¡Felicidades! Tu apoyo al autor se ha enviado correctamente
avatar
Sur la pointe des pieds

Sur la pointe des pieds

Publicado el 26, ene, 2026 Actualizado 26, ene, 2026 Tale
time 14 min
0
Me encanta
0
Solidaridad
0
Wow
thumb comentario
lecture leer
0
reacción

Il était une fois une sorcière qui s’appelait Agilis,

elle n’aimait pas beaucoup les intrus dans sa vie au point de toujours rester sur la défensive. Mais un jour un prince charmant passa par là, il s’était perdu ne trouvant plus la route de sa belle et vénérable princesse d’amour. Le bel homme en proie au désespoir s’assis sur la petite pierre qui ornait l’entrée du manoir de notre belle sorcière. Elle n’avait pas vraiment mis de clôture, les gens ayant toujours très peur de pénétrer dans son territoire pourtant très fleuri.

Mais cette après midi ce gaillard eut le toupet de s’introduire dans son antre, cette niche bien délimité par des pierres de toutes les couleurs pour éviter que quelqu’un ne s’y aventure. Cependant le prince était tellement sous l’emprise de la peur qu’il ne vit pas le danger et se permit même de pleurer sur les bégonias.

La sorcière énervée, sortit de sa demeure pour aller molester l’intrus. Elle lui hurla dessus depuis son porche pour ne faire que pester et jeter des sorts d’infertilité au jolis minois qui la regardait avec une air de chien battu.

Mais que veut-il encore celui là, se dit-elle en remuant son balais de droite à gauche comme pour lui faire peur de l’assassiner à coup de carottes volantes et piquantes. Pourtant le bougre ne bougeait pas, au contraire il semblait attendre un sort funeste:

  1. Tuez-moi, transformez-moi en crapaud! Je m’en fou, ma princesse a disparu à tout jamais, je ne suis plus utile à rien.
  2. Comment ça votre princesse? Elle doit bien être quelque part, je ne vois pas par quel miracle quelqu’un aurait pu l’enlever sans que tout le royaume ne le sache. Elle est bien trop stupide pour qu’on veuille la kidnapper. Allez levez-vous et partez à sa recherche.
  3. Mais je ne fais que cela et personne ne semble l’avoir vu depuis trois jours. Je suis épuisé à force de courir le pavé pour la retrouver.
  4. Bon prenez mon balais et faites trois aller-retours au dessus de la vallée puis revenez me voir et j’aviserai.

Le prince enfourcha l’engin et partit tel un aigle survoler son royaume. Il revint tout aussi bredouille au grand désespoir de notre sorcière. A présent il se couchait dans son parterre de pissenlits pour commencer à les manger par la racine. Elle se dut de lui venir en aide pour retrouver sa paix à la fin de la journée et garder sa réputation de femme aigrie par la vie. Agilis le tira par les pieds pour le faire grimper dans son carrosse en forme de citrouille difforme et presque pourrie par les pluies incessantes de l’automne dernier. Elle ordonna à son dragon de les mener à la porte du palais royal où résidait la princesse en temps normal.


Le château vide...

Elle ne fut pas surprise de voir les gens se coucher face à terre lorsqu’elle survolait le petit village en contre bas du château. Ces imbéciles avaient si peur d’elle sans vraiment savoir pourquoi. Elle ne leur avait jamais rien fait de mal, à part des grimaces lorsqu’ils passaient devant chez elle . De plus Agilis avait bien fait attention de ne pas mettre un grillage trop acéré pour na pas blesser les enfants. Elle préféra disposer des pierres colorées et pleines de jolis dessins de souris, de dragons et de rats musqués habillés de velours rouge et noir pour délimiter les lieux. Elle ne comprenait pas bien en quoi son style de déco importunait tant le monde entier. Mais aujourd’hui tel n’était pas le problème, il fallait rendre le prince à sa princesse.

Mais une fois arrivée devant la massive porte d’entrée de la cour royale personne ne faisait le guet, elle était grande ouverte, pas même un gardien en arme debout en train de dormir.

Mais que venait-il donc de ce passer par ici?

Il faut croire que la nuit fut longue pour ainsi n’avoir aucune sentinelle, permettant à l’ennemi de rentrer comme dans du beurre dans ce gruyère défensif.

La sorcière demanda au prince de constater par lui même que quelque chose clochait:

  1. Vous saviez que c’était désert là haut?
  2. Ben oui, c’est pour cela que je cherche la princesse. Elle n’est plus là, vous avez enfin compris! Tout le monde a disparu, même les chiens et les chats.

