Ouverture éclair - poème sentirique
Ouverture éclair - poème sentirique
Ouverture éclair
- poème sentirique -
Ce poème n’a pas deux sens.
(Il en a cinq, en fait.
(Et même six, en comptant
Mon… sens de l’humour.
(C’est de loin le plus lourd.)))
Il sera lourd de sens.
Y en a qui ont pas de peau
Dans la vie. C’est ballot.
On sent pas ce qu’on tâte.
On sent pas ce contact.
Moi, quand je suis touché,
Je me cale un moment
Pour un câlin touchant
Et serré, confortant.
Je veux sentir, sentir
Et ressentir encore !
Et ressentir en corps.
Sans être sentimental,
On s’en tire assez mal !
Et toi ? Sortiras-tu
De tes «sentir» battus ?
J’ai la chance d’avoir
La faculté de voir.
Mais si je perds ce «voir»,
Ça va me décevoir.
Y a pas mieux que les yeux.
Y a pas plus précyeux.
Y sont pas auxiliaires
(Pas comme être et àvoir).
Sachez que les bons yeux
Voient ce qui ne va pas
Chez leurs amis précieux,
Et disent : «Comment ça voit ?»
On préfère se fermer
Car on craint l’ouverture,
Sauf que la fermeture
N’est pas éclair, elle dure.
Rude et dure, elle perdure.
Dure à déverrouiller.
Donc dur de s’exprimer.
Les mots sont cadenassés.
L’émotion, amassée
Jusqu’au moment brutal,
Instant sentimental,
Où les larmes s’étalent
En emportant le mal.
La fermeture totale
Peut s’avérer fatale,
C’est pourquoi il faut faire
Des ouvertures éclair.
La strophe précédente
Ayant gâché l’ambiance,
Retenons une sentence
Bien plus encourageante :
Acceptez l’être humain,
Acceptez d’être humain,
Pris par les sentiments,
Pour parler sincèrement.
Quand j’imprime ces rimes,
J’exprime mes impressions.
Je supprime la déprime
Quand je prime l’expression.
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