La surprise d’Airi (16)

Chapitre 16 : La surprise d’Airi
L’appartement baignait dans une lumière tiède de fin de journée.
La table était encore encombrée de bols vides, de cuillères abandonnées et d’un dessert à moitié entamé.
Zenko venait de se resservir quand un bruit discret se fit entendre derrière eux.
La porte s’ouvrit.
Personne ne parlait.
Puis un pas.
Puis un autre.
Airi se tenait là.
Il les regardait simplement, sans dire un mot.
Dans sa poitrine, tout battait trop vite.
Il se dit au fond de lui :
Je vais tout donner. Parce que c’est ici ma place. Parce que je ne fuirai plus. Qu’ils parlent, les rageux.
Moi, je suis encore là.
Oniji fut le premier à se lever.
Il n’hésita pas une seconde.
Il traversa la pièce et serra Airi contre lui, fort, comme s’il avait peur qu’il disparaisse encore.
— Bon retour parmi nous, murmura-t-il.
Tu nous as manqué.
Airi ferma les yeux.
Il sentit son cœur se calmer.
Kazu resta figé une seconde, puis ses épaules se mirent à trembler.
Des larmes coulèrent silencieusement.
Ce n’était pas de la tristesse.
C’était du soulagement.
Enfin… Nous sommes réunis. Il était temps.
Zenko, lui, brisa l’émotion d’un sourire franc.
— Airi, tu tombes bien !
Il y avait une part de dessert en trop.
Il attrapa une bouteille de soju et la lui tendit.
— Allez, venez.
On boit à nos retrouvailles !
Ils s’installèrent tous autour de la table.
Les verres s’entrechoquèrent.
— À nous, dit Zenko.
— À nous, répétèrent-ils.
Kazu leva alors son téléphone.
— Attendez… la photo !
Ils se rapprochèrent, encore un peu maladroits, encore fragiles.
— C’est bon…
Ne bougez plus…
Clic.
Le moment fut figé.
Ils reprirent le dessert, presque normalement.
Comme avant.
Mais pas tout à fait.
Airi sentit alors le papier froissé dans sa poche.
Il inspira profondément.
— Les gars…
Ils levèrent les yeux vers lui.
Il sortit une feuille chiffonnée.
— J’ai écrit quelque chose.
Pour nous.
Il se leva, un peu nerveux, attrapa la bouteille de soju comme un micro.
— Ce n’est pas parfait…
Mais c’est sincère.
Je vais vous chanter une chanson que j’ai écrite en repensant à tout ce que nous avons vécu récemment.
Je l’ai intitulée :
La flamme de vivre
La flamme de vivre,
On a brûlé, on a saigné,
On a cru qu’on était finis.
Les cicatrices sont restées,
Mais elles nous ont rendus plus forts.
La flamme de vivre,
Oui, vivre !
C’est ce qui nous fait tenir.
Ce n’est pas Wazo Bang
Qui va nous arrêter,
Nous remplacer pour mieux cartonner,
Nous détrôner.
Oh que non !
Car nous avons
La flamme de vivre,
Oui, vivre !
Montrer notre force,
Notre ténacité,
Tenir face à l’adversité.
Ils ne nous arrêteront pas.
Oh que non !
Car nous avons
La flamme de vivre !
Oh que oui !
Oui… celle de vivre !
Il ne chantait plus pour fuir.
Il chantait pour rester.
Ils étaient émus et l’applaudirent chaleureusement.
Airi leur sourit, les remercia, puis ajouta :
— Vous voyez… ce voyage m’a beaucoup fait de bien. Il m’a permis de prendre du recul. Les mots sont sortis naturellement, et cette chanson est née sur mon cahier.
Oniji sourit puis dit:
— Je suis ravi que cette prise de recul t’ait permis de consolider ce magnifique texte.
Il lui adressa un clin d’œil.
— Je suis pour qu’on la garde. Elle reflète tellement ce que nous avons traversé.
Il regarda les autres.
— On la chante ensemble, les gars ? Juste pour voir ce que ça donne ?
Kazu essuya ses larmes du revers de sa manche, il renifle avant de dire:
— Bravo, Airi…
Je n’aurais pas fait mieux.
Je pense aussi qu’on devrait la garder.
Je vous suis.
Puis il regarda Zenko.
— Tu en dis quoi ?
Zenko s’approcha doucement de lui et essuya les dernières larmes qui restaient au coin de ses yeux avec son pouce.
— Ce que j’en pense ?
Il sourit.
— Airi a toujours de beaux textes quand il vit les choses intensément.
C’est ce qui fait la force d’une chanson.
Et ça se ressent.
La preuve… tu as pleuré.
Et c’est exactement ce que ressentiront les fans lorsqu’ils l’entendront.
Moi aussi, je suis pour qu’on la chante tous ensemble.
Venez, les gars.
Il leur fit signe de le rejoindre.
Ils s’installèrent sur le canapé.
Airi tenait toujours son papier entre les mains.
Ensemble, ils reprirent la chanson.
Les murs de l’appartement vibraient doucement.
Ce n’était pas une scène.
Ce n’était pas un concert.
C’était mieux.
Quand la dernière note s’éteignit, un silence suivit.
Un silence plein.
Quelque chose venait de naître.
Et cette fois…
Personne ne partirait.
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👩🏽💻Barbara Wonder
🏞️ Image créée avec ChatGPT, puis mise en page sur Canva (les mains dans le cadre).
✍🏼 23/07/2026
Une histoire née entièrement de mon imagination humaine.
Inspirée par mon amour pour la K-pop et particulièrement BTS, j’ai créé KOZA : une histoire brute, humaine et pleine d’espoir sur les cicatrices et la résilience.
Merci d’être là.
Barbara Wonder☺️
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