Jour n°20 #lounge #salon
Traversant la France dans mon voyage vers Prague j’ai été choquée de voir certaines régions anéanties par le feu de l’été. Je leur dédicace ce poème. Il est urgent de prendre des mesures climatiques nationalement, collectivement, personnellement.
Ces quatre mois de climat de Provence
En plein milieu de la France
Ce rayonnement avide
Qui a rasé toute vie
Cette trace de chalumeau
Qui ne s’efface pas avec l’eau à flots
La mocheté et l’hurlement
De la nature agonisante
Mise à genoux par le feu
Massacrée sans répit
Ces arbres que nous avons brûlé
Avec nos envies démesurées
Avec l’industrie et la chimie
Avec les flammes de nos ignominies
Ce paysage n’est pas un salon
De nature
Suscitant contemplation
C’est un débarras, un fourre-tout
Un rangement sale et confus
C’est un cri de détresse de ce qu’il en reste
Inclinons-nous devant le vivant
Avant qu’il ne soit qu’un gisant
non-commercial use only
Qui passez par là
Vous pouvez aiguiser vos griffes
Mais voilà
Il y a la loi Panodyssey
Et les droits d’auteurs qui existent
Ne touchez pas à ce qui ne vous appartient pas
Sinon c’est nous qui sortirons nos griffes
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