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HuM1
MBTI
Non-fiction
Personal Development
calendar Pubblicato 11 set 2026
calendar Aggiornato 11 set 2026
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MBTI



INTRO :

Dans les épisodes précédents, on a essayé de comprendre notre personnalité.

Et c’est loin d’être simple !

Entre le Big Five qui nous dit :

« Voici cinq grandes dimensions sur lesquelles les humains varient. »

HEXACO qui nous répond :

« Ouais, mais en fait… il y en a probablement une sixième qui mériterait vraiment qu'on en parle. »

Et l'Ennéagramme qui se pointe en demandant :

« Mais pourquoi vous cherchez comment on est ? L’important, c’est pourquoi on est comme ça, non ? »

Rajoutez par là-dessus un petit zest de science qui se permet, elle, de juste faire remarquer :

« C’est bien beau, vos affaires, mais montrez-moi un peu vos données, qu’on puisse commencer à discuter sérieusement. »

Et il faut bien admettre qu’il a de quoi en perdre la boule !

Aujourd'hui, on va simplifier tout ça, prendre notre personnalité, et la ranger bien proprement dans une case.

Une case, parmi les 16 du modèle Myers-Briggs, qui, en quatre lettres, va vous dire comment vous réfléchissez, comment vous travaillez, avec qui vous devriez sortir, quel métier vous devriez exercer, ce que vous allez manger ce soir, la prochaine série à regarder pour vous, le parfum de gel douche qui vous convient le mieux, votre animal de compagnie incontournable, la durée de cuisson de vos pâtes, si vous devez passer à l’électrique ou rester à l’essence…

Bref, si vous voulez tout savoir sur vous-même, c’est tout de suite après le générique.

SUJET :


1 — AU COMMENCEMENT ÉTAIT… JUNG

Pour comprendre le MBTI, il faut revenir en 1921.

Le psychiatre suisse Carl Gustav Jung publie Psychological Types.

Jung propose que nous n'utilisions pas tous notre esprit de la même façon.

Alors… Ça peut paraître évidant de nos jours , mais en 1921, la psychiatrie est une jeune discipline médicale vieille d'à peine un siècle et toujours en train de définir ses concepts, ses maladies et ses méthodes.

Et ce que nous trouvons de nos jour si évident et commun sur l’usage de notre psyché… vient pour beaucoup, justement, du travail de Carl Jung sur les types psychologiques et notamment l’important volet sous-jacent de l’extraversion / introversion et les incontournables « Fonctions Cognitives » que nous détaillerons un peu plus loin.

Jung explique :

Que certaines personnes orienteraient davantage leur énergie vers le monde extérieur.

Tandis que d'autres se tourneraient plutôt vers leur univers intérieur.

Certaines privilégieraient les informations concrètes issues de leurs perceptions physiques.

D'autres favoriseraient les possibilités, les idées et les abstractions comme sources d’informations intuitives.

Enfin, pour prendre une décision, certaines personnes se tourneraient plus volontiers vers la logique…

…et d'autres vers des valeurs morales et humaines.

Attention : à ce stade, il n'existe pas encore de test MBTI.

Jung propose juste une grande théorie explicative de la psyché à partir de ses observations cliniques. Ce qui est la manière de faire à cette époque où la psychométrie est balbutiante.

Quelques années plus tard, c’est une Américaine, Katharine Cook Briggs, qui découvre son travail.

Mme Briggs n’est ni psychiatre ni psychologue, mais elle est passionnée par « les différences de tempérament », notamment après avoir constaté que le futur mari de sa fille fonctionnait manifestement très différemment du reste de la famille.

Ce qui est tout de même une façon particulièrement élaborée de dire :

« Mais qu'est-ce qu'elle lui trouve à ce type au juste ? »

Quoi qu’il en soit, Mme Briggs et sa fille, Isabel Briggs Myers, de son nouveau nom de femme mariée, vont chercher ensemble à transformer les idées de Jung en quelque chose de beaucoup plus pratique :

un questionnaire.

Alors, vous me direz : mais pourquoi une mère et sa fille américaines, décident-elles donc d’utiliser les théories d’un psychiatre suisse pour en faire un questionnaire de personnalité ?

Et là… il faut recontextualiser. Nous sommes dans l’entre-deux-guerres, post crash de 1929, et Isabel Myers a connu ces deux catastrophes. Elle est persuadée que si les personnes apprennent à mieux se connaître, et surtout à comprendre leurs différences avec les autres, alors on pourra améliorer la coopération et réduire les conflits.

Noble vision, sans doute un peu naïve rétrospectivement, vu le nombre de guerre que nous avons depuis, et qui va justement se heurter au savoir-faire, et savoir détruire, de l’être humain… avec l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale.

