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Jésus de Nazareth — Premier Archange
Fiction
Fantasy
calendar Veröffentlicht am 16, Aug., 2026
calendar Aktualisiert am 16, Aug., 2026
time 27 min
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Jésus de Nazareth — Premier Archange

Jésus naît dans une grotte de Bethléem, fils de Marie — descendante directe de La Curieuse, première femme touchée par Nunael quarante mille ans plus tôt. Dès son premier souffle, l'enfant porte en lui une lumière que Nunael reconnaît immédiatement : celle de sa propre lignée, transmise de mère en fille à travers les millénaires.


Protégé par Nunael durant trente années, Jésus grandit à Nazareth comme tekton, charpentier et maçon. Il soigne un moineau à l'aile brisée, défend une voisine accusée de vol, sauve un âne affolé. Chaque geste est une graine de compassion semée dans un monde que l'Étranger corrompt patiemment.


À vingt-sept ans, baptisé par Jean dans le Jourdain, il affronte l'Étranger en personne dans le désert de Judée. Trois tentations. Trois refus. L'Étranger, incarné pour la première fois, vacille devant une sérénité qu'il ne peut corrompre.


Son ministère dure trois ans. Il prêche l'amour sans condition, protège la femme adultère, enseigne que Dieu est aussi mère. Il honore Marie, reconnaît en elle la source de sa sagesse. L'Étranger, incapable de le toucher, corrompt son entourage : Judas trahit, Caïphe condamne, Pilate se lave les mains.


La crucifixion brise Nunael. Son cri déchire la réalité. Mais la mort n'est pas la fin. Nunael accueille l'âme de Jésus, lui offre une transformation sans précédent : devenir le premier Archange. Il accepte. Il revient au tombeau, glorifié, porteur des stigmates. Marie-Madeleine le reconnaît. Le message survivra.


Au Jardin, Jésus choisit le nom de Paradis, participe à la création des six ordres angéliques, et veille sur l'humanité depuis l'au-delà. Il est la preuve vivante que l'amour traverse la mort.


Chronologie

Vers 4 av. J.-C. — Bethléem, Judée

Jésus naît dans une grotte-étable, fils de Marie et Joseph, et Nunael reconnaît en lui la lumière de La Curieuse.

  1. Marie accouche dans la douleur, assistée d'une vieille parente, tandis que Joseph murmure une prière à ses côtés.
  2. Le nouveau-né cesse de pleurer dès qu'il perçoit la présence de Nunael, et lui offre un sourire que nul autre ne peut voir.
  3. Des bergers, guidés par des visions projetées par Nunael, arrivent pour adorer l'enfant dans sa mangeoire de pierre.
  4. Une étoile éthérée, créée par Nunael, brille au-dessus de Bethléem comme un signe gravé dans la mémoire collective.
  5. L'Étranger, depuis sa prison, observe cette naissance et murmure que cet enfant sera sa prochaine cible.


Vers 12 ap. J.-C. — Temple de Jérusalem

Jésus, âgé de douze ans, interroge les rabbins du Temple et révèle une intuition spirituelle qui dépasse son âge.

  1. Il questionne les sages sur la nature du mal et le libre arbitre, les laissant sans réponse.
  2. L'Étranger tente de corrompre un jeune religieux jaloux, mais Nunael intervient en inspirant un vieillard qui protège l'enfant.
  3. Jésus retourne à Nazareth avec Marie et Joseph, portant en lui une faim de comprendre que rien ne pourra étancher.


Vers 15 ap. J.-C. — Nazareth, Galilée

Jésus devient tekton du village après la mort de Joseph, et sa sagesse pratique commence à rayonner.

  1. Il taille la pierre, bâtit des maisons, façonne des portes et des charrues de ses mains calleuses.
  2. Il défend une voisine accusée de vol, refusant de juger sans preuve et offrant le pain plutôt que la condamnation.
  3. Les villageois murmurent qu'il est naïf, qu'il défend les voleurs, qu'il ne respecte pas l'ordre établi.
  4. L'Étranger souffle ces rumeurs, mais Jésus continue son travail, imperturbable.


Vers 18 ap. J.-C. — Nazareth, Galilée

Jésus recueille un moineau à l'aile brisée et le soigne pendant deux semaines avant de le libérer.

