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Courir après les résultats… ou après la reconnaissance ?
Non-fiction
Humor column
calendar Pubblicato 8 lug 2026
calendar Aggiornato 8 lug 2026
time 3 min
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Courir après les résultats… ou après la reconnaissance ?

Après le retrait, les rituels et les passe-temps, voici le quatrième mode de structuration du temps : les activités.

Si les doses de signes de reconnaissance que vous procure votre quotidien vous suffisent, inutile d’aller plus loin. Mais si vous aspirez à davantage d’intensité, les activités orientées vers un objectif constituent un formidable terrain de jeu.

Un projet transversal, un défi confié à une équipe, une réorganisation, une mission à l’étranger… Voilà des situations où les échanges deviennent plus riches, plus stimulants et parfois plus tendus. On y débat, on coopère, on s’oppose, on construit. Bref, on vit.

Dans ces contextes, les signes de reconnaissance circulent en abondance. Les encouragements, les remerciements, les félicitations, les critiques, les désaccords… tout devrait pouvoir se dire, à une exception près : les signes de reconnaissance inconditionnels négatifs, qui attaquent la personne plutôt que ses comportements.

Les activités ne se limitent évidemment pas au monde du travail. Les associations, les projets humanitaires, artistiques ou culturels, les syndicats, les clubs sportifs ou les partis politiques répondent à la même logique : des femmes et des hommes mettent leur énergie au service d’un objectif commun.

La réussite procure souvent une pluie de signes de reconnaissance. L’échec, lui, distribue plus volontiers critiques, frustrations et parfois recherche de boucs émissaires.

C’est pourtant dans ces moments que tout se joue. Au lieu de demander : « À qui la faute ? », une autre question ouvre davantage d’avenir : « Maintenant que nous constatons notre échec, que décidons-nous de faire pour rebondir ? »

Les activités contribuent puissamment à notre identité sociale. Elles nous donnent le sentiment d’être utiles, compétents, parfois admirés. Mais elles ont aussi leur face sombre.

Le travail peut devenir une drogue. L’objectif peut prendre toute la place. Certains finissent par confondre leur valeur avec leurs résultats, leur identité avec leur fonction et leur vie avec leur agenda.

À force de vouloir réussir, ne risque-t-on pas d’oublier pourquoi nous avons commencé ?

Nous prétendons travailler pour atteindre des objectifs. C’est vrai. Mais il arrive aussi que les objectifs ne soient qu’un prétexte socialement acceptable pour obtenir ce dont nous avons le plus besoin : la reconnaissance des autres.


Et vous ?

Vos activités vous apportent-elles davantage de satisfaction… ou davantage de pression ?

Vous reconnaissez-vous plus facilement dans vos réussites ou dans ce que vous êtes ?






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