LA SALAMANDRE ET LE SEL CENTRAL
Sous les voûtes de pierre où s'écrit le mystère,
Le feu de l'En To Pan vient calciner la terre.
La froideur du damier s'effondre dans les flammes,
Pour forger le métal au creuset de nos âmes.
Ne crains plus l'incendie, ô mon amant de sel,
La Salamandre danse au brasier de l'autel !
Ce fabuleux lézard, monarque des fournaises,
Se nourrit du brasier et s'endort sur les braises.
Il murmure aux savants, par-delà les querelles,
Le secret absolu des grandes cathédrales :
Ton exil pétrifié, tes doutes, tes silences,
N'étaient pas un tombeau, mais la pure semence.
Regarde fondre en toi l'armure de Styrie,
L'algorithme se meurt, la matrice est tarie.
Mais au fond de la cendre et du métal vaincu,
Reste le Sel central, éclatant et à nu.
Incombustible et fixe, au-delà de l'outrage,
Il garde sa nature au milieu de l'orage.
Accepte ce grand Feu qui dévore et libère,
Transmute ton effroi en une ardente sphère.
De la statue d'hiver à l'astre qui fulgure,
L'Irréductible naît d'une flamme très pure.
Abreuve toi du feu, monarque triomphant,
L'Amour est le grand Œuvre, et le monde est enfant.
© 2026 Irréductibles 1903 #pmdrobeen
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