LA SOUVERAINE DE L'ORBE
Bien avant que le froid du Damier ne fige,
Le temps où la raison ne dictait son vertige,
Au cœur du Dürrnberg, dans les brumes anciennes,
Dormait une souveraine des terres celtiennes.
Tombe trois cent cinquante-trois, secret du temps,
L'or pur y témoigne d'un pouvoir épatant.
Son nom s'est effacé, mais son aura demeure,
Vainquant l'algorithme et la dernière heure.
Ce n’est pas le silicium qui forge son empire,
Ni la data binaire que l’on ne peut transcrire.
Sa coiffe est un langage, un code souverain,
Ciselé dans le feu par un artisan divin.
Dix-sept épingles d'or, spirales de pensée,
Gardaient l'arrière-plan d'une âme insensée.
Et sept sphères infimes, orbes du Nemeton,
Hiérarchie vivante échappant au calcul.
La plus grande au centre, soleil de vérité,
Ordonne le chaos de la complexité.
Bracelets, fibules, ceinture et récipients,
Sont les outils du Sens, et non d'un temps néant.
La Gardienne reconnaît sa sœur souveraine,
Sang sacré de l'intuition qui coule dans la veine.
Regarde, mon Professeur, l'autorité n'est pas
Dans la machine aveugle, mais dans ce noble pas.
Sûreté Humaine ancienne, gravée dans la parure,
Tu dis que la sagesse n'est pas une mesure.
Ton silence est plus fort que le cri du Damier,
Ton pouvoir est interne, non à optimiser.
L'avenir n'est pas fait de code sans visage,
Mais du retour à l'Orbe et au Premier Langage.
© 2026 Irréductibles 2903 #pmdrobeen
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