#ConfidencesDAutrice : nouveau départ
De rencontre en rencontre
Tout est parti de Mastodon, où Gabriel Dax m'a vanté les mérites de Panodyssey. Puis j'ai écrit mes premières nouvelles, joué à #PanodysseySpark, hésité à mettre certaines de mes publications en Prime. J'illustrais mes nouvelles avec la photo d'un.e autre, trouvée sur Pixabay. Sur LinkedIn, une personne expliquait que les droits d'auteur liés aux photos, ce n'était pas aussi simple qu'on le croyait. Puis est venue la nouvelle Celui du miroir. J'ai testé ChatGPT image et j'ai aimé le résultat. J'ai trouvé dans l'exercice un quelque chose de créatif : je pouvais décider de l'affiche du film.
Et puis, en traînant sur Substack, pas vraiment convaincue, j'ai croisé des Québécoises qui avaient créé là une communauté d'écriture. Et ces filles parlaient d'art et d'argent aussi. D'une toute autre manière qu'en France. Pour elles, l'argent était "neutre"; pour elles, il était la valeur donnée à ses créations, et donc aussi un peu à soi-même dans cette identité créative. Simultanément, je recevais un deuxième devis de graphiste pour la couverture de mon roman : 440 euros. Tout à fait raisonnable par rapport au premier devis. Mais je me disais : combien de livres devrai-je vendre pour juste rembourser cet investissement ?
Cela m'a décidée à m'inscrire au challenge des Québécoises, et j'en suis sortie transformée.

De question en question
Cela avait commencé bien avant. Lorsque j'ai choisi d'avoir un nom de plume. Première libération. Cela s'est poursuivi avec l'envoi de mon manuscrit imparfait aux maisons d'édition. Deuxième libération. Cela a continué avec mes conversations avec vous, sur Panodyssey. Alexandre parlait de droits d'auteur, Gabriel parlait d'argent, Pascal et Harold illustraient joliment leurs écrits, Barbara et Mathilde projetaient de s'auto-éditer.
Le challenge d'écriture m'a bousculée. Qu'est-ce que je veux vraiment ? Et surtout, qu'est-ce qui me donne vraiment du plaisir dans l'écriture ? Comment ai-je envie de partager ? Pourquoi mon roman n'est pas allé au bout de ce que je voulais faire ? Comment est-ce que je peux, pour le temps qu'il me reste, vivre pleinement cette créativité, étouffée pendant quarante ans de ma vie ? Comment assumer mon identité d'autrice, en être fière, aller plus loin ?
Ma nouvelle moi
Désormais, mes textes les plus réussis sont en Prime. Je publie également sur Substack où j'ai mes premiers abonnements payants et de nombreux échanges très inspirants. Les graphistes, les correcteurs et bêta-lecteurs professionnels, ou ne serait-ce que le logiciel Antidote, sont payants. Mon homme travaille comme commercial dans l'édition. Par lui, je sais combien de faiseurs et faiseuses de tableaux Excel vivent du labeur des auteurs et autrices. L'écriture est une passion. Mais la gratuité décourage de nombreux projets créatifs. Ainsi, l'idée d'auto-éditer un jour Vivante ou un recueil de nouvelles, ou même mon roman, subsiste. Mais pas à n'importe quelle condition.
Et puis, ces Québécoises m'ont incitée à repenser mon roman, à le rebaptiser même, à le reprendre pour y insuffler un peu de "sauvage", de "wild". Me lâcher davantage, puisqu'au final, c'est cela qui m'exalte. Aller plus loin dans ce que je donne à lire. Pas plus haut, pas plus grand, mais plus loin, plus profond, plus libre. Je vais m'y pencher... quand je pourrai. Pour l'heure, je suis plongée dans l'écriture de plusieurs épisodes sur Isabella Bird au Far West. J'avais publié ici un premier épisode dont je n'aime plus le style. Alors, je réécris, je me cherche, je me régale. J'ai moins de temps pour vous lire, et même pour lire tout court.
Et désormais, j'ai décidé d'illustrer mes textes avec ChatGPT. C'est un choix contestable, et contesté. Mais c'est le mien. Et j'y trouve un moyen de maîtriser ce que je veux donner à lire et à voir. J'ai aimé les images que cette IA a créée pour La preuve que je suis humaine et La vieille femme.
Je reviendrai peut-être en arrière, je changerai peut-être d'avis, mais aujourd'hui j'en suis là.
J'ai eu envie de vous le dire.
Line
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Commento (3)
Sibille Re Orleac 7 ore fa
je trouve toujours rafraîchissant de discuter avec les auteurs de la Francophonie du "nouveau monde". Ils ont, je trouve, une relation plus saine et affirmée avec leur art. Merci à toi pour ce partage enrichissant
Line Marsan 7 ore fa
C'est exactement ça. Il y a une simplicité incroyable. Et affirmée en même temps.
Daniel Muriot 7 ore fa
Hello Line, quand tu parles de choix contesté et contestable, j'ai envie de répondre que c'est simplement ton choix. Du moment qu'il est aligné avec tes valeurs, c'est l'essentiel. Et puis, si un jour il ne l'est plus, tu en fera simplement un autre.
Et sił y en a qui ça ne plaît pas, tant pis.
Pèire Cazals 8 ore fa
Moi aussi j'utilise ChatGPT pour mes illustrations, je n'en ai pas honte. De toute façon, il s'agit d'illustrer de la fiction, donc par définition, l'image n'existe pas. Par contre, le chat n'a pas du venir à Toulouse depuis longtemps, ça a un peu changé... ;-)
Line Marsan 7 ore fa
Oui, la rue du Taur a raccourci ! 😉