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La plume qui ouvre le ciel au monde
Non-fiction
Humor column
calendar Publicado el 13, sept, 2026
calendar Actualizado 13, sept, 2026
time 6 min
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La plume qui ouvre le ciel au monde

Il était une fois une jeune femme qui cherchait des plumes pour s’envoler, et elle en trouvait des nombreuses sur son chemin. Une pour écrire et une pour pouvoir s’envoler vers le ciel les soirs de tristesse et de peine.

Son jardin lui fournissait les plumes blanches de la douce colombe du printemps, qui lui demanda de ne plus pleurer au chevet de son passé et d’aller de l’avant en paix.

Mais ce qu’elle trouva ce ne fut que le noir plumage du corbeau de la discorde, celui qui ne cesse de tourmenter le coeur et l’âme en le empêchant de vivre dans cette même paix.

Elle alla se battre sans une arme autre que son propre chemin vers l’harmonie, sans plume car elle ne trouvait plus ses ailes, perdue avec la peur de ne jamais plus pouvoir voler vers son avenir tant rêvé . Elle dut encore et encore faire preuve de joie, sans vraiment comprendre comment la garder en soi. Le matin sans soleil devenant la règle sous la chaleur pourtant accablante de ce ciel étoilé d’un été aussi lunaire qu’une série télévisé sans sens, celle qui ne se finit jamais, même au bout de tente ans de diffusion non stop.

Et voilà que d’autres plumes vinrent à elle sur ce sentier du quotidien: Celles du héron qui un jour lui demandèrent d’être encore patiente le temps de l’arrivée de l’automne. Et maintenant que la saison des feuilles mortes s’approche elle craint encore une fois de devoir mourir du néant, sans belle plume pour l'emmener loin du désespoir actuel de son âme cherchant l’accomplissement de son art.

Et voilà qu’une petite voix lui dit ce matin « n’ai pas peur », car l’automne ce n’est pas seulement la fin des beaux jours, c’est également le début de quelque choses de nouveau: la récolte.

Mais comment récolter lorsque la peur vous oblige à chercher le visage de l’amour sous un pauvre sac de pommes de terres et glané de surcroit auprès du passé qui revient toujours avec les mêmes schémas de fonctionnement.

Et ce matin une nouvelle plume fut posé devant ses yeux ébahis par tant de grâce en son honneur et elle lui rappela que l’oiseau a toujours besoin de se défaire du duvet de la peur. Car il l’empêche de sauter de la nuit tombante pour atteindre les cieux et leur vertigineux nuages blancs de la vérité à la vie.

Oui la pluie est nécessaire pour grandir et en ce dimanche bien étrange, car aussi beau que pluvieux, il était temps de parler de ce tas de plume qu’elle conserve précieusement chez elle pour l’aider à s’envoler vers de meilleurs lendemains.

Elle le regarda et leur demanda de se transformer en ailes déployées et prêtes à la porter vers sa destinée: la seule et unique plume dont elle ait besoin finalement pour se sentir enfin libre de respirer le bon air de la paix sur son petit bungalow de l’amour familial.

Les jours de lune ont cessé de l’embêter pour la diriger vers les rayons du soleil, le grand jour levant se doit à présent de la guider vers sa joie d’être tout simplement.

Alors ce soir je lui adresse moi aussi une petite plume, celle trouvée sur mon propre chemin, car je sais que pour s’envoler il faut parfois de l’élan. Je pense ainsi que les six derniers mois ont été cette piste d’envol nécessaire à mes plumes pour me transporter au delà de mes rêves et peut être des vôtres. En effet nous avons tous nos aile prêtes à s’envoler, mais avant il faut prendre conscience de leur présence et de la valeur manifeste de leurs belles plumes de la paix à notre encontre.

L’envol, voici comment j’aimerais baptiser ce nouveau mot qui vient à moi dans mes r rêves.

L’envol, voici ce doux parfum de la victoire à mon chagrin de ne pas pouvoir en voir la fin.

L’envol, enfin et voici la dernière plume nécessaire pour le rendre possible au levé du jour demain matin.


Vivement lundi aimerais-je dire pour enfin y voir l’espoir et non l’infâme recommencement d’un semaine qui parfois mériterait de débuter le dimanche. Afin de ne pas se transformer en matinée innocente, mais si coupable de nous forcer à travailler sur nous, pour nous et surement pas pour un maitre à penser. Et peu importe qu’il délivre le denier de quel sorte puisse-t-il être, car la paix se trouve en nous et pas dans le devoir accomplit face à une civilisation qui s’oublie si souvent devant sa collective raison d’être .

Ne nous oublions plus et chargeons notre carquois des flèches de l’amour à notre beau lundi matin, lorsque la plume du devenir est aussi blanche que la paix du jour suivant et ainsi de suite.

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