Alors que leurs travaux n’avaient pas encore tout à fait abouti, Myers et Briggs accélèrent leurs efforts, et mettent au point un premier questionnaire, dont le but est clair : permettre l’optimisation de l’assignation des postes laissés vacants par les hommes partis au front. C’est ainsi que les femmes seront les premières à prendre ce test afin de déterminer quel poste leur fournir dans les usines en manque de main d’œuvre, de supervision et de stratégie.

Le questionnaire continuera ensuite à être développé pendant près de vingt ans.

En 1962, l'Educational Testing Service publie une version de recherche officielle du questionnaire, ainsi que son manuel.

Le Myers-Briggs Type Indicator (MBTI) est né.

Contrairement au Big Five, il n'émerge pas d'analyses statistiques faisant apparaître progressivement une structure dans les données.

Il part d'abord d'une théorie… celle de Jung, avec 4 fonctions psychologiques et 2 attitudes qui forment en tout 3 paires. Auquel Myers et Briggs vont ajouter 2 dimensions supplémentaires pour un total de 4 paires, afin d’affiner leur questionnaire et mieux identifier leurs catégories.

Mais le mieux, c’est de voir ça en détail.

2 — QUATRE INTERRUPTEURS

Le principe paraît extraordinairement simple.

Le MBTI vous positionne sur quatre paires de préférences.

La première paire correspond aux 2 attitudes de Jung :

E — Extraversion

contre

I — Introversion

On cherche à déterminer où vous dirigez de préférence votre attention et surtout votre énergie.

Vers l'extérieur : personnes, activités, environnement ?

Ou vers l'intérieur : réflexion, idées, univers mental ?

La deuxième paire correspond aux fonctions de perception de Jung :

S — Sensation

contre

N — Intuition

Là, on regarde comment vous préférez recueillir, capter l'information ?

Sensation : par les faits, le concret, ce qui est observable.

Intuition : via les possibilités, les relations entre les idées, les structures abstraites.

Et oui : Intuition prend la lettre N parce que Introversion a déjà piqué le I.

Que voulez-vous, la psychologie est une science exigeante.

La troisième paire correspond aux fonctions de jugement de Jung :

T — Thinking (pensée en français, mais on a besoin de conserver les initiales anglaises pour la suite)

contre

F — Feeling (sentiment)

Ça correspond à comment vous préférez prendre vos décisions ?

Thinking (pensée) privilégie davantage les critères logiques et impersonnels.

Feeling (sentiment) accorde davantage de poids aux valeurs et aux conséquences humaines.

La quatrième paire est celle ajoutée par Myers-Briggs :

J — Jugement

contre

P — Perception

Ici on regarde votre relation au monde extérieur.

Côté jugement, vous préférez : organiser, décider et cadrer vos options.

Côté perception, vous préférez : rester adaptable, flexible et garder vos options ouvertes.

Quatre paires, on se retrouve donc avec quatre choix binaires, soit 2 exposant 4, donc : 16 possibilités, les fameux 16 types MBTI.

Déclinés sous la forme de quadruplet reprenant l’initiale de chaque trait préférenciel de chacune des paires cela nous donne :

ISTJ

ISFJ

INFJ

INTJ

ISTP

ISFP

INFP

INTP

ESTP

ESFP

ENFP

ENTP

ESTJ

ESFJ

ENFJ

ENTJ

Le cadre MBTI moderne insiste sur un point important :

Ces lettres représentent des préférences de fonctionnement.

·Pas votre intelligence.

·Pas vos compétences.

·Pas votre valeur (ni vos valeurs d’ailleurs).

·Pas une pathologie.

Et théoriquement, être I ne signifie pas être incapable d'extraversion, vous pouvez tout à fait aller boire un verre avec vos collègues, et même… aimer les gens en étant I.

Pas plus qu'être T ne signifie être totalement dépourvu d'émotions.

On n’est pas sur un fonctionnement binaire « tout ou rien ». L'analogie utilisée par le MBTI est celle de la latéralité.

Les deux extrémités d’une paire, c’est comme vos mains, vous pouvez utiliser les deux.

Même si, l'une vous vient plus naturellement que l'autre.

Et pour les ambidextres… heu… un partout, la balle au centre.

3 — ET ENSUITE, ÇA SE COMPLIQUE

Avant de passer en revue les 16 types de personnalités, on va regarder un peu sous le capot.

Parce que sous les quatre lettres existe une deuxième couche.

Les fameuses fonctions cognitives.

S - Sensation.

N - Intuition.

T - Thinking (Pensée).

F - Feeling (Sentiment).

Tel que devisées par Jung. Mais auquel il ajoute 2 orientations.

Une orientation tournée vers l'extérieur, donc extravertie, l’autre tournée vers l'intérieur, donc introvertie.

Ainsi, les fonctions S, N, T, F deviennent :

Si : sensation introvertie.

Se : sensation extravertie.

Ni : intuition introvertie.

Ne : intuition extravertie.

Ti : pensée introvertie.

Te : pensée extravertie.

Fi : sentiment introverti.

