Peur et désir d’intimité.
Récapitulons les apports de l’analyse transactionnelle à propos de la structuration du temps. Notre temps s’organise en fonction de l’intensité et de la qualité des signes de reconnaissance échangés avec les autres. Le spectre du temps s’étale entre le retrait et l’intimité en passant par les rituels, les passe temps, les activités, les jeux de pouvoir et l’intimité. Les deux dernières pratiques sont fort intenses et stimulantes et satisfont nos besoins existentiels. Les jeux offrent des bénéfices destructeurs et l’intimité des bénéfices constructeurs. Je vous invite à vous référer aux billets précédents pour avoir une vision globale de ces pratiques temporelles .
Illustrons l’intimité avec trois exemples réels.
Vous êtes avec l’être aimé , assis au bord d’un lac ou en haut d’une colline. Main dans la main, vous admirez le paysage sans rien dire. C’est fort intense sans pour autant être expressif. Tout se passe ici comme si le plus haut degré de signes de reconnaissances était intériorisé.
Votre manager vous dit : je pars en congés, je te confies les rênes du service. Ainsi je suis tranquille car tu sais prendre de bonnes initiatives et tu as le sens de nos finalités. Je te fais confiance.
Suite à un projet réussi à fort enjeux, ayant entraîné quelques confrontations et frottements entres les contributeurs, naît une complicité entre eux. Chacun connaît les limites, craintes, et motivations des autres, créant ainsi une dynamique pour les projets suivants.
Dans le contexte actuel où la radicalité est de mise, écrire un article sur l’intimité en analyse transactionnelle peut paraître un tantinet « bisounours ». J’assume.
Qu’évoquent en vous ces trois exemples ? Avez vous envie de développer cette intimité transactionnelle ? Qu’allez vous faire ?
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