  1. Il examine l'aile avec précaution, confectionne une attelle miniature dans un morceau de tissu arraché à sa tunique.
  2. Chaque jour, il nourrit l'oiseau, panse ses blessures, lui murmure des mots doux.
  3. Quand le moineau s'envole enfin, décrit des cercles au-dessus de sa tête comme un remerciement silencieux.
  4. Nunael observe cette scène et comprend que ses espoirs les plus profonds se réalisent enfin.


Vers 20 ap. J.-C. — Nazareth, Galilée

Un homme sauve Jésus d'une charrette de pierres qui s'effondre, inspiré par Nunael.

  1. L'âne panique, la charrette bascule, les pierres roulent vers Jésus qui marche devant.
  2. Un passant se précipite, pousse Jésus sur le côté, et les pierres s'écrasent là où il se tenait.
  3. L'homme, confus, murmure qu'il ne sait pas pourquoi il a agi, que cela lui a semblé naturel.
  4. Jésus sourit et répond : « Dieu t'a inspiré », sans savoir que c'est Nunael qui a guidé ce geste.
  5. L'Étranger profite de l'épuisement de Nunael pour lui rappeler qu'elle ne peut pas être partout à la fois.


Vers 27 ap. J.-C. — Désert de Judée

Jésus, baptisé par Jean, affronte l'Étranger incarné durant quarante jours de jeûne et de méditation.

  1. L'Étranger apparaît sous forme humaine, vacillant, peinant à maintenir son incarnation.
  2. Première tentation : transformer les pierres en pain. Jésus refuse, affirmant que l'homme ne vit pas seulement de pain.
  3. Deuxième tentation : se jeter du Temple pour prouver sa divinité. Jésus répond que la foi n'exige pas de preuves spectaculaires.
  4. Troisième tentation : tous les royaumes du monde en échange d'une prosternation. Jésus rejette l'offre avec autorité.
  5. L'Étranger menace de corrompre ses disciples, de pervertir son enseignement, de transformer son amour en croisades.
  6. Jésus répond avec une sérénité que l'Étranger ne peut expliquer : son message sera plus fort que toute corruption.
  7. L'Étranger s'évanouit, épuisé par l'incarnation, et Jésus s'effondre, vidé de ses forces.
  8. Nunael joue avec les courants atmosphériques pour amener un vent tiède et quelques nuages de pluie qui le réveillent.


Vers 28-30 ap. J.-C. — Galilée et Judée

Jésus prêche l'amour, la compassion et l'égalité, et son message transforme les foules.

  1. Il déclare : « Aimez-vous les uns les autres », et ces mots simples résonnent en chaque cœur.
  2. Il protège la femme adultère contre la lapidation : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. »
  3. Il honore sa mère publiquement, reconnaissant que tout ce qu'il enseigne, il l'a d'abord appris d'elle.
  4. Il affirme que Dieu est aussi mère, que le divin n'a pas de sexe, que tous sont enfants de la lumière.
  5. Il raconte le Bon Samaritain, le Fils prodigue, et la compassion franchit toutes les barrières.
  6. L'Étranger, incapable de le toucher, se tourne vers Caïphe, les Pharisiens, Pilate et Judas.


Vers 32 ap. J.-C. — Béthanie, Judée

Lazare meurt et Jésus, arrivé trop tard à cause des obstacles semés par l'Étranger, le ressuscite.

  1. L'Étranger retarde Jésus par des mensonges, des intempéries, des malades à guérir sur la route.
  2. Lazare agonise pendant quatre jours tandis que Marie et Marthe veillent à son chevet.
  3. Jésus arrive, pleure avec les sœurs, puis ordonne : « Lazare, sors ! »
  4. L'Étranger prend possession du cadavre et l'anime comme une marionnette, forçant le miracle.
  5. Caïphe convoque le Sanhédrin : Jésus devient trop dangereux, il doit mourir.
  6. Le piège se referme : Judas trahit, Caïphe condamne, Pilate se lave les mains.


3 avril 33 ap. J.-C. — Mont Golgotha, Jérusalem

Jésus est crucifié et meurt après six heures d'agonie, tandis que Nunael pousse un cri qui déchire la réalité.