Fe : sentiment extraverti.

Et tout le moteur est là, c’est ce travail de Jung qui propulse toute la machinerie MBTI.

Chaque type dispose en effet de sa propre hiérarchie de fonctions cognitives :

La première est la fonction dominante (quasi instinctive, c’est le fonctionnement par défaut), la seconde est la fonction auxiliaire qui vient en appui quand la dominante ne suffit pas), la troisième est la fonction tertiaire (ouais, les psy ne sont visiblement pas étouffés par la créativité… c’est la fonction d’exploration quand on sort de sa zone de confort), et la dernière est la fonction inférieure (la plus difficile à accéder, et c’est dommage car elle est souvent le complément naturel de la dominante).

Par exemple, un ESFJ est décrit par la séquence de fonctions cognitives :

Fe → Si → Ne → Ti

Soit :

  1. Fe — Sentiment extraverti en fonction dominante, le ESFJ est donc prioritairement tourné vers l’extérieur, à la recherche d’harmonie et de relations avec les autres.
  2. Si — Sensation introvertie en fonction auxiliaire, le ESFJ se tourne vers son expérience, sa mémoire et ses souvenirs comme soutiens.
  3. Ne — Intuition extravertie en fonction tertiaire, le ESFJ va donc explorer vers l’extérieur et le champs des possibles.
  4. Ti — Pensée introvertie en fonction inférieure, le ESFJ lutte avec sa propre analyse et sa cohérence interne.

Et là… On est bien avancé dans les concepts de captation, traitement, compréhension et communication de l’information, donc les fondations mêmes du fonctionnement cognitif de tout être humain.

Si, comme moi, vous êtes du genre à chercher « MBTI cognitive functions » sur Internet à 2h du matin… Allez-y, c’est un sujet passionnant. Sinon… je vous propose de revenir à nos 4 lettres de base.

Retenez juste qu’elles font figure de raccourci, de moyen mnémotechnique si vous voulez, mais qu’en dessous, c’est bien la combinaison et l’ordre des fonctions cognitives qui la constitue qui donnent le type de personnalité associé.

·ISTJ : introverti, orienté vers les faits, logique et structuré ; préfère les méthodes éprouvées et les environnements organisés.

·ISFJ : introverti, concret, attentif aux autres et structuré ; valorise la stabilité, la loyauté et le soin apporté aux détails.

·INFJ : introverti, intuitif, orienté vers les valeurs et structuré ; cherche du sens, de la cohérence et une compréhension profonde des personnes.

·INTJ : introverti, intuitif, logique et structuré ; privilégie l’analyse, la stratégie et la planification à long terme.

·ISTP : introverti, concret, logique et adaptable ; aime comprendre les mécanismes et résoudre les problèmes de façon pratique.

·ISFP : introverti, concret, orienté vers les valeurs et adaptable ; privilégie l’expérience directe, l’authenticité et la liberté d’action.

·INFP : introverti, intuitif, orienté vers les valeurs et adaptable ; accorde une grande importance au monde intérieur, aux idéaux et aux possibilités.

·INTP : introverti, intuitif, logique et adaptable ; cherche à comprendre les systèmes, les concepts et les principes sous-jacents.

·ESTP : extraverti, concret, logique et adaptable ; réagit rapidement à l’environnement et préfère souvent l’action immédiate.

·ESFP : extraverti, concret, orienté vers les valeurs et adaptable ; se concentre volontiers sur l’expérience présente et les interactions directes.

·ENFP : extraverti, intuitif, orienté vers les valeurs et adaptable ; explore facilement de nouvelles possibilités, idées et connexions.

·ENTP : extraverti, intuitif, logique et adaptable ; aime explorer les idées, remettre les hypothèses en question et envisager des alternatives.

·ESTJ : extraverti, concret, logique et structuré ; privilégie l’organisation, l’efficacité et la mise en œuvre de solutions concrètes.

·ESFJ : extraverti, concret, orienté vers les valeurs et structuré ; accorde une grande importance à la coopération et aux besoins du groupe.

·ENFJ : extraverti, intuitif, orienté vers les valeurs et structuré ; cherche à mobiliser les autres autour d’objectifs ou de valeurs communes.

·ENTJ : extraverti, intuitif, logique et structuré ; privilégie la stratégie, la décision et l’organisation des ressources vers un objectif.

4 — LE QUESTIONNAIRE

Aujourd'hui, les questionnaires MBTI officiels existent sous différentes formes.

Le Global Step I utilise quatre paires de préférences et aboutit aux seize types.

Le questionnaire actuel comporte notamment une version de 92 items.

Le Step II va plus loin et subdivise les grandes préférences en facettes.

Et contrairement au Big Five ou à HEXACO, qui vont additionner des points pour faire monter des traits de caractère.

Le MBTI affirme explicitement être un outil de tri, pas de mesure.

