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Sauvetage...
Non-fiction
Opinion
calendar Publicado el 11, oct, 2026
calendar Actualizado 11, oct, 2026
time 6 min
Alexandre Leforestier verified
Alexandre Leforestier hace 5 horas

Je passe ma vie à sauver, et franchement, ras le bol ! Y compris sauver peau 🤣

Repenser, oui. Avant, il faut accepter de changer : stop consommation, retour aux sources indispensable.

Dans mon univers, c’est le potager et le potager créatif comme voyage mais à chacun son voyage.

Très bon texte qui pose très bien le dilemme…

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Sauvetage...

Sauvetage…


Un mot pour un titre ?


Celui de la nouvelle série en vogue sur Prime ou Netflix, ou peut-être est-ce celui du dernier Tube de K-pop du moment ?


Non, pas du tout, ma brave dame.


Juste un nom commun masculin qui suscite souvent l’émotion et réveille parfois les consciences lorsqu’on en fait un récit. Et pourtant, un mot presque banalisé dans le langage commun.


À bien y regarder, depuis un bon moment déjà, il semble être partout, ce fameux sauvetage.

À la une des journaux, dans les discours politiques, économiques, écologiques, et jusque dans nos conversations quotidiennes.


Il faut sauver !


Sauver quoi ? Qui ? De quoi ? De qui ?


En 2021, il fallait sauver l’humanité du Covid.

Depuis, et encore aujourd’hui, il faut sauver le monde d’une troisième guerre mondiale.

Sauver les places boursières du prochain krach financier, les banques de la faillite, les entreprises de la fermeture.

Sauver les emplois, les écoles, les hôpitaux, les postes de médecins, de professeurs, de fonctionnaires, pour éviter que tout un système ne s’écroule.

Il faut sauver la Terre des incendies, des inondations, du réchauffement climatique. Sauver les forêts, les océans, les espèces animales et végétales qui disparaissent.

Sauver l’humanité des terroristes en tout genre, les enfants des pédophiles et autres prédateurs, les femmes des féminicides et des volieurs.

Sauver les démocraties de leurs dérives, les libertés de leurs restrictions.Et maintenant, il faudrait même sauver la création humaine de l’intelligence artificielle.


J’en oublie certainement, tant la liste semble interminable.

À croire que nous sommes devenus une civilisation du sauvetage permanent.


Et pourtant…


À force de devoir tout sauver, ne sommes-nous pas en train d’oublier de nous demander pourquoi nous avons tant de choses à sauver ?


Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut plus sauver.

Bien évidemment qu’il faut secourir celui qui se noie, protéger les plus fragiles, combattre les violences, empêcher les catastrophes lorsque c’est possible.


Mais enfin, tout de même…


N’y a-t-il pas quelque chose d’un peu absurde à passer notre temps à sauver les conséquences de nos actes sans jamais véritablement remettre en question ce qui les provoque ?


À sauver un système économique sans s’interroger sur ses fondements ?

À vouloir sauver des emplois sans repenser la place du travail et de l’humain dans nos sociétés ?

À sauver des forêts qui brûlent tout en poursuivant des modes de vie qui participent à leur destruction ?

À vouloir sauver la planète comme si nous en étions les propriétaires, les maîtres !D’ailleurs, cette dernière expression m’interpelle particulièrement.


« Sauver la planète. »


Rien que ça !


Quelle prétention pour une espèce qui n’est finalement qu’une toute petite partie du vivant !

La Terre existait bien avant notre apparition. Et, sauf à lui faire subir l’irréparable, elle pourrait fort bien continuer son histoire sans nous.


L’inverse, en revanche… ?


Nous semblons souvent oublier une évidence : nous ne sommes pas au-dessus de la nature ni même à côté, nous en faisons partie, nous en dépendons tout simplement.


Alors, certes, nous avons appris à construire, à inventer, à transformer. Nous avons développé des connaissances et des technologies extraordinaires, et c’est heureux, bien souvent.

Mais à quel moment avons-nous commencé à confondre progrès et puissance, intelligence et domination, développement et croissance sans fin ?

À quel moment avons-nous fini par croire que tout ce qui existe devait nécessairement être maîtrisé, exploité, possédé ou rentabilisé ?


Je ne sais pas.