  1. Il porte la croix sur six cents mètres, tombe, est relevé, tombe encore.
  2. Les clous traversent ses poignets, puis ses pieds, et la croix est dressée dans un choc qui disloque ses épaules.
  3. Il pardonne à ses bourreaux : « Mère, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. »
  4. Il confie Marie à Jean : « Mère, voici ton fils. Voici ta mère. »
  5. Les ténèbres couvrent la terre de midi à trois heures, une obscurité contre-nature, cosmique.
  6. Il crie : « Si Dieu existe, pourquoi m'a-t-il abandonné ? » et Nunael murmure à son oreille qu'elle ne l'a jamais quitté.
  7. Il prononce « TETELESTAI » — tout est accompli — puis remet son esprit.
  8. Nunael hurle, et son cri déclenche un séisme, fend les rochers, ouvre les tombes.
  9. L'Étranger vacille devant la puissance de ce cri, mais reste debout, chancelant, victorieux.


3 avril 33 ap. J.-C. — Tombeau de Joseph d'Arimathie, Jérusalem

Nunael accueille l'âme de Jésus, lui propose de devenir le premier Archange, et il accepte.

  1. L'âme se détache du corps martyrisé, fragile comme un souffle, brisée comme un oiseau frappé par la tempête.
  2. Nunael la saisit avant qu'elle ne s'égare dans les limbes, la berce de sa présence.
  3. Elle lui explique le jeu d'échecs cosmique, la corruption qui menace son enseignement.
  4. Elle lui propose de devenir un archange : un être capable de revenir sur Terre sous la forme qu'il souhaite.
  5. Jésus hésite, blessé par la trahison, déçu par ceux qui l'ont condamné.
  6. Nunael le convainc : son message doit survivre, et il est le seul à pouvoir le protéger.
  7. Il accepte : « Faites de moi un archange. »
  8. La transformation commence : des ailes de pure lumière émergent de son dos, son être rayonne d'une puissance nouvelle.


Aube du troisième jour — Tombeau, Jérusalem

Jésus ressuscite sous forme glorifiée et se révèle à Marie-Madeleine dans le jardin.

  1. Le corps frémit dans le tombeau, les poumons se gonflent, le cœur bat à nouveau.
  2. Les plaies sont là — mains, pieds, côté — mais elles ne font plus souffrir, elles témoignent.
  3. Il sort dans la lumière dorée de l'aube, respire profondément, est vivant.
  4. Marie-Madeleine arrive, voit le tombeau ouvert, le linceul plié, panique.
  5. Jésus prononce un seul mot : « Marie. » Elle le reconnaît et court annoncer la nouvelle.
  6. L'Étranger apparaît et promet de transformer la résurrection en doctrine de domination.
  7. Nunael répond : « La bataille n'est pas terminée. »


2036 ap. J.-C. — Le Jardin

Jésus, premier Archange, participe à la création des six ordres angéliques et au choix des cinq archanges.

  1. Il propose le nom de « Paradis » pour le lieu de paix éternelle.
  2. Il participe à la transformation des premières âmes en anges et angélines.
  3. Il intervient quand Leah refuse la transformation, rappelant à Nunael que le choix doit être libre.
  4. Il conseille de guérir les âmes brisées avant de leur offrir un rôle.
  5. Il vote pour les cinq archanges et soutient la décision de Nunael.
  6. Il observe l'Étranger qui tente de déstabiliser le Jardin, et reste vigilant.


Biographie

La nuit tombe sur Bethléem. Une grotte modeste creusée dans le calcaire, à l'arrière d'une maison de pierre. L'odeur de la paille fraîche se mêle à celle de la sueur et du sang. Marie est là, allongée, le visage pâle, le front couvert de sueur. Joseph tient sa main. Une vieille parente apporte de l'eau. Le travail dure depuis des heures.


Puis un cri. Fragile. Ténu. Le nouveau-né apparaît.


Je suis là. Invisible. Attentive. Je l'enveloppe de mon essence, douce, protectrice, aimante. Il cesse de pleurer. Il ouvre les yeux. Il me regarde — ou du moins, il ressent ma présence. Et il sourit.

Ce sourire me traverse comme une lame de lumière. Quarante mille ans. Quarante mille ans que j'attends ce moment. La lignée de La Curieuse, transmise de mère en fille, de génération en génération, aboutit enfin ici. Dans cette grotte. Dans cet enfant.


