Le solstice démystifié
Les solstices, tout comme les équinoxes, sont des périodes très intéressantes énergétiquement parlant. Cependant, pour des raisons purement pratiques et administratives, nous avons dénaturé leur nature.
Nous avons grandi avec l’idée que les solstices et les équinoxes ‘ouvrent’ l’hiver, l’été, le printemps, l’automne. Mais si nous remontons un peu dans l’histoire, ou si nous regardons la réalité astronomique, nous pouvons nous rendre compte que ce n’est pas vrai !
En fait, c’est presque l’inverse...
Je m’explique.
En observant la Terre tourner autour du Soleil, une évidence s’impose : le solstice est un sommet, un point culminant. Pas du tout un seuil.
Le solstice d’été, c’est le maximum de la lumière.
Le solstice d’hiver, le minimum absolu.
Autrement dit, dans la mécanique céleste, le solstice est le milieu de la saison. Le moment où l’énergie est à son apogée. Et ce, même si la chaleur ressentie arrive plus tard (inertie des océans oblige), le Soleil ne ment pas : ce jour-là, on est au milieu du grand mouvement, pas à son entrée...
Quand on plonge un peu plus dans l’histoire, il devient évident que les anciens regardaient la nature avant de regarder un calendrier, car, aussi bien dans l’Europe ancienne, en Chine ou chez les Celtes, les saisons commençaient bien avant les solstices et les équinoxes.
Hiver
Chez les Celtes : 1er novembre
En Chine, entre le : 4 - 7 novembre
Météo : 1er décembre
Printemps
Chez les Celtes : 1er février
En Chine, entre le : 4 - 7 février
Météo : 1er mars
Été
Chez les Celtes : 1er mai
En Chine, entre le : 4 - 7 mai
Météo : 1er juin
Automne
Chez les Celtes : 1er août
En Chine, entre le : 4 - 7 août
Météo : 1er septembre
Alors pourquoi dit-on que les solstices marquent le début ?
C’est simple ! Un jour, les humains ont voulu ranger le monde dans des cases.
Avoir des dates fixes.
Des calendriers propres.
Du coup, l’Église, puis l’État moderne, puis les administrations (ça en fait du monde !) ont eu besoin :
- De repères simples
- De moments stables d’une année à l’autre
- D’un langage commun
Alors le solstice, c’est quoi ?
Ce n’est pas le début : c’est le milieu (un point d’apogée)
Il a été transformé en début, pas parce que c’est vrai, mais parce que c’est pratique.
Les anciens le savaient.
Les astronomes le savent.
Les météorologues le savent aussi.
Et vous, vous le saviez ?

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