La décision (17)

Chapitre 17 : La décision
La nuit était tombée sans qu’ils s’en rendent compte.
Ils venaient de terminer la chanson ensemble. Ils l’avaient reprise plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle leur convienne parfaitement. Les instruments viendraient plus tard. Pour l’instant, ils savouraient simplement cette parenthèse, heureux et satisfaits du résultat.
Ils décidèrent de terminer les bouteilles de soju, versant le liquide dans les verres qui s’accumulaient sur la table. Le dessert avait disparu depuis longtemps, mais personne ne semblait pressé de se lever.
Ils étaient là.
Ensemble.
Airi s’était rassis. Il ramassa la feuille chiffonnée qu’il tenait encore entre ses mains, la replia lentement et la glissa dans sa poche, comme si elle avait accompli sa mission.
Oniji fixait le sol, perdu dans ses pensées. Quelque chose avait changé.
Il releva la tête et les regarda tour à tour.
— On ne peut plus faire comme avant, dit-il enfin.
Personne ne protesta.
— KOZA… c’est fini. Pas parce qu’ils nous ont dissous. Mais parce que nous, on a changé.
Kazu hocha doucement la tête.
— Si on continue, ça ne peut plus être sous les mêmes règles. Ni avec les mêmes silences. Ni avec la même peur.
Zenko croisa les bras, pensif.
— Alors la question n’est pas de savoir si on continue…
Il esquissa un sourire.
— La vraie question, c’est : comment ?
Un silence s’installa. Un silence nécessaire.
Airi releva la tête.
— Je ne veux plus me cacher, dit-il doucement. Ni pour ce que je ressens, ni pour ce que je veux créer. Je veux repartir… mais sur de nouvelles bases.
Oniji inspira profondément.
— J’ai longtemps cru que diriger, c’était tout porter seul.
J’avais tort.
Il les regarda avec une lueur nouvelle dans les yeux.
— Si on continue, ce sera ensemble. Les décisions aussi.
Kazu posa une main sur son épaule.
— Et avec les fans, ajouta-t-il. Pas pour leur demander de choisir à notre place… mais pour ne plus les tenir à distance.
Zenko acquiesça.
— Pas comme des idoles intouchables…
Mais comme des artistes vivants.
Un nom flottait déjà dans l’air.
Airi finit par le prononcer, celui qui tournait dans sa tête depuis des jours :
— Break-mun.
Personne ne rit.
Personne ne douta.
Kazu sourit.
— Une onde de choc…
— Mais libre, compléta Airi.
Zenko ajouta :
— Une fissure assumée. Pas un masque.
Oniji ferma les yeux un instant, puis souffla :
— Alors… c’est décidé.
Il se leva et tendit son verre.
— À Break-mun.
Ils levèrent les leurs en chœur.
— À Break-mun !
Pour une fois, ils n’avaient pas besoin d’attendre le verdict de Jung.
Cette décision leur appartenait.
À eux quatre.
Une seule voix.
Une seule envie d’avancer.
Le tintement des verres résonna doucement dans l’appartement.
Ce n’était pas un pacte grandiose.
Juste une promesse sincère.
Et pour la première fois depuis longtemps,
ils ne regardaient plus ce qu’ils avaient perdu.
Ils regardaient ce qu’ils allaient construire.
Le futur n’était pas encore dessiné.
Mais il était tout proche.
Et il portait déjà un nom.
Break-mun.
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👩🏽💻Barbara Wonder
✍🏼 23/07/26
🏞️ Canva photo avec Creen
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Une histoire née entièrement de mon imagination humaine.
Inspirée par mon amour pour la K-pop et particulièrement BTS, j’ai créé KOZA : une histoire brute, humaine et pleine d’espoir sur les cicatrices et la résilience.
Merci d’être là.
Barbara Wonder☺️
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