La Déesse à la lanterne
La Déesse à la lanterne s'illumine
Et couve avec ardeur et éclat
L' aurore argentée des perles
Et des merles en charmant
Ma vue sillonnant l'immensité profonde
Comme si j'étais deux,
Elle et l'ouragan de mes mots diamants...
Tout ruiselle toujours
D'une jouvence maculée
De tertres dont les trônes
Soutiennent leurs membres charnus...
Sa beauté respire dans mon âme
Sous l'onde où elle plonge
Tandis que son chant fouette
Mon coeur lancinant et tropical
D'une symphonie sans égale
Et qui dans son méli mélo, susurre
De n'avoir été qu'avec les bardes des confins.
Je suis un long fleuve
Qui se perdra dans l'océan
De ses yeux de velours
Et je serai le tohu-bohu
Qui par dédales, empruntera
Le couloir des quartz et des rubis
De son verbe dont l'atanor se déforme
Comme dans un enchantement
Que son corps vermeil se pare.
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