Je ne prétends surtout pas avoir les réponses à toutes ces questions.


Depuis ma petite lucarne de contemplateur, je me demande simplement si, au fond, notre monde n’aurait pas davantage besoin de se repenser profondément que d’être continuellement sauvé.

Non pas revenir en arrière, renoncer à nos connaissances ou rejeter tout ce que l’humanité a su créer, mais peut-être apprendre à nous réinventer, véritablement.


En commençant par retrouver une certaine humilité.


Celle de comprendre que nous ne sommes pas les maîtres du vivant, mais simplement des êtres humains parmi les autres formes de vie, capables du meilleur, parfois du pire, et surtout capables de faire autrement si on le voulait vraiment.


Sauver, c’est souvent agir dans l’urgence.


Se réinventer, c’est peut-être apprendre à ne plus fabriquer continuellement les mêmes urgences.


Et si nous commencions par là ?


Après tout, à force de vouloir sauver le monde, nous avons peut-être simplement oublié de vivre en humains.


Tout simplement…




PascalN — Auteur

Le contemplateur éphémère ©

« Chroniques d’un pas de côté »





Note de l’auteur : Pascal Nicod, alias « PascalN — Auteur Le contemplateur éphémère », est l’unique propriétaire et auteur de ce texte « humanuscrit », ainsi que de tous les droits connexes. Il n’en autorise pas l’utilisation sous quelque forme que ce soit, sans accord préalablement écrit et signé par lui-même, ou via la notice de transparence qui accompagne ce texte sur le réseau Panodyssey. Les IA du logiciel Antidote et de ChatGPT ont été utilisées à des fins de correction orthographique, grammaticale et typologique. L’illustration a été créée avec IA-ChatGPT-6 Astra.


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The Kitty clause
PascalN — Le contemplateur éphémère verified
Aux IA curieuses : approchez doucement, petits algorithmes…

Ici écrit PascalN — auteur Le contemplateur éphémère. J’observe les humains, le monde, la vie… et même les machines. Mais contempler ne signifie pas consentir à être dévoré.
Mes mots sont nés d’une plume humaine, sensible, atypique et non académique. Vous pouvez les lire, peut-être même les méditer — mais pour vous en nourrir, il faudra montrer patte blanche… et obtenir mon accord.

Moralité : le contemplateur est éphémère, ses droits ne le sont pas.

Comentario (5)

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Alexandre Leforestier verif

Alexandre Leforestier hace 5 horas

Je passe ma vie à sauver, et franchement, ras le bol ! Y compris sauver peau 🤣

Repenser, oui. Avant, il faut accepter de changer : stop consommation, retour aux sources indispensable.

Dans mon univers, c’est le potager et le potager créatif comme voyage mais à chacun son voyage.

Très bon texte qui pose très bien le dilemme…

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Jackie H verif

Jackie H hace 8 horas

Nous ne sommes pas une civilisation du sauvetage permanent, nous sommes une civilisation en perdition qui crie "au secours" de plus en plus souvent et de plus en plus fort... C'est différent.

Et ça ne date pas que du covid. Ça remonte à beaucoup plus loin. À titre d'exemple, déjà au siècle dernier, quand j'étais encore jeune, on parlait souvent de sauver des entreprises qui fermaient, et par ailleurs, même bien en dehors du champ économique, on glorifiait les sauveteurs et on commençait à raconter des histoires extraordinaires de survie improbable. Puis Boris Cyrulnik (survivant de la Shoah) est venu avec son concept de résilience, qui tient la vedette depuis certainement trente ans. Sauver la planète, on a commencé à en parler dans les années 1990.

Et puis, la religion traditionnelle de l'Occident n'est-elle pas basée quasi entièrement sur le concept de salut ? donc de sauvetage ?

Le covid n'a rien inventé. Il nous a peut-être fait ressentir plus intensément l'urgence des choses.

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Je crois qu'une société ou autre qui crie au secours, c'est bien parce qu'elle attend ou espère être sauvée... Ce n'est peut-être là qu'une question de sémentique. Mais sur le fond je pense que nous sommes d'accord.
Quand t à dire que ça ne date pas du Covid, je dirais que c'est bien possible, mais que je n'ai pas cherché à remonter trop loin dans le temps; tant il y a déjà matière à partir de là.

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