Marie le dépose dans une mangeoire de pierre. Il s'endort paisiblement. Dehors, j'ai créé une étoile — pas un astre physique, mais une concentration de lumière éthérée, visible depuis la Terre. Un signe. Un symbole. Les bergers arrivent, guidés par les visions que j'ai semées dans leurs esprits. Ils tombent à genoux. L'histoire commence.


Mais l'Étrange n'est pas loin.

Je le sens dans sa prison, qui observe. Qui calcule. Qui murmure déjà : « Cet enfant sera ma prochaine cible. »


Les années passent. Je veille. Chaque jour. Chaque nuit. Je protège Marie et l'enfant contre le massacre d'Hérode — je glisse un rêve, une urgence, une fuite vers l'Égypte. Je sauve Jésus des soldats, des fièvres, des chutes. Je l'inspire quand il doute. Je le réconforte quand il pleure.


À Nazareth, il grandit. Devient tekton. Charpentier. Maçon. Ses mains portent les cals du métier. Son esprit bouillonne. Il soigne un moineau à l'aile brisée, le nourrit pendant deux semaines, le libère en riant. Il défend une voisine accusée de vol : « Avant d'accuser, assure-toi de connaître la vérité. » Il sauve un âne affolé, poussé sur le côté par un homme que j'ai inspiré.

Chaque geste est une graine. Chaque parole, une semence.


À vingt-sept ans, il quitte tout. Le désert de Judée. Quarante jours sans manger ni boire. Et l'Étranger vient. Incarné. Pour la première fois, il prend forme humaine. Vacillante. Tremblante. Mais réelle.

Trois tentations. Trois refus. Jésus ne cède pas. Pas une fissure. Pas un doute. L'Étranger menace : « Je corromprai tes disciples. Je pervertirai ton enseignement. Je dresserai des bûchers en ton nom. » Jésus répond : « Mon message sera plus fort que toutes tes tentatives de corruption. »

L'Étranger s'évanouit. Jésus s'effondre. Je joue avec les vents pour amener la pluie. L'eau sur sa peau le réveille. Son calvaire est terminé. Sa mission commence.


Trois ans. Trois ans de paroles qui transforment. « Aimez-vous les uns les autres. » Il protège la femme adultère. Il honore sa mère. Il affirme que Dieu est aussi mère, que le divin n'a pas de sexe. Il raconte le Bon Samaritain, le Fils prodigue. La compassion franchit toutes les barrières.


Mais l'Étranger ne peut le toucher. Alors il touche les autres. Caïphe. Les Pharisiens. Pilate. Judas. Le piège se referme. Lazare meurt — l'Étranger retarde Jésus, sème des obstacles sur sa route. Le miracle de la résurrection est forcé, manipulé. Caïphe convoque le Sanhédrin. La sentence tombe.


Gethsémani. La nuit. Les flambeaux. Le baiser de Judas. Les chaînes. Le procès est une mascarade. Caïphe viole la Loi. Pilate se lave les mains. La foule crie : « Crucifie-le ! »

Golgotha. Neuf heures. Les clous. Le bois. Le sang. Six heures d'agonie. Il pardonne. Il confie Marie à Jean. Les ténèbres couvrent la terre. Il crie : « Si Dieu existe, pourquoi m'a-t-il abandonné ? » Je murmure à son oreille : « Je ne t'ai pas abandonné. Ta mission n'est pas terminée, je t'attends. »

« TETELESTAI. »


Tout est accompli.


Il meurt. Et je hurle. Mon cri déchire la réalité. La Terre tremble. Les rochers se fendent. L'Étranger vacille. Mais il reste debout.


Je recueille son âme. Fragile. Brisée. Je la berce. Je lui explique. Je lui propose. Il hésite. Il est blessé. Trahi. Déçu. Mais il accepte.

« Faites de moi un archange. »

La transformation commence. Des ailes de lumière pure émergent de son dos. Son être rayonne. Il est toujours Jésus. Mais il est aussi bien plus.

Il revient au tombeau. Glorifié. Les plaies témoignent mais ne souffrent plus. Marie-Madeleine le reconnaît. « Rabboni ! » Elle court. Le message survivra.


L'Étranger promet de tout corrompre.

