

A toi Gaïa, à toi mon phénix
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A toi Gaïa, à toi mon phénix
Gaïa
Je t’écris ces mots de 2025, en ce mois de juin, observant un magnifique ciel bleu, dont je ne peux apprécier toute sa somptuosité.
En ce jour de printemps, j’espère de tout cœur que tu as réussi à renaître de tes cendres, que tu as retrouvé tes forces, tel un Phoenix qui s’embrase, avant de ressusciter dans une version si majestueuse de toi-même.
À cet instant, je touche le fond des abysses de mon propre esprit, je coule à pic avec tellement de remords, enfermé ne trouvant pas la clé. Ayant pour seule compagnie, mes craintes et mes déceptions, ne me rendant pas fière de la personne que j’ai été.
Renaitre. Ce mot qui découle de renaissance.
Prends le temps de le décomposer en observant les deux mots qui en découlent : re et naître. Chaque terme à une signification si belle et puissante.
Naitre une deuxième fois, c’est cela que ce petit mot veut dire. Mais, que signifie-t-il réellement ?
Telle l’Histoire humaine, nous évoluons. À chaque fois qu’un être vient au monde, ses parents lui enseignent le bien et le mal de la façon dont ils le perçoivent. Il grandit et évolue selon leurs critères, sans que tu ne sois maître du processus.
L’évolution est sensiblement immuable. Lorsque tu nais, tu inspires tes premières particules d’oxygène. Le renouveau, lui, tu le vis plus tard, après avoir inhalé des milliards de fois ces molécules. Tu fais un grand ménage dans ta vie, après que l’on t’a enseigné les fondements de celle-ci. Ce changement, c’est toi qui le prends en main, tu deviens ton propre parent. Tu deviens ton propre guide. Après avoir tracé et définis toi-même le parcours avec chacune des routes empruntées et des arrêts sur celle-ci.
Tu dois te questionner et te dire : « Pourquoi cette lettre ? Pourquoi ces mots vingt ans plus tard ? ».
Remémore-toi ces années si difficiles, sans te laisser sombrer. Regarde le chemin que tu as parcouru. Du moins, je l’espère... À présent, écoute mes pensées en priant que ce que je t’expose, je l’aurai accompli.
La renaissance un mot si anodin, empli de sens, cependant, il ne fluctue pas de la même façon pour tout le monde. Pour moi, à cet instant, il raisonne à cette fréquence :
Il représente le fait de tourner la page, sur chaque action et choix que j’ai pu faire. Me pardonner et revivre, afin de profiter de ce paysage chaque jour. C’est lâché toutes ces pierres qui me lestent depuis tant de temps, pour remonter mètre par mètre à la surface de ce vaste océan, respirant l’air pur, dans le but de retourner sur cette plage au sable si doux et chaud.
Reconquérir cette âme disparue, faire se volatiliser cette partie de moi qui étouffe de toutes ses souffrances et regrets.
Tu dois commencer à te remémorer tout ce dont je te parle. Si tout cela ne fait couler aucune larme sur ce doux visage, c’est que j’ai enfin gagné ma guerre. Gagner ces batailles dont je ne pensais avoir la victoire.
Tu dois avoir un sourire aux coins des lèvres de te dire : « Oui, j’ai réussi à faire cela et bien d’autres encore ».
Parce que oui, renaissance signifie cela pour moi, mais elle cache dans son âme, bien discrètement, le moi que j’ai pu être avant de couler.
Cette partie d’enfance qui disparaît petit à petit et que je souhaite réanimer. Cet enfant qui pleure pour une égratignure et non pour des douleurs mentales ; qui rigole sincèrement devant un dessin animé ou en jouant avec son chien et non pour donner le change, qui sourit parce qu’il est heureux et innocent de toutes les souffrances du monde. Ces rires, ces pleurs, cette joie, tu dois les avoir retrouvés, elles t’ont conquis et tu ne peux t’en passer.
Sans bonheur, tu ne peux pas réellement revenir, et toi, Gaïa, je souhaite de tout mon cœur que tu l’as réussi. Que tu as accompli chacun de tes rêves enfuis, ceux que tu n’osais pas hurler à plein poumon, par peur de ne pas le mériter. Ces rêves si anodins, grandioses et enfantins. Tu as réussi à retrouver celle que tu es, sans te mentir, ni même te cacher sous un masque, le montrant sans peur ni même honte, sans prendre en compte ce que peuvent penser ces hypocrites et ce que tu as vécu.
Au moment où j’écris ces mots, j’espère que tu as réussi ta métamorphose, tu, ou du moins je vis ce que je rêvais, silencieusement, avec mon entourage.
Les personnes que l’on compte sur les doigts d’une main, qui sont là pour t’encourager, te soutenir dans tout ce que tu fais, qui ne chercheront jamais à te poignarder dans le dos, à te descendre de jalousie pour ton talent, tes dons, ta façon de gérer certaines choses qu’eux n’ont su réussir, ces âmes pures et véritables envers toi.
Mais tu y es parvenu. Tu lis ces mots, 20 ans plus tard. Sans trésailler, sans honte, sans regret, sans faiblesse. Ta famille, proche de toi, ta femme ou ton mari, tes enfants aussi, probablement avec une bague à ton doigt et ton cœur battant tellement fort de bonheur et de fierté.
Tu es là, en vie, entière, fière et reconstruite de tout ton passé. Tu peux en parler sans pleurer parce que tu as tout accepté, malgré ce qui a pu se passer, de bénéfique comme de néfaste.
Tu es triomphante.
Regarde à tes côtés. Chaque personne qui est là, elle est présente pour toi, et pour qui tu es réellement, malgré tes zones d’ombre et de folie. Ils sont ces diamants purs, uniques que tu aimes et pour qui tu donnerais tout, même ta propre vie.
Tu t’es battu malgré les doutes. Parfois, tu as coulé à nouveau, ou une nouvelle pierre est venue saisir ta cheville, mais tu n’as pas lâché, tu as coupé filament après filament. Chaque corde cisaillée pour laisser tomber ces poids qui te maintenaient au fond du gouffre.
Tu es ta renaissance.
Tu es ton Phœnix.
Regarde ton parcours et ce tatouage que tu voulais réaliser. Sois fière de toi Gaïa, parce que tu as réussi à prouver que tu n’étais pas une cause perdue et que tu le méritais.
Je mérite ce bonheur, nous méritons ce bonheur…

