Attila, Gengis Khan et Margot
Attila, Gengis Khan et Margot
Ma dame,
Ces dernières vingt-quatre heures n’ont été que ténèbres et tourments.
Ma nuit a été correcte. En fait plutôt excellente jusqu’à ce qu’une saloperie de moustique décide de s'acharner sur ma jambe gauche. J’ai littéralement la cheville qui enfle.
J’ai décidé d’appeler mon moustique Rudy.
J’avais pensé à Dumbo, mais c’est le nom qu’un ami donne à un organe en partie responsable de la naissance de ses enfants.
Tu comprendras, j’en suis sûr, que je préfère éviter tout contact avec Dumbo. Même du bout du mollet.
Mon pèse-personne m'a ensuite fait constater que j'avais repris 1.3 kg. Je serais bientôt une armoire à glace.
Puis j’ai retrouvé l’école, mes voisines et mes professeurs. J’ai fait du graphisme pendant 4h. C’était chouette et pas trop fatigant.
J’ai dû mener une guerre de territoire contre ma voisine de classe qui a un peu tendance à s’étaler. J’ai parfois l’impression qu’elle est Poutine et que je suis l’Ukraine.
J’ai défendu à grand coup de coude mon côté de la table.
Alors, elle a essayé d'acheter ma coopération en m’offrant une sucette. Comme si j’étais corruptible.
En plus c’était trop sucré.
Puis nous avons eu anglais pendant 3h. J’ai fait semblant de n’être pas brillant pour qu’on me laisse un peu tranquille avant d’éblouir tout le monde par mon accent parfait. Et paf dans les dents !
J’ai quitté l’école en me rendant compte au passage que la vilaine Margot était aussi ma voisine de parking.
Je crains pour ma carrosserie.
Je suis ensuite partie remettre le matériel de tournage et le micro cassé à mon responsable qui a ri. Puis je t’ai lu avec joie. Comme toujours.
Pressé de t’entendre à nouveau,
Un ami qui ne sait pas jouer aux cartes, mais ne désespère pas d’apprendre un jour.
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