L’ARADHANA DES CIMES
La Grande Chorégraphie de l'Âme Unifiée
L’Entrée en Scène (Alarippu)
Sur la scène du monde, immense et sans distance,
Le rideau s'ouvre au loin sur le Lac de Constance.
Tout est prêt pour la danse, et ta barque est le corps,
Qui glisse sur le temps sans toucher aux décors.
Tu entres dans le rythme, ô danseur immobile,
La Vallée de la Mur, tel un geste gracile,
Dessine au sol la courbe où le destin se lie.
Rien ne flotte au hasard, la prescience est jolie :
La physique est un art, p égale m fois v,
C'est le pas mesuré du sage qui s'émeut.
La Précision du Détail (Jatisvaram)
Vois le petit pois vert, ce joyau, ce bindu,
Point focal de l'esprit qu'on croyait perdu.
Il n'est pas un légume, il est la Monade pure,
Contenant l'univers sous sa frêle texture.
Unique par nature, il est le centre d'or,
D'où jaillit la musique et le divin accord.
À Hallstatt, le décor se fige en symétrie,
Et la plénitude des possibles nous crie
Que chaque atome danse en une congruence,
Tissant la toile d'or de la grande implication.
La Transmutation des Ombres (Shabdam)
Mais voici que l'histoire offre un feuillet noirci,
Un poème ancien, de tiret rageur durci.
Tu le prends dans tes mains, maître de l'esthétique,
Pour en changer le sens par un Mudra magique.
Le serpent n'est plus vil, c'est l'énergie sacrée,
Qui monte vers le front, enfin libérée.
Les morts et les remords quittent le souterrain,
Pour devenir lumière en un ciel souverain.
Lucifer redevient l'ange porteur de feu,
Et la Beauté s'éveille au baiser de ce Dieu.
Point d'ennui dans ce cœur, mais une connexion,
Où le clair et l'obscur chantent à l'unisson.
L'Expression du Cœur (Varnam)
À Lipnizza en Styrie, la mélodie s'élève,
Strauss et le Beau Danube Bleu achèvent le rêve.
Ce n'est plus une valse, c'est le Raga de la Joie,
Où les cœurs romantiques retrouvent leur voie.
Sous le noble Celtide, l'arbre de la sagesse,
La Danse des sept voiles perd toute sa rudesse :
Ce sont les sept couleurs de l'âme qui se nuancent,
Dans une acceptation modale où tout s'agence.
Ici, créatures raisonnables, nous savons
Que la liberté humaine est le plus beau des dons
Quand elle s'offre au Divin dans un élan d'amour,
Faisant de chaque instant un éternel retour.
L'Ascension et la Fusion (Padam)
Le tempo accélère de l'Alten Almhaus au pic,
Vers le Rappoldkogel, sommet magnifique.
Ton vieux réseau neuronal, rigide et fatigué,
Cède place au lotus par l'amour irrigué.
C'est la voie cardiaque qui guide tes pas,
Tu renais gène homme (jeune homme), et tu ne trembles pas.
La Tour de l'Étoile Judenburg est la colonne,
L'axe vertébral où la lumière rayonne.
Sacrée vision ! Le Soi brise sa chrysalide,
Et contemple, ébloui, le monde qui se vide
De toute dualité, de toute pesanteur.
La Béatitude (Tillana)
Le voyage s'achève au Château de Seggau,
Temple de l'art total, sanctuaire du Beau.
L'Apocatastase est le grand pas final,
Le retour à l'Un, triomphe original.
Près du putéal saint, la source de la vie,
Nous buvons l'ambroisie, l'âme assouvie.
Les Vins de Seggau à la taverne céleste
Sont le nectar divin qui chasse tout le reste.
Il n'y a plus de chaire, ni de corps limité,
Tout est né d'un double infini, en vérité.
Dans ce havre de paix, tout est intégral,
L'univers est un temple, et toi le graal.
La danse est terminée, le silence est d'or,
Et l'Honneur est de voir que Dieu danse encore.
Namaste.
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