Dimanche 22 février 2026
Dimanche 22 février 2026
La nuit n’avait presque pas existé, lorsque nous nous sommes remises à la tâche. Au gré de nos efforts, l’appartement avait partiellement pris forme, juste assez pour qu’elles se sentent enfin un peu chez elles. Quelques heures plus tard, dans le train du retour, le sommeil tant espéré n’en finissait plus de s’échapper. Il fallait encore conduire, défaire les bagages, gérer toutes les petites tâches du quotidien laissées en suspens et puis se laver, retirer de mes cheveux les odeurs du dehors, me sentir enfin propre. Je m’embobinais moi-même, me répétant en boucle encore un peu, encore un peu, feignant d’ignorer tout ce qu’il restait à accomplir avant, enfin, de pouvoir me blottir sous ma couette. Mon corps oscillait entre le vertige et la nausée, épuisé, mais continuait à répondre à mes demandes comme un bon petit soldat bien dressé. Malgré l’eau et le savon, l’impression de n’avoir pas fait assez collait encore à ma peau, emplissant ma bouche du goût trop familier de la culpabilité. Mes limites étaient dépassées depuis longtemps déjà, pourtant quelque chose en moi criait à l’insuffisance.
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