Satire au flanc
Ma gravité de corps a déplacé son centre !
Obèse tous les jours dans la salle de bains,
Il faut bien l’avouer : je suis dense du ventre,
Victime du fléau des grands pays urbains.
Inexorablement je jeûne et me surveille.
Chaque gramme en moins m’est un succès triomphal !
Mais quand tombe le soir, l’estomac me réveille
Pour trouver le repos dans les bras de Morfal…
Qui me rendrait visite avec soif ou dédain :
Pitié, ne rendez pas ma Muse furieuse
En vous appropriant les fruits de mon jardin !
Venez vous imprégner d’une douce atmosphère,
Goûtez sans retenue à mon émotion,
Mais sachez que jamais je ne laisserai faire
Si vous vous en prenez à ma création !
Ne me dérobez rien, soyez sincère, honnête
En respectant toujours le travail du poète.
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