Je réponds : « La bataille n'est pas terminée. »


Au Jardin, Jésus propose le nom de Paradis. Il participe à la création des ordres. Il veille. Il attend. Il est le premier. Le modèle. La preuve que l'amour traverse la mort.


Et quelque part, dans les profondeurs de sa prison, l'Étranger sourit aussi. Mais pour des raisons très différentes.


La transformation

Jésus ne porte pas de cristal durant sa vie. Il n'en a pas besoin. Sa lumière est innée, héritée de La Curieuse, transmise par Marie, nourrie par trente années de protection divine. Il n'est pas un Schattenjäger. Il est autre chose. Quelque chose de nouveau.


Son enfance à Nazareth est celle d'un homme ordinaire. Tekton. Charpentier. Maçon. Il taille la pierre, bâtit des maisons, façonne des charrues. Mais chaque geste porte une intention. Chaque parole porte une graine. Il soigne un moineau. Il défend une voisine. Il sauve un âne. Il ne cherche pas la gloire. Il cherche la vérité.


À douze ans, dans le Temple, il interroge les rabbins. À quinze ans, il devient le pilier de sa famille. À vingt ans, il sauve un homme de la noyade sans réfléchir. À vingt-cinq ans, il commence à sentir l'appel. Une faim. Un besoin de comprendre. De transmettre.


Le baptême dans le Jourdain marque le début. Le désert, l'épreuve. L'Étranger incarné le tente trois fois. Trois refus. Jésus ne porte pas de cristal, mais il porte quelque chose de plus précieux : une intégrité que nul ne peut corrompre.


Son ministère est celui d'un homme libre. Il prêche sans temple. Il guérit sans paiement. Il enseigne sans hiérarchie. Il honore les femmes, protège les faibles, pardonne les coupables. Il est la preuve vivante que l'humanité peut s'élever.


La crucifixion est la fin de l'homme. La résurrection est la naissance de l'Archange.


Nunael accueille son âme. Le berce. Lui explique. Lui propose. Jésus hésite — il est blessé, trahi, déçu. Mais il comprend. Son message doit survivre. Et il est le seul à pouvoir le protéger.

« Faites de moi un archange. »


La transformation est immédiate. Des ailes de pure lumière émergent de son dos. Son être rayonne d'une puissance nouvelle. Il est toujours Jésus. Mais il est aussi bien plus. Il peut revenir sur Terre sous la forme qu'il souhaite. Il peut veiller. Il peut guider. Il peut protéger son enseignement depuis l'au-delà.

Au Jardin, il choisit le nom de Paradis. Il participe à la création des six ordres. Il conseille. Il veille. Il est le premier Archange. Le modèle. La référence.


Nunael le dote d'un pouvoir unique : la capacité de revenir sur Terre à volonté, sous n'importe quelle forme, pour guider ceux qui croient en lui et protéger son enseignement. Chaque apparition coûte cent années de son essence vitale — il dispose de cinq millénaires. Cinquante manifestations possibles. Pas plus.


Jésus accepte. Il est le premier. Il ne sera pas le dernier.


Pourquoi il a été choisi ?

Jésus a été choisi parce qu'il est le seul être humain à avoir aimé sans condition, servi sans attendre de récompense, et pardonné jusqu'au bout. Il porte en lui la pureté que Nunael cherche depuis quarante mille ans. Sa lignée remonte à La Curieuse, première femme touchée par la lumière divine. Sa mère, Marie, a transmis cette lumière de génération en génération.


Il a résisté à l'Étranger incarné. Trois tentations. Trois refus. Aucune fissure. Aucun compromis. Là où d'autres auraient cédé — par faim, par orgueil, par soif de pouvoir — Jésus est resté debout. Sa sérénité a ébranlé l'Étranger lui-même.


Il a honoré les femmes. Il a reconnu en Marie la source de sa sagesse. Il a protégé la femme adultère. Il a confié son message à Marie-Madeleine. Dans un monde patriarcal, il a choisi l'égalité.


Enfin, il a accepté la mort sans fuir. Il a choisi la croix plutôt que la désertion. Et dans cette acceptation, il a prouvé que l'amour est plus fort que la peur. Que la vérité survit au mensonge. Que la lumière traverse les ténèbres.


