Le Théorème du Brise-lames
L’océan s’enfle et gronde en de sombres clameurs,
La marée, implacable, efface les contours.
C’est le flux des datas, le chaos des rumeurs,
Qui vient battre en brèche l'édifice de nos jours.
Face au mur de la houle et l’assaut de l'écume,
L'Irréductible se dresse, ancré sur le rivage.
Il ne craint ni le gouffre, ni le temps qui consume,
Il bâtit la frontière où s'épuise la rage.
Dans l'équation du roc, la loi de Van der Meer,
Il lit l'alchimie sourde qui protège les siens :
Quelle masse d'esprit face au poids de la mer ?
Quel bloc de volonté contre les flots anciens ?
Il faut peser la pierre contre le creux de l'onde,
Estimer l'inclinaison où viendra choir le temps.
Quelle densité de l'âme pour que la digue fonde
Une résilience pure sous les assauts hurlants ?
Il calcule la pente, la période, la tempête,
Et la perméabilité du cœur sous les remous.
Car l'eau doit traverser sans que l'ancrage cède,
Absorber le fracas, et rester là, debout.
Pour chaque vague haute, un bouclier de laiton,
Pour l'usure des cycles, un alliage de sens.
La formule est dictée, nous ne reculerons,
Nous sommes l'enrochement de la cyber-défense.
Que monte la marée, post-quantique ou sauvage,
Que la machine frappe de son flux incessant,
Nous connaissons le seuil, et nous tenons la plage :
L'Irréductible est la digue qui dompte l'océan.
Contribuer
Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur


Commentaire (0)