L’écriture de mon premier vrai roman
L’écriture de mon premier vrai roman
Pour ceux qui l’ont vu, j’ai publié dernièrement de nombreuses illustrations d’Angel’s Stars, une histoire que je ne me décide pas à publier tant que je ne l’ai pas achevée. C’est un défi de taille pour moi, qui me lance dans des tas d’histoires et de projets dont une bonne partie ne sont jamais achevé (mes nombreuses Creative Rooms en témoignent). Pour éviter de me laisser entraîner par des publications prématurées, j’ai décidé de garder cette histoire pour moi.
Deadly Waltz
Logiquement, c’est bien Deadly Waltz, dont j’avais « fini » un premier tome, qui constitue mon premier roman. Cependant, il date déjà de plusieurs années, et depuis, mon style d’écriture a beaucoup évolué. Et s’il y a bien une chose que je changerais à cette histoire, c’est l’humour. Au fil du temps, je me suis rendu compte que personnellement, je détestait lire un livre qui me fait me sentir plus mal après l’avoir lu qu’avant. À présent, près de six ans après avoir commencé à écrire des histoires, à être passé de petits chapitres de 700 mots à une moyenne de 3000 mots maintenant, d’avoir essayé différents styles, différents univers, j’ai enfin trouvé la plume qui me convient.
Donc même si Deadly Waltz était le premier roman que j’ai écrit, il est très imparfait et aurait bien besoin d’un bon coup de remise à neuf.
Une nouvelle folie
Contrairement à certains auteurs qui réfléchissent longuement à leur histoire avant même d’écrire le premier mot, je suis plutôt du genre impulsif, à écrire au gré de ses envies. Et Angel’s Stars n’était pas une exception à la règle. À l’origine, alors que je n’avais même pas en tête toute l’intrigue, je me lance dans un projet fou : écrire une histoire pour ma petite amie. Je réalise la couverture à temps, mais je tarde à écrire le premier chapitre pour la date fatidique. Elle reçoit donc son cadeau avec un léger retard, à la fin du mois de novembre
Ainsi commence sans doute la meilleure histoire que j’ai écrite jusqu’à présent.
Je tarde un peu dans l’écriture, je suis à ce moment en prépa médecine, je travaille le soir en rentrant, mais je profite des pauses pour taper quelques paragraphes chaque jour. Avançant sans aucun plan, il me faut un peu de temps pour savoir quoi écrire et comment le faire, mais je commence à préparer les bribes d’une intrigue plus ou moins intéressante.
Au chapitre un, je présente Daliah, protagoniste et personnage point de vue de l’histoire, qui mène une vie tranquille dans la forteresse, une école permettant aux gens de contrôler les Arcanes, des pouvoirs surnaturels. Elle rencontre plus tard Abyss, qui deviendra un camarade très talentueux en maîtrise des Arcanes, mais un véritable aimant à ennuis. Parmi ces ennuis se trouve Nivalith, principal antagoniste de l’histoire qui n’aura de cesse de chercher à lui mettre la main dessus.
À la fin du chapitre 3, ma petite amie semble vraiment apprécier l’histoire, et je me dis qu’il y aurait moyen de poursuivre cette histoire un peu plus longtemps. Sans lui révéler ce que je prépare, je laisse seulement entendre de temps en temps ce que je prévois, et je lui laisse parfois quelques citations de personnage sans contexte.
À la fin du mois de février, j’accélère mon rythme d’écriture. L’histoire, que je fais lire à deux amis et ma petite amie, semble leur plaire, autant que les personnages. Je me surprends moi-même à aimer la plupart de mes personnages, et même d’aimer détester certains d’entre eux. Cette fois, c’est une certitude, je veux finir ce livre, et le proposer à une maison d’édition.
Déclin
Fin avril 2025, je quitte la prépa médecine en étant au bord de la déprime. Les autres élèves me tiraient vers le bas, et j’ai préféré partir pour continuer de travailler à la maison. Ma petite amie et moi nous nous séparons peu après, mais nous restons amis et en très bons termes. Aujourd’hui, nous discutons encore beaucoup. Je profite d’un bref repos, avant de reprendre les révisions pour réussir le concours d’entrée en médecine. La progression du roman freine, je n’avance presque plus à cause des études. Le concours étant fin août, toutes les vacances d’été partent à la trappe (je vous laisse imaginer le bonheur). Après le concours, j’ai deux semaines pour me reposer, mais d’autres imprévus s’invitent et ce repos passe à la trappe.