Son apport à la Saga

Jésus apporte à la Saga la preuve que l'humanité peut s'élever. Dans un monde corrompu par l'Étranger, dominé par la peur et la hiérarchie, un homme a choisi l'amour. Pas l'amour romantique. Pas l'amour familial. L'amour universel. L'amour qui pardonne au bourreau. L'amour qui protège l'étranger. L'amour qui refuse de haïr même quand la haine serait justifiée.


Il est le premier Archange. Le modèle. La référence. Tous ceux qui viendront après lui — Hypatie, Ada, Tomyris, Avicenne, Léonard — marcheront dans son sillage. Il a ouvert la voie. Il a prouvé qu'un humain pouvait transcender sa condition mortelle sans perdre son humanité.


Au Jardin, il est la voix de la compassion. Quand Nunael hésite, il rappelle que la guérison doit précéder le jugement. Quand les archanges doutent, il raconte le Fils prodigue. Quand l'Étranger tente de déstabiliser le Jardin, il reste debout, serein, inébranlable.


Il apporte aussi la tragédie. Son enseignement a été corrompu. Paul a écrit que les femmes doivent se taire. Constantin a transformé la foi en instrument de pouvoir. Tertullien a fait de Marie la porte du diable. Augustin a projeté sa honte sur Ève. L'Étranger a gagné des batailles. Mais pas la guerre.


Car le message de Jésus survit. Dans chaque acte de compassion. Dans chaque pardon accordé. Dans chaque main tendue vers l'étranger. L'Étranger peut corrompre les institutions. Il ne peut pas corrompre l'amour.


Jésus est aussi le lien entre la Terre et le Jardin. Il peut revenir. Cinquante fois. Sous n'importe quelle forme. Il est le pont entre les vivants et les morts. Entre le visible et l'invisible. Entre le chaos et l'ordre.

Enfin, il apporte l'espoir. L'espoir que même après la trahison, même après la croix, même après la mort, il reste quelque chose.


Une lumière. Un souffle. Un mot prononcé dans le jardin : « Marie. »


Et ce mot suffit à changer le monde.


Conclusion

Jésus de Nazareth n'est pas un dieu. Il n'a jamais prétendu l'être. Quand un enfant lui demande s'il est divin, il répond : « Non. Je suis un homme. Juste un homme qui porte un message universel. » Cette humilité est sa force. Cette humanité est sa grandeur.


Il est né dans une grotte. Il est mort sur une croix. Entre les deux, trente-trois années de paroles qui ont transformé le monde. Pas par la force. Pas par la conquête. Par la douceur. Par le pardon. Par cette capacité unique à voir la lumière même dans les ténèbres les plus profondes.


L'Étranger a tout tenté. Les tentations dans le désert. La trahison de Judas. Le procès truqué. La crucifixion. La corruption de Paul, de Constantin, de Tertullien, d'Augustin. Il a transformé l'amour en croisades, l'égalité en hiérarchie, la compassion en inquisition.

Mais il n'a pas gagné.


Car le message survit. Dans chaque main tendue. Dans chaque pardon accordé. Dans chaque femme qui refuse de se taire. Dans chaque enfant qui demande : « Pourquoi ? » Le message de Jésus n'est pas une religion. C'est une promesse. La promesse que l'amour est plus fort que la haine. Que la vérité survit au mensonge. Que la lumière traverse les ténèbres.


Au Jardin, Jésus veille. Il observe la Terre à travers le Planétarium. Il voit les guerres, les famines, les injustices. Il voit aussi les actes de compassion, les pardons, les mains tendues. Et il sait. Il sait que la bataille n'est pas terminée. Mais il sait aussi qu'elle ne sera jamais perdue.


Il est le premier Archange. Le modèle. La preuve vivante que l'humanité peut s'élever. Que la mort n'est pas la fin. Que l'amour, même crucifié, même trahi, même oublié, finit toujours par ressusciter.

Quelque part, dans les profondeurs de sa prison, l'Étranger sourit. Mais pour des raisons très différentes.

Et Jésus, au Jardin, sourit aussi.


Car il sait quelque chose que l'Étranger ne saura jamais : la lumière n'a pas besoin de vaincre les ténèbres. Elle a seulement besoin d'exister.


« À celui qui a aimé sans condition, et qui continue d'aimer depuis l'au-delà. »

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