Sois toi même!
Sois toi même!
C’est une question que l’univers m’a tendu à bout de bras ce matin. En effet je lui demandais un mots pour me rassurer en cette période très difficile pour moi et voila que le mois de Mars me répond : « sois toi même! »
Et bien c’est une bonne question! Elle me laissa dans l’expectative, car je n’y avais vraiment jamais réfléchi. Je me suis donc dit pourquoi ne pas partager ma réflexion avec vous.
Par où commencer?
Peut être par le début. Ce qui est fort commun je sais, mais aussi bien complexe, car je ne sais point où se trouve la première page de mon être.
Se trouve-t-elle dans le dictionnaire du bienfondé social?
Dans la cuisine de ma grand-mère, aux odeur apaisantes de paix culinaire?
Ou encore dans la salle de bain à me regarder face à face dans le miroir du sommeil agité de mes jours et de mes nuits?
Bien, disons que je suis plutôt organisée lorsque je travail et complètement brouillon lorsqu’il s’agit d’écrire ma vie au quotidien. Je fais le ménage dans mes pensées, je doute fortement de mon pouvoir de réussir un jour à publier quoi que ce soit et en plus je cherche une raison pour ne pas continuer mon chemin, car j’ai peur et que j’ai envie de retourner dans le passé si idéal dans mon mental dans ces moments là.
Alors je sais ça ne répond pas à la question. Allez je me lance:
Je suis une femme épanouie par mon manque de contrainte sociétale à la maison. J’y ai une liberté de pensée totale, sauf lorsque je m’autocensure pour ne pas froisser quelqu’un ou encore mon très cher époux que j’aime à la folie. Trop parfois, car je lui demande d’être aussi fort envers ses problèmes existentiels que ma raison, qui se nourrit pourtant sans cesse des paroles de l’univers en flot continu si parfois je n’y prête pas attention. Il est donc complexe de rentrer dans mon être car il est multiple. Et ce jour où tout débuta finalement devait bien être lorsque la petite voix qui me guide au quotidien est devenu un maitre à penser et à réfléchir sur énormément de sujets, que je pensais acquis, simples et évidents de vérité.
Et c’est là que tout se complexifie, car la vérité n’est jamais plaisante. Elle arrache la paix du canapé confortable ainsi que les deniers nécessaires pour siroter la petite limonade citronnée du samedi après midi. Ainsi je devenais moi-même, en quittant un boulot pas très gratifiant et encore moins enrichissant pour mon être. J’y devenais l’outil d’un autre, avec les conceptions philosophiques d’un autre, tout en gagnant l’argent d’un autre, puisque lui servant de main pour une tâche peu commode à ma conscience les derniers temps avant ma démission.
Je parti donc la fleur au bout du fusil, avec foi sur ce que l’univers me préparait. Mais j’étais loin de me douter du chemin, dont je ne connais absolument pas encore le dénouement ou au moins l’étape première qui me permettra de souffler un peu, le temps de redémarrer la machine à écrire du futur.
Mais est-ce que je suis vraiment lorsque je crains systématiquement les lendemains sans argent, sans travail qui fait sens, sans amour, sans joie…
En fait je me rend compte que je ne suis plus, je pense uniquement à demain, au refrain de la mort qui me poursuit depuis des années à toujours faire barrage à ma plume et à ma volonté d’être.
Mais comment exprimer cette volonté sans expérimenter le fait d’être, au lieu de toujours chercher demain et la solution à tous nos problèmes. Alors les difficultés actuelles sont bien réelles et incroyables de prégnance sur mon moral et mon attitude de femme non rentable au quotidien. Surtout que je ne désire pas devenir une femme au foyer ridicule, en revendant celui que j’aime et qui me sert de nid pour me retrouver moi même.
Donc nous revoilà à la raison d’être. Qui suis-je?
J’aime écrire, trouver un remède à des problématique de paix tronquée dans la vie des gens, mais uniquement à leur demande, ! Ça je l’ai bien compris maintenant .
Je suis là pour ne pas m’ennuyer et marcher dans la nature. En effet, je m’émerveille à la première cigogne qui revient de son périple annuel, tout comme devant la moustache de mon teckel aussi rempli de feuilles mortes parfois que mon esprit.
J’aime rire en famille, entre amis et surtout ne plus chercher le conflit pour exister et me donner une raison d’être.
Je suis là sur terre, entrain de marcher avec grâce vers demain sans perdre le sens de ma vie, et être ce n’est pas lâcher l’espoir de voir mes rêve ses réaliser. Et surtout pas en repartant en marche arrière dans ce processus de paix tronquée, qui m’apporterait enfin le soutien financier nécessaire pour siroter ma limonade au citron du samedi après midi devant la télé du désespoir actuel.
Je ne cherche plus à plaire, vous l’aurez déjà remarqué dans mes écrits. Je cherche surtout à comprendre si être ne devrait pas aussi être en paix au quotidien, sans se prendre la tête face à un dilemme inextricable, comme le mien actuellement, si jamais l’univers ne me propose pas un miracle concernant ma vie d’âme ou d’être.
A priori en y réfléchissant bien, on arrive là sur la même thématique. Être c’est pouvoir coller complètement aux besoins de son âme, ne plus se fier à la réalité. Celle qui nous veut entièrement collée à son porte malheur habituel d’une société en manque de tout. Ou du Tout?
Mais voilà qu’en y réfléchissant, le fait de vous écrire tout cela me rend heureuse, joyeuse et plein d’espoir à l’avenir. Ce serait donc cela être: écrire à d’autres âmes , leur permettre d ‘avancer en même temps que moi ou de me donner une belle image en retour de mon amour pour les mots. Ces mots qui pourtant ont du mal à sortir lorsque je me sens seule face à leur existence sans personnes pour les aimer autant que moi. Mais peut être que je ne les aime pas assez pour ainsi les empêcher de vous trouvez. Vous, lecteurs de ma plume endormie de ce qu’elle est vraiment.
Qui sont ces doigts qui la poussent sur le papier?
Ce sont les miens et ils sont guidés par mon être le plus profond, alors forcément comment écrire des choses sensée si je ne sais pas vraiment qui je suis.
Ainsi ce matin je proclame être moi-même en vous écrivant. Sans chichi, sans peur de ne pas vous plaire ou vous déplaire et sans peur de m’enfuir lundi matin car je sais que l’équinoxe du printemps va m’aider à comprendre que j’ai bien fait d’attendre tout ce temps pour enfin comprendre qui j’étais.
Une femme, amoureuse de son art d’écrire et de sa passion de ne jamais lâcher l’affaire, car le lendemain doit s’écrire ce matin et je le fais en avouant haut et fort que je suis tout simplement moi-même.
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