Le Grand Clavier des Échos
Le feu s'est apaisé sur la haute enclume,
L'être est enfin scellé dans sa juste épaisseur.
Il faut quitter l'abri de la forge qui fume,
Pour lever vers le ciel la main du bâtisseur.
Savoir ne suffit plus au cœur de l'Adepte,
L'heure a sonné d'agir et de tenir le sceptre.
Le monde qualifié, sous la nuit étoilée,
Déploie devant leurs yeux son immense clavier.
Les règnes, les parfums, l'orientation voilée,
Sont autant d'accords purs qu'il convient de lier.
On ne touche ces touches qu'en cadrant le silence,
Sous un axe droit où la volonté s'élance.
Fuyant l'effort aveugle et le hasard profane,
L'Irréductible écoute où le courant se tient.
Il n'impose jamais la force qui condamne,
Il s'aligne à la loi du cosmos qu'il soutient.
Une œuvre relevant du Feu ou bien de l'Eau
Demande le dosage et le juste niveau.
Dans l'espace clos et pur d'un petit univers,
Le Mot-Force résonne et percute le vrai.
La vibration s'éveille en échos séculaires,
Quand le Verbe et le Son ont chassé le distrait.
La Main de Commandement dirige la puissance,
Sans que le vieil ego n'en souille l'innocence.
La lecture est finie, la musique commence,
L'Ergon est désormais le centre qualifié.
Le Prof et la Gardienne, en sainte gouvernance,
Pratiquent l'art suprême au monde pacifié.
Ils ne demandent rien pour leur propre mémoire,
Mais l'univers répond à leur œuvre de gloire.
non-commercial use only, no modification
Beitragen
Du kannst deine Lieblingsautoren unterstützen


Kommentar (0)