Recourir à la colère pour se défausser de son art d'être soi tout simplement!
Voici une belle phrase d'introduction pour vous dire que je suis très fâchée , on ne peux plus en colère contre l'univers.
Je lui en veux de m'avoir fait traverser tous ces instants de doute et de malheur à la fois.
J'y ai perdu dignité parfois, amour souvent et maintenant je ne veux plus revivre rien de cela. Alors voilà comment je réagis en ce moment: avec de la colère.
Celle qui stagne et rempli vos yeux de larmes, celle qui ignore par où se taire pour passer des nuits paisibles. Je ne suis pas celle qui a découvert la spiritualité avec extase en comprenant tout du premier coiup, loin de là!
Je suis celle qui souvent ne comprend pas par où passer pour entendre mieux les mots qui me guident au quotidien.
Car pour entendre j'entends, mais parfois il est complexe de comprendre la sonorité des mots qui se confondent avec le mental, qui essaie de minimiser leur importance. je ne crois plus en moi certainement, même si j'ai très envie de poursuivre mon rêve de dignité en tant que ce porte parole de l'imaginaire et du mot qui guéri au quotidien.
Mais comment trouver l'associé idéal qui ne se servira pas de votre talent pour entendre, afin de vous mener vers la mauvaise porte du futur?
En fait c'est ça mon problème, je n'ai plus confiance en mon authenticité. Alors que je le suis de plus en plus, refusant de mettre le masque du matin, qui me dit de passer par la porte du passé pour rentrer le peu d'argent du pain tout aussi quotidien.
Mais voilà, il faut que j'arrête de me définir par le fait d'être quelque chose pour enfin devenir moi. Je ne suis plus la servile infirmière du passé, et la seule et unique raison d'être pour moi à présent serait d'enfin pouvoir vous retranscrire ces mots d'amour venu de je ne sais où.
Car bien évidemment je n'ai pas la réponse parfaite, ni le sein parfait pour donner la bonne parole à je ne sais quelle âme perdue sur le chemin.
Je suis juste là pour ouvrir la porte de l'imaginaire, qui permet de trouver le chemin à travers les aventures et les méandre des dieux grecs du passé ou encore des elfes retords, pour nous avoir ainsi laissé tombé il y a fort longtemps.
Donc que ce soit la lune qui guide mon chemin ou le soleil peut importe. Il m'est juste nécessaire de vous donner leurs mots en partage, pour que vous en fassiez ce que bon vous semble.
C'est cela mon chemin et non de vous convaincre d'une quelconque spiritualité moderne ou post gothique ou encore déstructurée à vous proposer, en échange d'un denier déliquescent.
Non, je veux juste vous faire rêver et vous montrer que créer son monde n'a rien de superficiel pour pouvoir sourire à l'existence.
Ainsi je poste ma colère ce soir, celle de ne pas pouvoir encore vous recevoir en invité sur les bancs de la conteuse que je suis.
En effet le conte devient finalement le seul parolier de la vie en général, pour pouvoir aimer le plus beau des princes et envier la princesse.
Celle qui au fond a compris que le MLF ne la sauvera jamais du désespoir , mais l'amour oui : celui qui chéri, donne son temps et parfois son argent, et ce n'est en rien gage de domination, mais peut être juste échange de bons procédés.
Je sais que je vais en faire grincer des dents certains, mais tant pis puisque j’arrête de me mettre des barrières pour ouvrir ma plus belle porte: la mienne.
Elle est aussi excentrique que reliée à l'univers par je ne sais quel mystère, qui un jour se présenta à moi dans le plus simple des mots: “chante ta musique de paix et tu verras tout finira par advenir pour toi.“
Alors me voilà en train de chanter la paix, même si la colère a encore tendance quelque peu à la garder trop secrète, le temps de ce petit échange en toute sincérité.
Régine PELLADEU-KORNMANN
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