A hauteur de visage
A hauteur de visage
Il est facile d’aimer de loin. Facile de se déclarer solidaire d’une abstraction, de se dire proche d’un ensemble sans contours, de se réclamer d’une idée vaste et rassurante. Les mots y trouvent de l’ampleur, les intentions s’y parent de noblesse. Mais cet amour-là ne rencontre personne. Il plane au-dessus des existences, à l’abri des aspérités du réel.
Je l’ai compris chaque fois que le monde a cessé d’être une foule pour redevenir un visage. Un regard fatigué, une voix hésitante, une présence qui ne correspond pas toujours à ce que j’attendais. Là, il n’y a plus de concept pour amortir le choc. Il faut composer avec l’imprévisible, l’inachevé, le singulier.
La suite ici.
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