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Il y a ... une autre vie
Non-fiction
Biography
calendar Veröffentlicht am 30, März, 2026
calendar Aktualisiert am 30, März, 2026
time 8 min

Il y a ... une autre vie




Ce n’était pas prévu. De reprendre encore une fois la plume pour toi.

Mais à la fois, c’est grâce à toi qu’elle s’est envolée, il y a …"une autre vie".


Tout allait bien. Être droite dans ses mocassins de danse et sa colonne, ça aide à évoluer face à de multiples rencontres et situations.


Je ne vous ai pas repérés dès le début. Loin de là ! J’ai failli foncer vers vous sans le savoir. J’ai fais demi-tour, je ne sais même pas pourquoi. J’ai repéré des silhouettes qui me semblaient plus familières ailleurs, je crois. Tu imagines si j’étais allée jusqu’à votre table !


Je t’ai aperçu peu après, de loin. Mais ça a été.

Grande salle. Beaucoup de monde présent et à venir. Chacun son espace. Tout va bien.


Confirmation peu après. Les « champions » d’un côté, les sous-catégories de l’autre : ça m’allait. Que j’ai aimé être une sous-rien ! Et pour de vrai, ces compétitions prétentieuses m’indiffèrent.


Mais... C’est bête : je ne me suis pas préparée au soir.

Oui : c’était l’occasion.

Oui.

Mais je n’y ai pas pensé à un seul moment à comment ça allait se passer ce putain d’atelier. J’avais un peu l’espoir - complètement naïf et irraisonné - que vous n’y participeriez pas.


D’un seul coup, ça a été la panique ! Pourquoi je n’ai pas été capable de voyager vers le fond de la salle : il y a avait tant de monde, ça n’avait pas de légitimité de trouver une place là-bas mais peut-être que c’était jouable ! J’évaluais les couples et je me disais que misère, j’allais nécessairement atterrir dans tes mains ! Finalement, peut-être pas, vu l’option de faire deux groupes prise ensuite par les profs…


Mon coeur a commencé à jouer de la bombarde. J’ai réalisé que j’allais encore me foutre en l’air à chercher à affronter une situation que je n’avais pas choisie. Devoir s’avancer peu à peu en ta direction : retourner en arrière vers mes anciennes émotions. Ne rien dire. Faire comme si de rien. Parce que la vigie était non loin.


Non.


Je me suis dit que je n’étais pas obligée de m’infliger cela.


J’ai fait le choix de me retirer de ce marasme silencieux.

De ne pas finir asphyxiée d’angoisse.


Je ne veux plus me demander ce qu’il se passe dans vos têtes.

Je ne veux plus perdre le contrôle de mon coeur, ni trembler parce que tu sais trop de moi.


Je ne veux surtout plus chercher à comprendre tes regards. Toi qui ne m’adresse pas la parole, d’humain à humaine.

Je sais que ce n’est pas facile. Mais tu le vois bien : notre langue muette n’a plus lieu d’êtres maintenant.


Alors, j’ai fais le choix de la lisibilité :

« Regarde : je ne toucherai pas à ton époux. »

« Vois : je ne veux plus m’exposer. Ce que nous avons vécu touche au plus intime de moi-même. Cela ne regarde personne d’autre. Ne me force pas à jouer un jeu dont je n'ai pas les règles, ni l'envie. Ne me force pas. »


Alors surtout : j’ai fais le choix de moi.



https://youtu.be/ILDJRpJIPH8?si=v44qtpNwiKqw1e3O



Je ne sais plus si je te l’ai raconté dans un de mes derniers détours : l’été dernier, j’ai révélé ton histoire - la nôtre - à une amie pour lui expliquer ma part de responsabilité dans les choix de mon connard d’ex-époux. Car oui, je suis responsable d’une de ses fêlures - tout en ayant malgré tout cherché à être soigneuse avec tout le monde et en ayant été honnête. De son côté, il m’a totalement brisée, après un millefeuille de mensonges à avaler. Je pense que je l’ai amplement payé mon rêve de toi.


J’étais encore amère. Je lui ai dit : « Tu te rends compte comme c’est lâche de n’avoir pas même voulu me parler. J'avais juste besoin de cela. »

Et elle m’a répondu : « A., tu ne sais pas comment il a vécu tout ça. Peut-être qu’il a fait ce qu’il a pu. »

Rien à faire, je n’étais pas convaincue.

Et puis, les jours ont passé et la vase d’amertume est retombée.

Et j’ai pu me mettre à ta place. Avant - il y a une autre vie - je n’avais pas pu. Je souffrais trop.


À ta place, dans la configuration d’alors. Le mariage. Le bébé. Qu’est-ce que j’aurais fait ? Oui, peut-être…


Il en est un qui m’avait dit : « Il t’a tenu à distances pour ne pas mettre en péril sa famille. » C’était les propos d’un homme mais pareil, je n’avais pas réussi à m’en convaincre.


Aujourd’hui qu’un chapitre entier de ma vie semble s’être refermé, et étrangement maintenant que je n’en cherche plus la lecture, je veux bien faire mienne cette version de l’histoire.


Je t’ai vu trébucher avant de trouver le courage de passer non loin de moi. Que j’ai aimé ta maladresse dans laquelle je me suis retrouvée : piètre équilibriste sur un fil d'émotions. J’avais envie de te sourire pour te dire : tout va bien. Sauf que j’étais moi-même en équilibre précaire quoiqu’assise sur mon banc.


C’est pour cela que je te souhaite d’être heureux dans une vie qui sera sans moi, B.


Gardons cette porte du passé fermée, le chapitre clos.

Je n’ai pas cette force.

Peut-être juste « pas encore »... Peut-être « plus jamais ».

Je n'ai pas cette force pour exaucer ce voeu de danser encore une fois avec toi.


Cela a été ma déflagrante vérité. Je n’ai pas la force.


Et il ne me reste plus, pour ne pas me sentir minable, qu’à me répéter que c’est mieux comme ça. Car moi je n’ai personne pour me réceptionner si je chute. Me consoler quand ce sont mes larmes.


Tu as fait le bon choix. Tu as aujourd’hui tous les bonheurs. Préserve-les.

Moi maintenant, je vais prendre soins de moi.


Face A :

https://youtu.be/2nOB_2DQi9U?si=tS1aCyF9wSfZzYHW


Peut-être que ces retrouvailles n'auront servi qu'à cela mais c'est une grande joie pour moi de pouvoir enfin te la partager (sauf si j'ai oublié que je l'ai déjà fait. Tu sais bien... ma mémoire s'est pris une sacrée chute dans la faille de tes mains).

Quand j'avais encore mon corps de jeune femme, presqu'intacte de cicatrices visibles, je voulais la chorégraphier pour te dire...


Peut-être un jour auras-tu l'envie de faire de même ?


Elle me fout un d'ces frissons... Pas toi ?







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