Congratulazioni! Il tuo sostegno è stato inviato con successo all'autore
avatar
La valse des fous

La valse des fous

Pubblicato 5 mag 2024 Aggiornato 5 mag 2024 Poetry and Songs
time 3 min
1
Adoro
0
Solidarietà
0
Wow
thumb commento
lecture lettura
2
reazione

Il y en a qui te tournent pas mal autour,

Te repèrent, te guettent, te reniflent

De loin, dans l’ombre ou perchés comme des vautours,

Ça grimace, ça sourit, ça boit, ça s’empiffre.

 

Ils pensent qu’ils t’ont dans leur poche,

Te projette, à leur merci, petite victime imaginaire

Car de loin tu sembles frêle, gentille et proche,

Ça s’enflamme, ça se prend au sérieux, ça se donne des airs.

 

Toi, tu aimes, tu respires, papillonnes, te nourris,

De ce que le monde a de bon à offrir, de meilleur,

Quel que soit le passé, tu l’as dit : on oublie, on sourit,

Effrayant parfois, l’inconnu t’apporte encore du bonheur.

 

Toi tu t’en fiches des pessimistes, des idéalistes,

Ce qui se présente à toi, tu l’acceptes, tu l’embrasses,

A pleine bouche, entière, car rien ne réussit aux fumistes,

Affolante, cette liberté est la seule que tu regardes en face.

 

Soudain on t’accroche, te saisis, te surprend violemment,

Une parole, un regard, un geste pour te capturer, t’attacher,

Un étranger ou un proche, qui révèle leur tempérament,

Tu te débats, tu es secouée, choquée par ce geste insensé.

 

Les fous, aveuglés par leurs délires pervers, narcissiques

Veulent t’avoir entière sans appel, sans résistance,

Ils se fichent de tes voyages utopiques, oniriques,

Ce qui compte, c’est ton corps et leur transe.

 

Imaginaire ce combat se déroule en un bref instant,

Tu te débats, coupe court, contourne le piège placé devant tes pas,

Car si tu te laisses embarquer par l’attrait du serpent,

Ce n’est pas Eve qui sera violée mais celle au plus profond de toi.

 

Alors toi, qui admire cette femme victime, soumise ou acquise,

Interroge-toi quelques instants à savoir si c’est le corps ou l’âme que tu prends,

Quand son sourire gêné ou ses mains disent non à ton emprise,

Retiens que ce n’est pas elle qui s’échappe, mais toi qui te méprends. 

 

Tandis que tu danses dans ta tête avec celles que tu fantasmes,

Peut-être ta femme, ta fille, ta sœur sont elles aussi un peu les proies,

D’autres fous qui n’écoutent que leurs pulsions, leur envie d’orgasme,

Hé oui, pour valser il faut être deux qui s’offrent et se suivent à chaque pas. 

 

En audio, sur Audioblog ici

Texte: Minh-Lan Nguyên

Photo de Kristina Flour sur Unsplash

lecture 291 letture
thumb commento
2
reazione

Commento (0)

Devi effettuare l'accesso per commentare Accedi

Ti piacciono gli articoli su Panodyssey?
Sostieni gli autori indipendenti!

Proseguire l'esplorazione dell'universo Poetry and Songs
24 janvier 2026
24 janvier 2026

Je n'ai pas peur de mon ombre ; j'ai peur de ce qui s'y cache.

Clara Mancini
1 min
Vendredi 23 janvier 2026
Vendredi 23 janvier 2026

Elles sont grandes désormais, de vraies adultes autonomes et accomplies, pourtant parfois lorsque je les observe, le temps f...

Clara Mancini
2 min
écoutes
écoutes

ce poème a été écrit hier nuit, d’abord en géorgien puis traduit en français pour cet espace.​

Dato
2 min
23 janvier 2026
23 janvier 2026

Ton absenceFait de moins en moins de bruitDans ma tête.

Clara Mancini
1 min
Jeudi 22 janvier 2026
Jeudi 22 janvier 2026

Le souvenir a surgi au détour d’une phrase, sans prévenir. J’ai voulu le nommer immédiatement et tandis que je racontais, je...

Clara Mancini
2 min

donate Puoi sostenere i tuoi scrittori preferiti

promo

Download the Panodyssey mobile app