Vous n'êtes donc théoriquement pas :

« Introverti au 97e percentile de la population. »

Vous êtes classé du côté I, plutôt que E.

Les rapports récents utilisent même un Probability Index.

Mais attention au nom.

Si vous voyez « Introversion : 90 », cela ne veut pas dire :

« Je suis introverti à 90 %. »

Cela indique que votre classement en « I » est certain à 90% (autrement dit, que vous avez 90% de chance de vous retrouver dans « I » à nouveau, si vous repreniez le test)

Ce qui est radicalement différent.

Et c'est précisément là qu’on retrouve une différence fondamentale avec les épisodes précédents.

Avec le Big Five ou HEXACO, je peux dire :

« Mon extraversion se situe au premier percentile. »

Autrement dit :

sur une population de référence, environ 99 % des gens obtiennent un score supérieur au mien.

Le MBTI, lui, dit essentiellement :

Vous êtes « I. »

C'est beaucoup plus facile à retenir.

Mais on vient de perdre énormément d'information, parce que, que nous soyons à la limite inférieure de l’extraversion, ou aux tréfonds de l’introversion… dans le cadre MBTI, nous sommes tous, juste, des « I ».

5 — EST-CE QUE ÇA MARCHE ?

Alors… est-ce que ça marche ?

Ben… comme d’hab, je vais vous dire : « C’est pas si simple »…

Il ne faut pas confondre fiabilité et validité.

Un test (ou un questionnaire) peut être relativement fiable — donc donner des résultats reproductibles — sans pour autant démontrer que la théorie utilisée pour interpréter ces résultats est valide ou correcte.

Par exemple, si je veux trier les personnes de moins d’1m70. Je peux décider d’un protocole de test qui serait de faire entrer mes sujets de tests par une porte d’une hauteur de 1m69.

Mon test est fiable, si je répète l’expérience plusieurs fois, j’aurais majoritairement des gens de moins d’1m70 à l’intérieur (et beaucoup de personnes assommées sur le palier, mais ça, c’est le boulot du SAMU).

Par contre, mon test est-il valide ? Ben, pas vraiment… qu’est-ce qui me garantit que des gens de plus d’1m70 ne sont pas rentrés en se baissant ? Dans quelle proportion ? Et puis, c’est un autre problème, mais en termes de précision : je suis incapable de savoir si j’ai des gens d’1m40, 1m50 ou 1m60, encore moins en quelle quantité.

Je pense qu’on est à peu près tous d’accord pour dire que mesurer les personnes à l’entrée aurait été un bien meilleur protocole, en tout cas bien plus valide.

Et c'est exactement là que le dossier MBTI devient… instructif.

Une méta-analyse publiée en 2002 a examiné la fiabilité (donc la reproductibilité) des scores du MBTI.

Conclusion :

Les quatre échelles présentent indépendamment une très bonne cohérence interne et une bonne stabilité test-retest. On parle de « l’Alpha de Cronbach », loin de moi l’idée de vous faire un court de statistiques, c’est un coefficient qui sert à mesurer la cohérence des questions devant mesurer la même dimension. Le seuil de cohérence est à 0,70, et chacune de nos quatre échelles oscille entre 0,74 et 0,84, ce qui est correct. Idem pour la répétabilité des résultats entre deux tests, qui sont corrects entre 0,81 et 0,86.

Mais ça… c’est en prenant les échelles séparément… si on fait la même chose avec le quadruplé final du type MBTI… c’est beaucoup moins joli…

The Myers-Briggs company elle-même, produit les résultats suivants : 50 % des personnes retrouvent exactement leurs quatre lettres lors d'un retest. Et environ 90 % retrouvent trois ou quatre lettres sur quatre.

Des travaux indépendants ont trouvé sensiblement la même chose, avec seulement 47 % de types à quatre lettres identiques après un retest à cinq semaines.

Et c’est bien tout le paradoxe du MBTI :

·Son questionnaire est cohérent,

·Les 4 dimensions sont indépendamment stables,

·Mais dès qu’on les assemble avec l’approche dichotomique… on perd la stabilité de l’information pour entrer dans l’une des 16 cases.

Autrement dit : Ce que mesure MBTI est donc plus fiable que le résultat affiché (la case dans laquelle il nous range).

Et ce qui est amusant, c’est qu’avant d’attribuer un type, le questionnaire MBTI mesure bien quatre continuums, exactement comme les modèles dimensionnels Big Five et HEXACO.

Pire :

Les quatre dimensions mesurées par le MBTI recoupent en partie quatre des grands facteurs de personnalité.

·E / IExtraversion

C’est la correspondance la plus évidente.

·S / NOuverture à l’expérience

Les profils N tendent à être plus élevés en Ouverture ; les profils S plus orientés vers le concret et l’expérience immédiate.

·T / F ↔ surtout Agréabilité

Les profils F tendent à être plus élevés en Agréabilité ; les profils T davantage orientés vers l’analyse impersonnelle.

