Ce monde sans toi
Te rappelles-tu d’hier comme je me rappelle de toi ?
Te souviens-tu ne plus pouvoir te passer de moi ?
Cette dépendance affective, à vouloir être deux,
À ne plus savoir que faire si ce n’est te perdre dans mes yeux.
J’ai essayé de lutter, de te laisser tranquille,
Mais je l’avoue ton sourire me rend bien habile.
Ton odeur m’entraîne dans des contrées paisibles,
Qu’aucunement je ne pensais possibles.
Chaque jour une joie, chaque jour un rêve,
Comment ai-je fait dans ce monde sans toi ?
Tout est plus gai aujourd’hui sous mon toit,
Convaincu d’avoir découvert ma sève.
Et puis vint le jour où tu as enfin décidé,
Qu’il était grand temps pour toi de te libérer.
Tes premiers petits pas, mon tout entier en émoi ;
Tes premiers petits pas, ton début loin de moi.

Photo : Nadejda Bostanova @ Pexels.
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Comentario (2)
Pascaln — Le Contemplateur Éphémère hace 1 día
Lorsque Wallas "nouvelliste" laisse sa plume à Wallas "poète", sur un aussi joli thème c'est beauté.
E C Wallas hace 18 horas
Je suis ravi que mes promenades vous plaisent également !
Je suis, d’ordinaire, assez discret sur ma vie privée mais hier je ressentais le besoin d’écrire ces mots.
Jackie H hace 1 día
Nous aimons nos enfants pour qu'ils nous quittent, ils sont la flèche et nous sommes l'arc, c'est ce que nous devons nous dire avant même de penser à les concevoir, sinon c'est foutu, ils nous paraîtront toujours grandir trop vite 😏 mais ils donnent un tel sens à nos vies, aussi 🙂
E C Wallas hace 1 día
Effectivement, j’aurais l’impression d’avoir fait du bon travail le jour où mon enfant souhaitera (et pourra !) devenir indépendant.
Et oui, il n’y a jamais eu de meilleure raison de faire les choses que sa petite bouille.
Comme je le dis toujours à ceux qui vont devenir parents et auxquels les gens n’arrêtent pas de dire « Oulala bonne chance » : Oui, parfois ce sera dur, mais ce sera les moments durs les plus agréables et les plus beaux de la vie.
Je vais m’arrêter là sinon je vais me lancer dans une tirade sur justement ces gens qui ne peuvent s’empêcher de tirer vers le bas ceux qui vont se marier ou faire des enfants, comme si ce n’étaient que des issues négatives haha.
Jackie H hace 19 horas
Oui, c'est tout le défaitisme de notre époque, auparavant quand des gens se mariaient ou faisaient des enfants, ce qu'on leur disait c'était "Félicitations !", aujourd'hui ce n'est plus du tout pareil, on leur dit plutôt "Ouh là là, bonne chance" voire bien pire 😕 et pour tout le reste c'est pareil. Bon je reconnais que le monde actuel n'a pas grand-chose de très inspirant, mais pourquoi tirer vers le bas tous ceux qui essaient de faire quelque chose de bon de leur vie ? J'ai vu passer un texte de verligne dans le fil d'actu qui me paraît épingler tout ce négativisme fatigant avec beaucoup de justesse 🙂
E C Wallas hace 17 horas
Ce défaitisme est usant, et malheureusement ma réponse est de simplement mettre ces gens de côté.
Alors oui, ça fait moins de gens autour comparé aux générations d’avant, mais il m’est inconcevable de construire une amitié sur la base d’un sentiment misérable.
Les « Ah mais tu verras l’amour va disparaître après ! » à chaque petit cadeau ou attention, j’y réponds plus franchement dorénavant en leur disant que ce n’est pas parce qu’ils sont tristes et malheureux que je le suis également.
Je repense à une fois où un de mes précédents collègues avait annoncé à tout le monde qu’il allait se marier et que sa future femme était enceinte, j’ai été le seul, et je dis bien le seul, à le féliciter.
Au final, quand il s’agissait de s’émerveiller sur les sentiments de l’amour et de la future parenté, il ne venait parler plus qu’avec moi car tous les autres le rendaient anxieux. C’était… triste.
Jackie H hace 16 horas
Ça fait moins de gens autour ? Mieux vaut être seul que mal accompagné, c'est ce que mon père m'a toujours appris et je lui ai toujours donné raison sur ce point. Dans la vraie vie, je suis une grande solitaire et ce n'est pas sans raison 😏
Ce n'est pas parce que les autres sont tristes et malheureux qu'on doit l'être également : je dirai plutôt que ce n'est pas parce que beaucoup d'autres sont tristes et malheureux qu'on doit l'être aussi, qu'on doit se croire obligé de l'être et que ça doit devenir le nouveau snobisme de l'époque – même si je crois que ça fait déjà quelques décennies que c'est le cas, on n'a pas attendu le vingt-et-unième pour ça.
Finalement, garder l'espoir et la foi en la vie est une forme de résistance ✊🏻🙂
E C Wallas hace 14 horas
Tant qu’on est bien, tout va bien ! 😁