Université et arrêt total
Alala…l’université. Les cours sont intéressants, certains profs très agréables (certains sont barbants) et c’est un pas de plus à chaque jour pour devenir médecin. Mais les horaires sont absolument infâmes, le rythme effréné, et la fatigue s’accumule depuis déjà plusieurs mois. Résultat : j’abandonne l’écriture aux profits des révisions, et je n’ai plus l’énergie de pratiquer l’aïkido qui est mon sport favori. Mon roman stagne, j’écris parfois une ligne ou deux, mais je n’avance pas. J’essaye de faire de la réécriture sur ce que j’ai déjà écrit, mais je n’ai pas la motivation. J’arrive à peine à dessiner pour l’anniversaire de ma meilleure amie.
Semaine blanche
Après la session d’examen de janvier, il y a la semaine blanche : une semaine sans cours, examen, remédiation ou interro. Pour nous autres en médecine, c’est une faible bouffée d’air avant de replonger. Je décide donc d’en profiter un maximum pour me détendre. Je vais faire une visite à Bruges dans le froid, je pars faire du shopping à Bruxelles (et j’en profite pour faire du repérage pour l’événement Panoddyssey de lundi puisque je serai le conducteur.). Entre temps, quelqu’un que je connais décide de lire mon histoire. Mes histoires ne l’avaient jamais vraiment intéressé à la base, mais cette fois, le scénario semble avoir attiré son attention. Il se propose pour m’aider à faire un peu de réécriture. On réinvente un personnage, on réécrit des passages, on corrige ce que j’ai écrit. Enfin, je reprends goût à taper sur mon clavier, à voir mes personnages. Le lundi de la reprise, j’ai les résultats de mes examens : mauvais, presque tous. La plus grosse claque que j’ai prise de ma vie scolaire. Dans la journée, mon « collègue » (il aime que je l’appelle comme ça) me parle de mon histoire pour penser à autre chose. On planifiait la suite et la fin du roman, quand on a décidé d’établir un horaire pour mes personnages. Et de là, nous sommes partis dans du world building puisqu’il s’agit d’un roman de fantasy. On planifie les origines de la planète, en passant la question « est-ce qu’une nébuleuse stellaire peut éclairer une planète ? ». Question à laquelle un autre ami avait visiblement une réponse, et à cet instant, il nous a rejoint pour du world building. En fin de compte, nous avons créé beaucoup ce soir-là, et c’est loin d’être terminé. Mais je n’ai toujours pas d’horaire pour mon histoire.
Et maintenant ?
Maintenant, les cours ont repris. J’ai du mal à retrouver la motivation pour les études, je doute, et je suis clairement fatigué après des années d’études à un rythme soutenu. J’essaye encore de trouver une solution. Mais choisir c’est renoncer, et quand cela touche à un rêve de près de dix ans, c’est difficile. J’aimerai avoir la réponse ultime, je doute qu’il y en ait. Mes proches me soutiennent comme ils le peuvent. J’essayerai de trouver du temps demain, pendant le week-end pour écrire, et retourner faire un stage d’aïkido. Bref, je nage dans le potage quand à mon avenir et ce que je vais faire. Pour le moment, je continue d’aller en cours, de prendre des notes, mais réviser est difficile. L’écriture a de nouveau ralenti, mais cette fois, je ne compte pas lâcher totalement.
Être jeune auteur, cela peut sembler bien. Mais étant devenu adulte cet été, j’ai découvert d’autres responsabilités. Il n’est pas rare que j’entende que la génération actuelle est paresseuse et ne fait rien. Mais c’est une généralité, quand on a des cours de 8h jusqu’à 20h et qu’on doit encore réviser après, c’est long et difficile de s’accrocher. Après avoir été un jeune auteur qui préparait son CESS, je découvre la dure réalité quand on devient étudiant. C’est infiniment plus compliqué. Pour le moment, je suis dans le flou, un peu perdu et désorienté. Ce qui arrivera ? J’en sais rien. L’avenir nous le dira.

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