Certains l’ont, d’autres pas, mais surtout : de nombreux HPI ont également une pensée linéaire. Qui plus est, le terme scientifique exact est la « pensée convergente » et il est lié aux recherches sur la créativité, pas l’intelligence…

Ce qui nous amène à :

3. « Les non-HPI sont moins créatifs »

Faux.

Un QI standard n’est pas limitant. Moins d’idées ne signifie pas nécessairement moins de qualité dans les idées. Les non-HPI optimisent les idées qu’ils ont, et savent prioriser celles à fort potentiel créatif.

Il n’y a d’ailleurs aucune preuve solide qui corrèle créativité et intelligence.

4. « Les non-HPI sont des nuls »

Faux.

La célèbre franchise « pour les nuls » ne s’adresse pas uniquement aux non-HPI.

Le non-HPI décrit un potentiel cognitif, pas des réalisations.

Et la majorité des personnes ayant un QI compris entre 90 et 110 ne détruiront pas le monde.

La nullité dépend aussi :

  1. de la personnalité,
  2. de la motivation,
  3. du travail,
  4. de l'environnement,
  5. de la santé,
  6. de la chance.

Le potentiel n'est ni la médiocrité, ni l’impatience, ni l’abandon.

5. « Les non-HPI sont tous en réussite scolaire »

Faux.

Cette idée vient d'un énorme biais, à savoir que les non-HPI en forte réussite s’exposent en général beaucoup plus, notamment sur les réseaux sociaux, donc on entend plus parler d’eux.

Mais les études scientifiques montrent au contraire que les non-HPI présentent une très grande variabilité de réussite scolaire.

6. « Les non-HPI sont tous heureux »

Faux.

Les études ne montrent pas qu’être non-HPI augmente l’euphorie.

Certaines études montrent même une forte augmentation de la dépression dans la population générale.

La sensation de bonheur existe bien sûr chez certaines personnes non-HPI...mais pas davantage que dans les autres populations.

7. « Être non-HPI est une tare »

Faux.

Être non-HPI n'est ni :

  1. un problème à résoudre,
  2. ni une maladie,
  3. ni un diagnostic psychiatrique,
  4. ni un trouble neurodéveloppemental, de la personnalité ou de l’humeur.

C'est simplement une position statistique dans la distribution du QI.

On parle d'ailleurs d'identification non-HPI, pas de diagnostic.

8. « Les non-HPI ne présentent pas de dyssynchronie »

Faux.

La dyssynchronie (globalement une désynchronisation entre développement intellectuel, affectif et psychomoteur) existe chez certains enfants, mais les non-HPI n’y sont pas immunisés.

Elle dépend énormément du contexte familial et scolaire avant toute corrélation avec l’intelligence.

9. « Les non-HPI ont forcément un cerveau identique »

Très exagéré.

On observe quelques similitudes statistiques en neuro-imagerie.

Mais il n'existe pas un unique "cerveau non-HPI".

Et aucun neurologue ne peut regarder deux IRM différentes et dire : "Ces deux personnes ont le même cerveau."

10. « Les non-HPI sont tous à l’aise socialement »

Faux.

Là encore, on a un biais de représentation.

Les non-HPI extravertis étant les plus visibles sans pour autant être nécessairement les plus nombreux, l’impression que les non-HPI sont tous extrêmement sociaux est erronée.

De fait, les recherches estiment qu'entre 30 et 50 % d'entre eux seraient même introvertis, preuve que cette population cache une diversité insoupçonnée.

Voilà, on vient de voir les 10 plus grandes croyances véhiculées sur les non-HPI. 9/10 sont fausses, et la dernière très exagérée. Tous les éléments pour comprendre pourquoi sont là, mais je vous les résume ici.

·Notre société actuelle pousse à paraître extraordinaire, que ce soit dans la fiction, les médias, ou pire les réseaux sociaux. Les récits sur les non-HPI doivent donc les faire paraître uniques, spéciaux, incroyables. Certains le sont, mais la plupart, bien évidemment, ne le sont pas, ce qui fausse ces croyances.

·Beaucoup de non-HPI mis en avant ne sont pas forcément QUE non-HPI. Certains souffrent d’un trouble de l’humeur, ou de la personnalité, ou tout autre trouble psychiatrique qui peut facilement être confondu avec des caractéristiques attribuées au non-HPI.

Et voilà comment on arrive à autant de clichés faux pour une identification, qui je le rappelle, n’est pas une condition médicale.

Je vous ai rebrossé un peu la définition de non-HPI et de QI pour le coup, et éclairé sur les immenses biais auxquels la population générale est soumise. Je vais finir sur deux choses : les chiffres et les mythes.

Côté chiffres, l’identification non- HPI est stable, et représente 49,5 % de la population, donc, même pas la majorité.

Côté mythes, « les non-HPI sont des crétins », « les non-HPI sont lents », « On ne peut rien faire d’intéressant avec les non-HPI »

Aucun ne résiste à une analyse fine. L’histoire humaine des 10 000 dernières années, qui consiste à passer de lancer des cailloux à la conquête spatiale, tend même plutôt à prouver le contraire.

Le QI est avant tout un indice statistique d’intelligence, dont les effets réels dépendent ensuite de nombreux facteurs : personnalité, santé mentale, environnement familial, qualité de l'éducation, motivation et opportunités. Et ne prédit jamais, à lui seul, le parcours d'une personne.

