Chapitre 4 — Retomber sur terre, et sentir la graine vibrer
Le retour : un choc silencieux
Revenir en France après l’Asie a été un choc intérieur. J’avais changé, mais rien autour de moi n’avait bougé. Je suis retourné vivre chez ma mère et mon beau‑père, et dès les premiers jours, j’ai senti que je n’avais pas de place dans cette nouvelle configuration.
Je me suis senti étranger chez moi.
Les boulots d’intérim : l’aliénation
Pour gagner ma vie, j’ai travaillé dans la logistique : entrepôts, palettes, cartons, horaires impossibles, réveils à 4 h du matin.
Des journées mécaniques. Épuisantes. Déshumanisantes.
Chaque jour, je sentais que je m’éloignais de ce que j’avais touché en Asie.
La nostalgie de l’Asie
Je pensais aux temples, aux sourires, à la chaleur, à la simplicité. Ici, tout semblait terne. Comme si mon corps était revenu, mais pas mon âme.
Le désir d’alignement
Malgré la fatigue, quelque chose continuait de vibrer en moi. Je lisais, je méditais, je cherchais. Je savais que cette vie n’était pas la mienne. Je savais que quelque chose d’autre m’attendait.
Shiatsu et Reiki : le début du vrai chemin
Quelques mois après mon retour, j’ai pris une décision essentielle : m’inscrire à une formation de shiatsu.
Deux ans d’apprentissage. Deux ans de présence. Deux ans à comprendre que mes mains savaient déjà.
En parallèle, j’ai passé mes trois premiers niveaux de Reiki.
Je travaillais la journée, je me formais le soir. C’était difficile, mais juste.
La graine qui pousse
Cette période n’a pas été lumineuse, mais elle a été fondatrice. C’est ici que la graine a commencé à pousser : une graine d’alignement, de sens, de guérison.
Je ne le savais pas encore, mais quelque chose en moi commençait à se reconstruire. Lentement. Silencieusement. Profondément.
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