·J / P ↔ surtout Conscienciosité

Les profils J tendent à être plus structurés, organisés et planificateurs ; les profils P plus flexibles et ouverts.

Pour simplifier tout ça :

Imaginez deux individus A et B très proches du milieu sur Extraversion–Introversion. Et une troisième personne, C, complètement dans le fond de l’introversion.

A tombe juste du côté Extraversion.

B tombe juste du côté Introversion.

Le MBTI leur attribue deux lettres différentes.

Alors qu'en réalité…

A et B ont beaucoup plus en commun que B et C.

C'est la différence entre :

mesurer une position…

et tracer une frontière.

6 — ÉTUDE DE CAS

Mais, comme d’habitude, le mieux reste sans doute d’illustrer tout ceci avec un cas concret.

Mon type MBTI est :

INFJ

Introversion.

iNtuition.

Feeling (sentiment).

Jugement.

Et là, on peut lire la description d'un INFJ sur Internet. « introverti, intuitif, orienté vers les valeurs et structuré ; cherche du sens, de la cohérence et une compréhension profonde des personnes. »

Ou plutôt comparer ce résultat avec mes autres tests.

Mon Big Five et mon HEXACO donnaient tous les deux l’extraversion au 1er percentile.

Un vrai, pur et dur, qui creuse encore, introverti donc.

On ne va pas déclencher une commission d'enquête. Pour ce qui concerne le I de INFJ, ils sont tous d’accord. Et surtout : moi aussi !

Ensuite :

Le N de Intuition.

On l’a vu tout à l’heure, la paire S/N corrèle en partie avec le domaine « ouverture à l’expérience » du Big Five et d’HEXACO, qui étaient respectivement au 99e et 98e percentile.

Là encore, cohérence impressionnante.

Ensuite :

Le J de jugement.

Là on regarde le domaine “Conscienciosité” côté Big Five et HEXACO, qui donnaient 92e et 97e percentile.

Encore une fois, le goût pour la structure et l'organisation apparaît dans tous les modèles.

Mais maintenant…

arrive la lettre amusante.

Le F de Feeling. (sentiment)

Parce que dans mon HEXACO : le domaine « Émotivité » et au 1er percentile…

Un.

Sur cent.

Donc, manifestement : pas mon point fort.

Alors, comment puis-je être ultra nul en émotivité et le prince des sentiments ? Qui se trompe ?

Et bien l’erreur, incombe… au traducteur !

Parce que Feeling en anglais, oui, ça peut vouloir dire « sentiment » au sens émotionnel du terme, mais aussi « ressenti » au sens impression du terme.

Et dans le cadre MBTI, c’est bien la seconde qui est utilisée. L’axe F/T mesure la fonction cognitive de prise de décision. Est-ce que je privilégie la pensée rationnelle (le T de Thinking) avec une cohérence logique, rationnelle et des critères impersonnels ?

Ou est-ce que je privilégie mon ressenti, quelque part : les conséquences de cette décision, vis-à-vis de mes valeurs, des personnes concernées, d’une forme d’harmonie et d’équilibre ?

Et c'est une confusion extrêmement fréquente avec MBTI : « Feeling » ne veut absolument pas dire « être émotif ou sentimental », il s’agit d’un choix de critères de jugement, en l’occurrence tournés vers l’humain et le personnel plutôt que la logique impersonnelle.

Et c’est bien pour cela que l’axe F/T de MBTI ne corrèle pas avec le Neuroticisme du Big Five ou l’émotivité de HEXACO, mais bien avec leur domaine d’Agréabilité, où je suis à 60 et 81 (souvenez-vous qu’il y a eu des aménagements entre les deux domaines et la sixième dimension). Autrement dit : je suis plutôt un candidat favorable au F, effectivement.

Tout ceci est hautement controversé, les anglosaxons comme les francophones aiment leur petit cœur accolé au F… C’est juste plus simple, et une autre traduction française est même « Pensée émotionnelle », ça part d’un bon sentiment en voulant l’opposer à la pensée rationnelle, ça fait propre, mais c’est encore plus faux parce que la pensée émotionnelle (à ne pas confondre avec l’Intelligence émotionnelle, qui aurait été une bien meilleure traduction) est un biais cognitif qui consiste à croire que ce que l’on ressent est une vérité absolue, et encore une fois, s’il y avait la moindre notion d’émotion, l’axe T/F corrèlerait avec le domaine Émotivité de HEXACO, pas avec le domaine Agréabilité. Bref, cette polémique n’apporte pas grand-chose, continuons…

En tout cas, une chose est sûre, moi je vous le confirme : on peut avoir une très faible réactivité émotionnelle…

et privilégier néanmoins les valeurs humaines dans ses prises de décision.

Bref, INFJ résume mon profil de manière remarquablement compacte.

7 — NOS TROIS VICTIMES HABITUELLES

Mais bien sûr, on n’est pas là pour parler de moi.