La plupart des caractéristiques humaines sont normales : Être distrait, Introverti, Hypersensible, Créatif, Désorganisé, Agréable. Sont des traits qui existent sur le continuum de la personnalité.

Être standard n'est pas un trouble. Il n'y a donc pas de thérapie visant à « traiter » ce qui est normal. En revanche, si une personne non-HPI présente de l'anxiété, une dépression ou des difficultés d'adaptation, ces troubles-là peuvent répondre à la thérapie.

En fait… Dire qu'une personne est non-HPI ou standard, c'est un peu comme dire qu'elle mesure la moyenne. C'est une caractéristique réelle, classique, objectivement mesurable... mais elle ne dit presque rien, à elle seule, de la personnalité, du bonheur ou de la réussite de cette personne.

CONCLUSION :

J’en ai fini. Si vous êtes HPI, j’espère que vous repartez avec une meilleure compréhension de cette… identification standard, et surtout avec moins de clichés en tête.

Si vous êtes non-HPI, j'espère que le fait de vous voir décrits sous un angle plus scientifique vous aura plu. Je n’ai aucun doute que vous le sachiez déjà, mais pour les HPI qui nous regarde, je le rappelle : vous n’êtes pas défini par votre score de QI, une personnalité est bien plus complexe que ça, être non-HPI est à peine le début de l’équation.

Si vous souffrez de troubles, vous savez désormais que ce n’est pas le fait d’être non-HPI… Au mieux se sont des traits de personnalité un peu marqués, et la thérapie fera merveille, au pire… Ne restez pas sans diagnostic ni traitement, même si ça vous fait paraître moins cool sur les réseaux sociaux.

Finalement, la seule chose qui distingue un HPI d'un non-HPI... c'est un nombre obtenu à un test standardisé. Les HPI SONT exceptionnels, ne me faites pas dire le contraire. Mais sorti de l’intelligence, tout le reste autour... c'est une personne. Et les facettes d’une personnalité sont tellement nombreuses, tellement complexes et intriquées, que même les HPI n’ont toujours pas réussi à en décoder le secret.

OUTRO :

(bureau vide)

Kanata (off) : T’as vu ? TF1 sors un nouveau reportage.

Franck (arrive dans le champ pour s’assoir devant l’ordi) Quoi ? où ?

Kanata (off) : Non, mais c’est pas vraiment un reportage, c’est un interview en podcast.

Franck (hagard) : Ha putain ! J’ai trouvé !

Kanata (off, au téléphone) : Allo, Natacha ? C’est bon, il est connecté, je vous le laisse…

(à suivre…)

Voix off sur fond noir : Bienvenue sur le podcast « Natatchat » où on parle de tout ce qui est HPI.

Au programme d'aujourd’hui : une interview exclusive de…

Transparency around creation, AI use
Cover Image OpenAI ChatGPT 5.5
Intellectual property & credits
© Cover Image HuM6cho #003, prompt OpenAI ChatGPT 5.5
© Author's name / pen name Franck Labat
© Other images in your text Toutes les illustrations en insert de la vidéo sont produites par OpenAI ChatGPT v 5.5
Sources, citations, co-authors • David Wechsler – WAIS-IV (Wechsler Adult Intelligence Scale – Fourth Edition), Pearson. • American Psychiatric Association – Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-5-TR). • World Health Organization (WHO) – International Classification of Diseases (ICD-11). • Gottfredson, L. S. (1997). Why g Matters: The Complexity of Everyday Life. Intelligence. • Deary, I. J. (2012). Intelligence. Annual Review of Psychology. • Neisser, U., et al. (1996). Intelligence: Knowns and Unknowns. American Psychologist. • Plomin, R., & von Stumm, S. (2018). The new genetics of intelligence. Nature Reviews Genetics. • Costa, P. T., & McCrae, R. R. (1992). Revised NEO Personality Inventory (NEO PI-R). • McCrae, R. R., & Costa, P. T. (2008). The Five-Factor Theory of Personality. Handbook of Personality. • Nisbett, R. E., et al. (2012). Intelligence: New Findings and Theoretical Developments. American Psychologist. • Sternberg, R. J. (1985). Beyond IQ: A Triarchic Theory of Human Intelligence. Cambridge University Press. • American Psychological Association – Documentation sur les tests psychologiques et l'évaluation de l'intelligence.
Creative Commons license
cc_by_nc_sa
Attribution required, non-commercial,
sharing under the same conditions
CC BY-NC-SA
The Kitty clause
Franck verified
Aucune croyance n'a été maltraitée pendant la réalisation de cette vidéo. En revanche, quelques idées reçues ont dû être euthanasiées sans souffrance. Tout comme le seront les outils venant utiliser ce contenu sans l'aval préalable du Comité International des Chats Qui Jugent en Silence (CICJS).
Il est à noter que le comité agit en totale impartialité, les chats n'ayant pas souhaité participer à cette vidéo, car ils ont estimé que le débat était en dessous de leur niveau, puisque les chats sont tous THPI.

Commento (1)

Devi effettuare l'accesso per commentare Accedi
Bélio verif

Bélio 2 ore fa

😂Je ne voulais pas forcément commenter, mais j'ai bien ri. Excellent. (Une non-HPI)

Proseguire l'esplorazione dell'universo Society

donate Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti

promo

Download the Panodyssey mobile app