Chapitres 3 : (suite)

Chapitre3 (Suite) : Le jeu de masques
Sur les pas de Cyril, Yoann Bellecroix entre à son tour.
À 32 ans, cet ingénieur aux cheveux blonds et aux yeux bleus est un bel homme, à l’apparence soignée. Il porte une chemise blanche sous un blazer gris, complétée par un jean gris délavé. Yoann vit près du lac de Vassivière, un lieu qu’il affectionne particulièrement pour ses promenades, ses sorties en canoë et ses balades à vélo. C’est aussi un endroit où il aime s’installer pour écrire, s’inspirant des paysages apaisants qui l’entourent. Il a découvert l’écriture grâce à une ex-petite amie, qui lui a ouvert les portes de cet univers créatif, et depuis, il ne l’a plus quitté.
Yoann se présente avec assurance, saluant les autres participants, et s’installe à la table, impatient de commencer cette expérience d’écriture collective.
Dès qu’il s’assied, Marbella sent son regard glisser sur elle avec une insistance qu’il ne tente même pas de dissimuler. Yoann la scrute, fasciné par son assurance et son physique. Amusée, elle le laisse se perdre dans son jeu de séduction. Sa vanité d’homme confiant le rendra aveugle au reste et il fera probablement un parfait pantin.
Enfin, la dernière proie arrive en courant, visiblement inquiète d’avoir manqué le début de la rencontre.
C’est Amélisse Pugisse, 34 ans, fleuriste et artiste peintre à Crozant. Elle est brune, ses longs cheveux de style italien ondulent derrière elle, héritage de ses origines près de Venise. Vêtue d’une chemise blanche et d’un blazer long marron assorti à un short de la même couleur, Amélisse dégage une élégance naturelle teintée d’un brin d’excentricité. Arrivée de justesse, elle s’empresse de saluer tout le monde, encore à bout de souffle.
— « Je suis désolée, j’ai failli louper le début ! Est-ce que ça a déjà commencé ? » demande-t-elle.
Marbella lui fait signe de s’installer et pose doucement une main sur son épaule pour la rassurer.
— « Je n’ai pas encore commencé. J’attendais que tout le monde soit là. »
Soulagée, Amélisse avance vers la dernière place disponible en saluant les autres participants déjà installés.
Cette fleuriste et peintre possède une assurance différente, plus analytique. En se présentant, elle mentionne sa formation aux Beaux-Arts, qui lui a permis de reproduire des œuvres de grands peintres de la vallée de la Creuse. Puis elle parle de sa mère, une célèbre auteure de polars qui l’a inspirée à écrire dès son enfance.
Marbella se raidit en entendant cette information.
La fille d’une romancière de renom. Il faudra s’en méfier .
Après de longues minutes, le téléphone de Marbella, posé à même la table, se met à vibrer pour lui signaler qu’il est temps de se présenter. Elle l’éteint, prend une profonde inspiration, puis s’installe en regardant autour d’elle. Elle se redresse avec une élégance maîtrisée et écarte les bras de part et d’autre de son corps.
Ce geste théâtral et délibéré provoque immédiatement l’effet escompté. Les quelques bribes de conversations qui avaient débuté entre les participants les plus extravertis cessent immédiatement, tandis que tous les regards se tournent vers celle qui se présentera bientôt comme étant le maître du jeu.
À cet instant précis, la pièce entière devient son estrade. Elle n’a pas besoin de micro ou de scène surélevée pour attirer l’attention. Son regard noir et l’assurance qu’elle dégage suffisent à faire taire même le plus bruyant des insectes.
— « Mesdames et messieurs, bienvenue ! » dit-elle en souriant, sa voix empreinte de chaleur et de confiance. « Je suis Ivana Guest, et je tiens à vous remercier de tout cœur d’être ici aujourd’hui. Je suis ravie de pouvoir partager cette semaine de sept jours avec vous. Même si nous sommes en petit comité, c’est encore mieux pour un accompagnement personnalisé. »
Elle prononce ces mots avec une sincérité feinte, chaque phrase soigneusement calibrée pour renforcer l’image de mentor bienveillante qu’elle a créée.
Les participants, apparemment conquis, la regardent avec admiration. Marbella répond aux questions posées avec aisance, naviguant avec habileté entre les sujets. Elle décrit le lieu du stage avec des détails séduisants, affichés sur un écran via le vidéoprojecteur, ainsi que le programme :
— « Nous passerons la semaine dans un charmant petit château médiéval, transformé en logis indépendant. Situé près d’une rivière, il offre un cadre idéal pour rester concentré et surmonter le syndrome de la page blanche. C’est un endroit isolé, propice à la réflexion et à la créativité, loin du stress de la vie quotidienne. »
Les écrivains amateurs sont enchantés. Yoann la dévore des yeux, tandis que Badou, pris d’un coup de stress visible, se détend à peine lorsque Aminata lui effleure doucement l’avant-bras en lui proposant un café. Marbella observe le manège avec une satisfaction croissante.
Elle poussera ces deux tourtereaux
dans les bras l’un de l’autre… ou pas.
Elle pourrait mieux utiliser cette relation naissante pour les briser. Ils seront bientôt tous sous son emprise, et aucun ne semble se douter du piège qui vient de se refermer sur eux.
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| 👩🏽💻 Barbara Wonder | ✍🏼 10/08/26 | 🏞️Creean Ai et Canva |
Les textes sont originaux et n’ont pas été générés par une intelligence artificielle.
Les images qui accompagnent l’histoire (réalisées avec Canva ou des outils d’IA image) ont été créées uniquement pour illustrer mon univers et accompagner le lecteur dans son imaginaire. Elles ne sont pas destinées à être réutilisées, copiées ou reprises sans mon autorisation.
Je vous remercie de respecter ce travail.
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