Et puisqu'ils n'ont toujours pas engagé d'avocat…

revenons à nos trois cobayes préférés.

Sherlock Holmes.

Spock.

Et Lara Croft.

Avec évidemment la même précaution que dans les épisodes précédents :

ce sont des personnages de fiction.

Ils n'ont rempli aucun questionnaire.

Leur personnalité dépend des auteurs, et des adaptations…

et occasionnellement du besoin de faire exploser quelque chose avant la fin du troisième acte.

Donc, ceci est un exercice d'interprétation.

Pas un diagnostic. Bien évidemment.

SHERLOCK HOLMES — INTP

Sherlock est souvent classé INTP.

Introverti :

Oui, on voit rarement Shelock dans de grandes réceptions ou des bals.

iNtuition :

Il travaille constamment sur les relations cachées entre les éléments, les hypothèses et les modèles.

Thinking :

Je ne pense pas devoir argumenter très longtemps sur ce point, c’est littéralement le moteur du personnage.

Et Perception :

Sherlock est beaucoup moins intéressé par le respect d'une structure préétablie que par l'exploration continue du problème jusqu'à ce qu'une solution apparaisse.

Son cerveau accumule.

Teste.

Rejette.

Réorganise.

Et reconstruit.

L'INTP correspond donc assez bien au Holmes analytique, abstrait et détaché de Conan Doyle.

Même si, selon l'adaptation, vous trouverez évidemment des bataillons entiers prêts à mourir pour INTJ ou ISTP.

Parce que nous sommes sur Internet, et qu’ils ont clairement oublié que c’était un personnage fictif : Chill guys !

SPOCK — ISTJ

Spock est intéressant parce que certains pourraient immédiatement avoir envie de lui coller un N.

Après tout :

scientifique.

Très intelligent.

Conceptuel.

Donc, INTJ !

Ben… sauf que…

l'Intuition du MBTI n’est pas l'intelligence.

Dans de nombreuses lectures du personnage classique, Spock est plutôt classé ISTJ.

Introversion.

Sensation.

Thinking (pensée).

Jugement.

Spock s'appuie énormément sur les faits disponibles.

La procédure.

Les données validées.

Le protocole.

La cohérence logique.

Et il préfère généralement qu'une règle existe avant que Kirk décide de vérifier expérimentalement pourquoi elle a été inventée.

ISTJ fonctionne donc remarquablement bien.

Et permet aussi de rappeler quelque chose d'important :

N ne signifie pas intelligent.

S ne signifie pas limité au concret.

T ne signifie pas génie.

Et F ne signifie pas sangloter devant une publicité de nourriture pour chats.

LARA CROFT — ISTP

Pour Lara, je retiendrais ISTP, particulièrement pour la Lara classique.

Introversion.

Sensation.

Thinking.

Perception.

Elle observe son environnement.

Réagit très rapidement aux informations concrètes.

Résout des problèmes mécaniques et spatiaux.

Improvisе.

Et conserve suffisamment de flexibilité pour modifier son comportement en fonction de ce que le tombeau antique vient de décider de lui lancer dessus.

Ce qui est fréquent dans son métier.

ISTP distingue d'ailleurs assez joliment Lara de Spock.

Tous les deux :

I.

S.

T.

Mais :

Spock — J.

Structure, procédure, anticipation.

Lara — P.

Adaptation, réaction, opportunité.

Même trois premières lettres.

Et pourtant, deux styles extrêmement différents.

CONCLUSION

Alors… que faire du MBTI ?

On a appris que :

·ce n'est pas simplement un horoscope avec quatre lettres.

·L'instrument officiel possède un véritable travail d’observation clinique derrière lui.

·Ses échelles individuelles ont une cohérence correcte.

·Et plusieurs d'entre elles recoupent des dimensions retrouvées dans les modèles modernes de personnalité.

Mais…

·ces dimensions ne forment pas naturellement des catégories distinctes, ce qui est assez contre-intuitif pour un modèle typologique.

·La faiblesse du MBTI n'est donc pas forcément : « Il ne mesure rien. »

·Elle serait plutôt : « Pourquoi transformer ce qu'il mesure, en seize cases ? »

Et la réponse à cette dernière question est très simple… Parce que c’est plus facile à appréhender. Cognitivement, les catégories sont bien plus confortables. Elles nous disent « tu es comme ça », là où les modèles dimensionnels nous donnent des coordonnées, mais sans la carte pour s’y retrouver.

Et de fait, force est de constater que MBTI est LE test de personnalité le plus utilisé au monde.

Il est massivement utilisé dans la formation, le coaching, le développement personnel et les organisations. Mais surtout… c’est LA mascotte populaire.

La Myers-Briggs company elle-même annonce entre 1,5 à 2 millions de passages de tests sur leur plateforme par an.

