Il paraît...
Il paraît...
Il paraît qu'il nous faut devenir parent pour apprendre le sens profond de l'amour,
Sans conditions et sans attentes,
L'amour inconditionnel en d'autres termes.
Il paraît qu'il nous faut devenir parent pour connaître le bonheur ultime,
Pour "réussir" sa vie,
Et ce, même quand l'infertilité frappe à notre porte.
Ces mots, je ne les pense pas,
Mais je les lis,
Bien trop souvent.
Parce qu'il y a des êtres qui en sont convaincus,
Qui expriment leurs points de vue tout simplement,
Un point de vue qui, fut un temps, m'aurait fait bondir,
Qui aujourd'hui m'inspire.
Pour moi, l'amour n'a pas de visage,
C'est avant tout un sentiment qui se partage,
Par l'amitié, l'amour d'un parent ou celui d'un enfant, évidemment.
Et puisqu'il est inconditionnel, justement,
On le porte tout aussi bien à l'égard d'un chien ou d'un chat,
Ou tout simplement à soi.
Si je poétise sur ces quelques mots,
Je n'en cache pour autant pas les maux,
Celui d'une femme qui rêvait un jour d'enfanter,
Mais dont le corps en a décidé autrement.
Et pourtant, j'apprends à aimer,
Sans conditions et sans attentes,
Inconditionnellement.
J'apprends à construire ma propre vision du bonheur ultime,
Je pense même le connaître d'une certaine façon,
Parce que le bonheur ne dépend pas d'une définition à laquelle chacun doit se soumettre,
Mais de la façon dont on l'interprète.
Tout comme l'amour ne s'apprend pas à travers un dictionnaire,
Mais d'un cœur qui bat et ressent ce sentiment à sa manière.
On peut aimer un enfant sans en être la mère ou le père,
On peut aimer un animal comme on aime un enfant,
On peut s'aimer soi comme on aurait aimé l'être.
Et qu'en est-il de ces enfants abandonnés ou maltraités ?
Est-ce une autre forme d'amour ?
Est-ce cela le sens du bonheur ultime pour ces parents défaillants,
Ces parents absents ?
Et si ne pas donner la vie est aussi une forme d'amour, à soi, ou à un enfant à qui l'on voudrait épargner une société en perdition ?
Et si l'amour était avant tout de vivre et de chérir la vie déjà présente ?
@lapilafolie - texte et images
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Pascaln vor 8 Stunden
Et là, encore une fois j'aime ce texte. Sur le fond particulièrement et sur la forme. Une écriture poétisée mais qui parle vraie, sans fausses transparence. Sur le fond, j'y retrouve des échos de votre texte hommage à " Princesse " et du mien " Glissement de langage ". Merci de ce partage.
Lapil'à'folie vor 4 Stunden
Merci à vous d'en apprécier la lecture. Pour être honnête, j'avais déjà écrit sur ce sujet, il y a de ça au moins deux ans. Un texte resté privé. Et puis, ce dernier est revenu sur la table - ou plutôt sur l'écran - avec cette conviction que le bonheur ultime ne se trouve qu'au travers de la parentalité. Alors, j'ai repris les premières lignes pour une sorte de "mise à jour", plus sage à mon goût. Eh oui, on peut y voir une ligne conductrice sur ce thème qu'est l'amour qui revient. Un sentiment bien trop souvent réduit ou détourné de son sens premier, de son essence. Une impression que l'on tente de le faire entrer dans des cases, bien trop étroites, là où les plumes l'explorent dans sa profondeur et sa largeur.
Pascaln vor 3 Stunden
Ah ces textes restés dans le tiroir ou le clavier... Je crois que l'on connait tous cela, surtout quand, ils naissent dans des périodes fuctueuses d'inspiration. Et puis l'un d'entre-eux se rappelle à nous, parfois par hasard. On le relit, parfois aussi on le retouche et on le partage publiquement. Personnellement, je suis content d'avoir lu celui-ci. Surtout sur ce thème autant exploré qu'insondable, l'amour...
Lapil'à'folie vor 54 Minuten
Exactement, tout comme ces petites phrases que l'on note sur un cahier, qui ne demandent qu'un peu de temps, parfois même un peu plus de maturité avant d'y revenir et d'aboutir à quelque chose de plus grand.