Agilis se frotta le menton au pustule inexistant et fronça les sourcils pour concevoir ce manque d’inquiétude du village face à leur château vidé de toute substance.

Elle prit son balais pour faire le tour par le haut, mais même constat: personne pour accueillir le jour ou même la nuit.

Elle lança un sort de révélation dont le but allait être de lui montrer les derniers instants avant la fin du monde dans ce lieu, pourtant si animé d’habitude selon le bruit et les conversations des passants sur le chemin devant sa maison. Agilis à une très bonne ouïe et sait pratiquement tout sur tout, mais elle a toujours eu l’habitude de ne se mêler de rien pour rester en paix dans son coin.

Cependant le prince de son anxiété redoutable l’avait sorti de son cocon pour remédier à son problème, qui était de perdre sa tranquillité si le royaume venait à se vider de son dirigeant et de ses successeurs bien agréables jusqu’à lors.

Ainsi son sort magique lui révéla que la purée de pois matinale de la semaine dernière laissa entrer un inconnu dans le château. Il avait réussit à se faufiler dans la salle du trône pour poser son séant sur le beau siège du vieux roi, encore en train de dormir ce matin là. De son chandail pourpre et mauve clair il dissimula la couronne dans les profondeurs de l’oubli.


Mais qui était ce bonhomme?

Se demanda Agilis, ayant du mal à apercevoir son visage dans la nébulosité qui l’entourait. Pourtant un trait particulier le relia à sa mémoire: l’inconnu marchait sur la pointe des pieds, comme un voleur aguerri à la tâche.

Elle se rappela le sorcier des peurs, celui qui attachait les bonne nouvelles pour ne pas qu’elles atteignent les oreilles de leurs destinataires. Il venait de faire pareil avec le roi, l’empêchant d’exister en lui volant la couronne qui revenait de droit à la princesse et au prince qui la cherchait de partout.

Heureusement ce dernier avait pu échapper au sorcier, car il était en train de se balader en forêt pour écouter la douce mélodie des pies messagères de ce monde afin de s’informer. Et c’est un de ces oiseaux qui l’enjoignit de vite rechercher la princesse avant qu’elle ne disparaisse à tout jamais, sous la peur de ne rien être à l’avenir sans son royaume. En effet le brouillard la rendit aveugle au point de ne plus trouver son prince et encore moins son père, qui ne se réveillait plus du long sommeil imposé par la violence des anxiétés du sorcier de la mort, comme on l’appelait dans les légendes.

En effet il arrivait toujours sur la pointe des pieds lorsque tout le monde se pensait heureux dans son royaume, afin de leur subtiliser la couronne du bonheur pour la remplacer par l’horreur de la peur et du désespoir. Mais Agilis était bien immunisé, car ce sorcier n’était autre que son père et elle allait maintenant le confronter une bonne fois pour toute.

Elle reprit son dragon, sa citrouille et le prince pour se rendre dans la forêt oubliée du monde, afin de réveiller son père de son long sommeil face à ses pieds qu’il n’avait jamais osé posé à plat sur le sol.

Elle arriva en faisant rugir son dragon de sorte à envoyer des flammes juste au dessus de la perruque vieillie de son paternel.

  1. Maintenant tu rends sa couronne au roi et la princesse au prince. Je suis agacée de toujours te voir chercher le malheur au lieu de laisser les gens vivre leur bonheur.

Le sorcier reconnu sa fille et lui promis de faire attention la prochaine fois, pour ne pas la déranger dans sa paix. Mais il trouvait cette couronne bien belle au point de ne pas vouloir la rendre au roi.