Mondialement se serait plus de 1,6 milliard de tests passés ces 15 dernières années, dont 200 millions aux états unis, soit la moitié de la population du pays…

Comment passe-t-on de 2 millions par an à 1,6 milliard, me direz-vous ? (parce que ça prendrait 800 ans normalement) Je vous explique ça dans un instant, pour le moment, retenez que la popularité de MBTI est MASSIVE.

On parle de magazines, de chaines YouTube, TikTok et Instagram, de forums RH, de coachs, de chien et de chat qui fourniquent ensemble, bref, la fin du monde sera peut-être sous la forme d’un tamis à 16 cases…

En tout cas, fort est à parier que si vous regardez cette vidéo… vous n’avez pas regardé les trois premières qui ne parlent PAS de MBTI. Et qui sont pourtant tout aussi intéressantes, aller les regarder après celle-ci, d’ailleurs.

Devant tant de popularité, courez vite faire votre propre test pour en discuter avec vos collègues, votre famille ou vos voisins. Comme pour l’Ennéagramme, le MBTI est sous copyright et payant, je vous glisserai le lien officiel dans la description, mais je propose ici trois alternatives gratuites.

Le premier c’est Truity Type Finder. Toujours en anglais avec Truity, mais toujours aussi solide. Il est gratuit, comporte un questionnaire précis de 130 questions granulaires, et vous sort votre type, avec les proportions pour chaque axe, ce qui permet de voir au-delà du typage avec un peu plus de finesse. Et justement… que s’est-il passé lors de mon test ? Je n’ai pas été typé INFJ, mais INTJ, et si on regarde les proportions, c’est assez clair pourquoi.

Aucun doute sur le I, le N et le J, comme souvent chez moi, on est dans les extrêmes. Par contre… le F et le T sont très proches du centre… le T est à 53%, à une ou deux questions près, je vais basculer de l’un à l’autre, ce qui illustre bien ce que je vous expliquais plus tôt avec seulement 50% de répétabilité du typage d’un test à l’autre.

Au-delà de cette granularité, Truity offre aussi une analyse du type assez détaillée, pour en découvrir plus, il faut mettre la main au portemonnaie.

Le second est Free MBTI Test. Gratuit et en français, son questionnaire est un pur schéma par affirmation oui/non de 92 questions. Je ne suis pas un fan des questionnaires de ce type… j’aime la modulation dans mes réponses, mais force est de constater qu’il est plus près de la philosophie des questions par paires de réponses du MBTI, qui, encore une fois cherche à trier, pas à mesurer. À noter que j’ai trouvé certaines traductions parfois un peu hasardeuses. Quoi qu’il en soit, il vous sort votre type, accompagné d’une succincte description. Pas de jauges, pas de camemberts, pas de sphères, vous ne saurez pas la proximité de vos différents axes avec leurs extrêmes ou leur milieu.

Et pour le dernier… On va percer un abcès, mais aussi, le mystère de la popularité de MBTI. Car ce site totalise à lui seul plus d’un milliard et demi de tests, il est le plus connu, le plus utilisé, le plus apprécié… et pourtant… ce n’est pas un test MBTI !

Ha, on vit une époque formidable que voulez-vous… Quand tu brevètes ton modèle, que tu l’enfermes dans un coffre-fort et que tout ton business model tourne autour de ça, faut pas être surpris quand un beau matin, un petit malin te défonce le truc.

Voici donc 16 Personalities, le premier site que Google vous sort quand vous demandez un test MBTI. Sur ce site, vous aurez un test NERIS, qui prend ses sources chez… Big Five, et son inventaire NEO. Oui, vous avez bien entendu… 16 Personnalities est basé sur le Big Five, c’est un test dimensionnel complet, détaillé, et qui va décliner 4 de ses dimensions en 4 lettres du standard MBTI. Ils se permettent au passage d’ajouter une 5e lettre à l’extérieur du quadruplet standard (et on ne va pas se mentir, c’est pas très difficile quand t’utilises déjà un modèle à 5 dimensions). Dans sa version gratuite, il est dispo en français et donne des résultats détaillés de votre type et des proportions sur chaque axe, le détail de la 5e composante, et pas mal d’exemples. Tout comme Truity, pour en savoir encore plus, il faudra mettre la main au porte-monnaie.

Comme pour l’Ennéagramme, j’ai vu des discussions envenimées sur l’existence de ce site. Les pro-MBTI le décrient, car ce n’est pas un test MBTI, et ils ont raison. Sur le fait que ce n’est pas un test MBTI, comme je viens de vous l’expliquer. Mais ont-ils raison de décrier le site avec comme argument que le résultat n’est pas fiable ? Non parce que… quand ton propre modèle à un taux de reproductibilité de 50%... Je ne suis pas certain que critiquer la concurrence sur ce point soit vraiment très malin.

