à sa quintessence
Mais nous ne saisirons jamais mieux ces trois états qu’à les situer dans la genèse d’une continuelle métamorphose, une manière d’échelle des tons dont le niveau le plus bas est lié à la capacité pour l’homme d’amasser des avoirs, de collationner des objets, de s’adonner à la cécité matérielle qui reprend d’une main ce qu’elle accorde de l’autre. Puis, insensiblement, à l’aune d’une nécessaire prise de conscience, l’avoir glisse en direction du faire et c’est le domaine de la main et des activités artisanales au travers desquelles l’humain dépose sur les choses l’empreinte dont il est le sceau originaire. Enfin, au niveau le plus élevé, le plus subtil, avoir et faire encore trop poinçonnés d’une apparence dense et têtue, le cèdent à la seule posture qui vaille afin que la trilogie portée à son acmé parvienne à sa quintessence, se déployer dans l’espace sans limite du langage, de la sublime poésie, de l’art en ses plus belles manifestations, de l’esprit dans la courbe ascendante de son intellection.
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