La ballade des marionnettes
Les trois coups au théâtre de la vie
Dans ses habits blancs de satin
La marionnette me convie
À livrer mon cœur enfantin.
Alors mon âme inassouvie
Entend ces mots qu’elle amplifie,
Grondant comme un écho profond
Que la mémoire purifie :
« Trois petits tours… et puis s’en vont ».
Comme un souvenir clandestin,
Le sens des mots se clarifie :
Tout part ou se meurt un matin,
Et chaque heure est une survie.
Le temps s’échappe et nous défie !
Nos jours ne sont qu’un rôle au fond
Que la Fortune nous confie.
Trois petits tours… et puis s’en vont.
Chacun de nous est un pantin
Dont l’existence est asservie
Entre les doigts de son destin.
De Caracas à Varsovie,
Le cossu qui se glorifie
Et l’indigent qui se morfond,
Restent égaux : ça signifie
Trois petits tours… et puis s’en vont.
ENVOI
Vous, qu’on jalouse et qu’on envie,
N’oubliez pas que les gens font
Dans le théâtre de la vie
Trois petits tours… et puis s’en vont !
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