  1. Rends là maintenant, hurlait Agilis ou…
  2. Ou quoi? Tu vas me tuer?
  3. Non sûrement pas , mais je pourrais…
  4. Pourrais quoi? Sortir de ta tanière et aller vivre un peu avec les vivants?
  5. Enfin, pourquoi tu me dis ça papa?
  6. J’en ai marre moi aussi de devoir toujours entrer sur la pointe des pieds pour piquer le bonheur des gens afin de te l’offrir en cadeau. J’aimerais bien aussi marcher normalement pour sortir de la forêt et raconter de belles histoires aux foules avec des effets spéciaux dignes d’un spectacle de cirque ambulant.
  7. Je ne te savais pas aussi content de raconter des histoires?
  8. C’est tout ce que tu as retenu de ce que je viens de te dire?
  9. Non j’ai bien compris que c’est encore et toujours ma faute si tu ne vas pas bien.
  10. Non absolument pas, je voulais te rendre attentive à ta beauté d’âme et à ton potentiel de femme heureuse.
  11. Ah et comment je fais.
  12. Tu sors de chez toi, tu ouvres ton jardin à la pleine lune pour qu’elle l’admire enfin de ses propres yeux et tu viens m’aider à raconter des contes au monde entier.
  13. Pourquoi tu ne me l’as pas demandé plus tôt?
  14. Par ce que tu ne m’écoutes jamais! Tu préfères entendre toutes les vieilles sorcières qui habitent la forêt des décadences du dernier cycle de vie, que de venir me voir alors que je suis toujours prêt à t’aimer et à te donner ce que tu veux.
  15. Et pour le prince on fait quoi?
  16. Je m’en occupe.


Le royaume perdu enfin retrouvé

Le sorcier dessina une étoile au milieu du front du prince. Puis il le laissa s’envoler avec ses ailes d’ange, vers le beau château de la réunification des âmes de la joie et du bonheur qu’était ce beau royaume de la paix.

Enfin il put migrer vers des jours heureux avec sa dulcinée et les encouragements du roi, bien fatigué de devoir toujours défendre un château qui pourtant n’avait rien d’hostile à proposer au monde entier.

Agilis compris que c’est elle qui avait enfermé sa propre joie dans ce château. Là où le prince réussit enfin à atteindre son coeur pour lui demander de s’aimer et de retrouver ses racines de princesse à elle aussi. Il la poussa à se rendre chez ce père étrange, qui avait le pouvoir de parler aux âmes, sans jamais se lasser d’y aller doucement sur la pointe des pieds jusqu’à ce que la moindre sorcière de ce monde se réveille à sa beauté de princesse.

Et aujourd’hui Agilis devenait la plus belle des femmes. Non pas par ce que son visage était d’une douceur absolue, mais par ce que son coeur enfin brisa les chaînes de l’incertitude à la vérité de son âme. Car elle savait que son père ne la laisserait jamais tomber, même au plus profond de son désespoir pour ainsi lui monter depuis des années que c’est elle qui avait les clefs de sa propre paix.

Et enfin cet après midi là elle put se libérer du malheur d’être à la bourre. En effet elle n’était pas en retard, mais juste en train de chercher la clef du petit chariot tout coloré. Celui conduit par le plus beau des cheval blancs qu’était la joie. Ainsi tous les deux ils purent aller sur les grandes places de ce monde pour guérir l’humanité, en leur redonnant le sourire au contact des histoires les plus loufoques parfois, mais souvent les plus empreintes de sagesse.

Bonne journée à vous dans la douceur de la joie, pour que la paix arrive à vos oreille grâce à la belle musique de votre âme.

lecture 1 lectura
thumb comentario
0
reacción

Comentario (0)

Tienes que iniciar sesión para comentar Iniciar sesión

¿Te gustan las publicaciones de Panodyssey?
¡Apoya a sus escritores independientes!

Seguir descubriendo el universo Tale
Le bateau blanc
Le bateau blanc

Une voile blanche, une coque en bois et un gouvernail bien solide suffisent pour faire avancer le p...

Régine Pelladeau-Kornmann
6 min
L'eau de la vie
L'eau de la vie

Il était une fois une petite vague de rien du tout qui se mit à submerger la plage d’un village de...

Régine Pelladeau-Kornmann
8 min
Il était une fois le rêve...
Il était une fois le rêve...

"-Arrête de chercher la mort, lui dit le petit oiseau blanc et noir perché sur son cerisier. Tu dois ouvrir ta porte au bonh...

Régine Pelladeau-Kornmann
2 min
Deuxième partie (2015)
Deuxième partie (2015)

Peut-être avez vous déjà entendu parlé de l’oiseau de Lune. Il s’agit d’un homme, qui, touché par la magnificence d’un chant...

Lucas Deschamps
21 min
Première partie (2010)
Première partie (2010)

Il était une fois un homme heureux, dans un vieil amphithéâtre romain, écoutant de lʼopéra. À côté de lui, sa femme aigrie,...

Lucas Deschamps
8 min
Les avoines de la vie
Les avoines de la vie

Il était une fois une femme qui ne savait pas comment nourrir celui qu'elle aimait, pour mieux le c...

Régine Pelladeau-Kornmann
5 min

donate Puedes apoyar a tus escritores favoritos

promo

Download the Panodyssey mobile app