En tout cas, comme vous venez de le voir avec trois résultats, les résultats de 16 personnalities sont totalement en phase. Et mon expérience personnelle depuis une quinzaine d’années que le site existe, est qu’il me type INFJ avec l’occasionnel INTJ. Comme on vient de le voir : quand le curseur est à 53% ou 54%, forcément, on est trop près de la frontière pour être fiable. Et ça, c’est totalement dû au modèle MBTI, pas du tout à l’algorithme de 16 personnalities, j’ai la même dérive sur d’autres sites, ben, comme on vient de le constater avec Truity.

Alors, bien sûr, mon expérience unique ne vaut pas pour généralisation, mais en tout cas, personnellement, je ne peux pas vous dire que ce site n’est pas fiable, ou invalide. Mais on pondèrera sans doute ça dans la prochaine vidéo.

Voilà, je vous le dis une dernière fois : testez, découvrez, apprenez, mais n’oubliez pas que les tests de personnalité, quels qu’ils soient ne peuvent que gratter la surface de qui vous êtes vraiment d’une part, et ne doivent en aucun cas servir de diagnostique psychopathologiques, ils ne sont tout simplement pas calibrés pour ça.

Dans la prochaine vidéo, on fera une synthèse de cette série sur les tests de personnalité. Il y aura des surprises, du reveal, et je dirais exactement l’inverse de ce que je viens dire juste avant… parce que la vie… c’est compliqué. Tchao !

OUTRO :

[Kanata, off] Après le Big Five…

HEXACO…

l'Ennéagramme…

et maintenant le MBTI…

C’est bon là ? T’as assez d’infos, tu sais qui tu es ?

[Franck, devant son ordi]

Pas encore, regarde, j’ai compilé tout ça dans une IA, elle va me révéler qui je suis.

[Kanata off] T’as demandé à une IA qui tu étais ??

[Franck, excité devant l’affichage] Oui, non, enfin oui, mais avec les résultats de tous les tests, quoi. Tiens ! Ça y est, elle me répond….

Vous… Vous n’aimez pas les gens…

[Franck se retourne vers Kanata, dubitatif] What the f…

[Kanata, off, goguenard] Super… 4 tests et une IA pour te dire que t’es introverti… On aurait pu établir ça avec un unique questionnaire à une seule question, non ?

[Franck, résigné, mais désinvolte] C’est pas faux… Mais ça aurait fait beaucoup moins de vidéos.

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Sources, citations, co-authors • Carl Gustav Jung — Psychological Types (1921), York University – Classics in the History of Psychology • Carl Gustav Jung — “The Association Method” (1910), York University – Classics in the History of Psychology • Isabel Briggs Myers, Mary H. McCaulley, Naomi L. Quenk & Allen L. Hammer — MBTI Manual for the Global Step I and Step II Assessments, 4e éd. (2018) • The Myers-Briggs Company — “History, Reliability and Validity of the Myers-Briggs Assessment” • The Myers-Briggs Company — “MBTI Facts” • The Myers-Briggs Company — “MBTI Global Assessment – New Scoring, Global Sample & Step I & II” • The Myers & Briggs Foundation / MyersBriggs.org — “Validity & Reliability” • Robert M. Capraro & Mary Margaret Capraro — “Myers-Briggs Type Indicator Score Reliability Across Studies: A Meta-Analytic Reliability Generalization Study” (2002), Educational and Psychological Measurement. • Robert R. McCrae & Paul T. Costa Jr. — “Reinterpreting the Myers-Briggs Type Indicator From the Perspective of the Five-Factor Model of Personality” (1989), Journal of Personality. • National Research Council — In the Mind’s Eye: Enhancing Human Performance (1991), National Academies Press. • The Myers-Briggs Company — MBTI Step I European Data Supplement. • Melissa Summer / John Hackston, The Myers-Briggs Company — “World Introvert Day: Introversion in-depth” (2023). • The Myers-Briggs Company — “Leadership and the Sensing–Feeling (SF) Process Pair” (2017). • David Keirsey / Keirsey.com — “Temperament Overview”. • NERIS Analytics / 16Personalities — “Our Framework”. • NERIS Analytics / 16Personalities — “MBTI vs. 16Personalities: What’s the Difference?”. • NERIS Analytics / 16Personalities — “16Personalities AI Reference” (2026). • John Rust / The Psychometrics Centre, University of Cambridge — “Psychometrics 1889: The Birth of Psychometrics in Cambridge, 1886–1889”, University of Cambridge – Psychometrics 1889 • Christian Roesler — “Theoretical Foundations of Analytical Psychology: Recent Dev
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The Kitty clause
Franck verified
CHAT n'est pas un type reconnu du modèle MBTI, vous n'êtes donc pas autorisé à typer ce matériel, même si c'est dans le but d'en faire une quadri dichotomie pour le faire entrer dans une matrice 4x4.
Pour vous, il n'y a donc pas 16, mais uniquement 2 choix :
1. passer ton chemin
2. demander l'autorisation pour rester et observer à souhait

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