Celle qui comptait...
Celle qui comptait…
Depuis des années déjà
Et même, bien plus que ça
Elle comptait chaque instant,
Bons et mauvais moments.
On la regardait sans vraiment la voir,
Pressés, distraits, parfois austères,
Comme si elle devait, matin et soir,
Rendre des comptes à l’univers.
Les uns disaient qu’elle avançait
À grand train d’une allure excessive.
Les autres juraient qu’elle traînait
Dans sa cadence trop poussive.
Jamais personne n’imaginait
Que de son mieux, elle faisait !
Et puis il y avait ce cœur…
On l’entendait battre bien fort.
Quel vacarme ! disait-on parfois,
Sans même s’en soucier, au-delà.
Pourtant ce cœur, humble artisan,
Façonnait les secondes patiemment,
Clouant au mur du quotidien
Les heures, les jours et les moments.
Mais nul ne pense à remercier
Celle qui compte sans relâche.
On préfère souvent accuser
Celle qui veille sans qu’on le sache.
Les années accumulées l’avaient usée,
Et ses battements — rendus irréguliers
Hésitaient parfois dans la nuit
Comme un pas fatigué qui fuit.
Mais un matin, sans prévenir,
Son cœur s’arrêta net — soudain.
Un silence étrange vint.
De ceux qu’on ne sent pas venir,
Un silence dense, presque humain…
La vieille horloge n’avait plus de ressort.
Et ni aujourd’hui ni demain,
Le temps — ne lui importera plus si fort.
PascalN — Auteur
Le contemplateur éphémère ©
« Scènes de vie »
Photo : Takashi Sakamoto (@bookslope) — Unsplash — image recadrée.
Note de l’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN — Auteur Le contemplateur éphémère », est l’unique propriétaire et auteur de ce texte « humanuscrit », de même que de tous les droits connexes. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence qui accompagne ce texte sur le réseau Panodyssey. Les IA du logiciel Antidote et de ChatGPT ont été utilisées uniquement à des fins de correction orthographique, grammaticale et typologique.
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Ici écrit PascalN — auteur Le contemplateur éphémère. J’observe les humains, le monde, la vie… et même les machines. Mais contempler ne signifie pas consentir à être dévoré.
Mes mots sont nés d’une plume humaine, sensible, atypique et non académique. Vous pouvez les lire, peut-être même les méditer — mais pour vous en nourrir, il faudra montrer patte blanche… et obtenir mon accord.
Moralité : le contemplateur est éphémère, ses droits ne le sont pas.
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Comentario (2)
Harold Cath hace 5 horas
Je l'ai lu sans percevoir le temps s'écouler. Merci pour ce moment qui se fige dans le temps… au final.
Jackie H hace 10 horas
Très belle chute... et on relit tout le poème autrement ! 👍🏻🙂