J’AI PRIS LA PERPÉTUITÉ
J’AI PRIS LA PERPÉTUITÉ
Ici, je ne vais pas me plaindre.
En tant que malade chronique,
Mon état constant me fait craindre
Des étrangetés acoustiques.
Oui, j’ai pris la perpétuité,
Je n’ai pourtant rien fait pour ça,
Je n’ai pas bu, n’ai pas fumé.
Enfant, j’ai connu quelques bas.
Ainsi, je n’ai que peu d’attache
Pour la vie que je dois mener.
Le jour où mon âme s’arrache,
Non, je n’aurai aucun regret.
Car j’espère la vie d’après,
Celle où je connaîtrais mon sort.
J’espère voir Allah de près,
Quand viendra l’Ange de la Mort.
Ici-bas, beaucoup de souffrances
Me font goûter à l’amertume
De fruits imposés et si rances,
Qu’à l’intérieur, je me consume.
Je me console car je sais
Que cette vie est éphémère.
Quand mes œuvres seront pesées,
J’irai sous les pieds de ma mère.
Perpétuité pour ici-bas,
Pour la vraie vie, le Paradis.
Je veux ma place dans l’au-delà
Auprès du seul et vrai Wali.
Fatiguée des futilités,
J’ai hâte que vienne le Jour
Où nous devrons nous humilier
Pour supporter nos passés lourds.
Oui, j’ai pris la perpétuité,
Tout en cela n’est pas mauvais,
Et ce n’est pas l’éternité,
Par ma fin je serai sauvée.
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