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Jean-Michel !!!
Fiction
Illustration
calendar Publicado el 20, ago, 2026
calendar Actualizado 20, ago, 2026
time 21 min
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Image / Human image
Text / Human creation

Jean-Michel !!!

La Bretagne.

Magnifique contrée, battue par les vents et l’océan rageur. Terre de légendes, à la nature sauvage et indomptée, où naissent les plus folles histoires.

Nombreux sont les destins grandioses, les grands personnages, les symboles puissants qui s’entrecroisent dans la mythologie et le folklore local. À tel point, qu’ils transcendent les limites de la région pour devenir un patrimoine mondial : Merlin l’enchanteur, la geste arthurienne, l’Ankou, les korrigans… Et tant d’autres.

Un tel écrin accueille aujourd’hui en son sein, un digne héritier de cette tradition.

Jean-Michel.



Jean-Michel est un bulot.

Il mène une vie trépidante ! Par exemple, il se promène dans la vase et sur le sable mouillé. Trop bien !

Il joue à cache-cache avec ses amis les couteaux qui, comme chacun sait, sont de sacrés farceurs.

— Vous êtes où ??!




Dans les rochers, le voisinage est fort agréable. Tout le monde se connait et chacun a un petit mot pour autrui.

— Jean-Michel !!! Jean-Michel !!! Tu fais quoi ?

— Rien !

— Ah !



Les conversations endiablées vont bon train.

— J’ai toujours rêvé d’aller à Limoges.

— … ?




Ainsi la vie s’écoule paisiblement. Mais comme toujours, certains viennent tout gâcher. Ce jour-là Jean-Michel est affairé à construire un château de sable, quand Ludo le crabe, et ses amis s’approchent et se moquent de lui.

— Regardez les gars, il est trop nul lui avec son château de sable.

— Ah ah ouais c’est clair !

— José ! Hé José !

— Il s’appelle pas José.

— Ah bon ? Toi ! Hé toi !

— Oui ?

— C’est trop nul ton truc. Ton château là.

— Ah ah ouais c’est clair ! C’est trop nul !

— Moi j’ai volé le slip de Didier. L’encornet. T’es pas cap de faire un truc aussi ouf.

Jean-Michel fait semblant de réfléchir. Puis en souriant, il dit :

— Hummm… C’est marrant… En fait, vous pensez que vous êtes trop cools. Super impressionnants et tout. Un peu… la bande dont tout le monde veut faire partie. Mais non non les gars pas du tout ! Vous êtes des gros mauvais ! Et vous puez !




Ludo, qui ne s’attendait pas à cette réponse, est fou de rage et piétine le château de Jean-Michel.

— La prochaine fois c’est ta coquille que j’écrase !!!




Suivi par ses amis, il s’éloigne en direction des falaises.

Bernard, le meilleur copain de Jean-Michel a assisté à la scène alors qu’il s’approchait.

— Incroyable. Il a vraiment un souci lui.

— Tu veux dire en dehors du fait qu’il sente extrêmement mauvais ?

— Oui. Il réussit l’exploit d’être encore plus bête qu’il en a l’air.

— J’avoue, c’est un exploit. C’est quoi ce truc en plastique ridicule ? C’est tout ce que tu as trouvé pour faire ta coquille ?

— Écoute y’en a partout, j’ai fait au plus simple. Et comme ça pas besoin de déloger quelqu’un. Pour Ludo tu penses qu’il faut contre-attaquer ? Il est allergique au sable. C’est pour ça qu’il porte des chaussettes.

— On devrait demander à Jojo.

— L’huître ?

— Oui. Tout le monde va la voir pour des conseils. Sa sagesse est sans limites il paraît. Elle saura quoi faire.

— Alors allons-y !




Tout le monde sait où se trouve l’huître Jojo, mais peu de gens osent aller à sa rencontre. Jean-Michel et Bernard comprennent rapidement pourquoi, ils ne s’attendaient pas à un trajet si difficile ! Il faut remonter la plage vers le nord, jusqu’à la falaise avec les pierres debout. Mais le chemin est long et escarpé ! Parfois la marée recouvre tout et oblige nos deux amis à escalader, se cacher ou attendre le bon moment pour passer. Ils font de drôles de rencontres : des anémones de mer, des pouce-pieds, des étoiles de mer.




Après un périple de trois jours, ils arrivent enfin au sanctuaire de Jojo. Ils sont très impressionnés !




— Bonjour Jojo, pardon de vous déranger. Ludo a cassé notre château de sable. Vous pensez qu’on devrait se venger ? Lui voler ses chaussettes ?






— Magnifique. Les gens avaient raison, c’est un puit de science !

— Euh… Mais… Elle a rien dit…

— Justement, j’ai compris ! Il faut rester impassible. Ne pas bouger. Laisser tomber et passer à autre chose.

— Wouah ! On a bien fait de venir ! Rentrons !




Quelques jours plus tard, de retour chez lui Jean-Michel se remet à l’ouvrage sur un nouveau château, cette fois-ci aidé par Bernard. Les deux copains s’amusent beaucoup. Ils réfléchissent à des passages secrets, à la meilleure façon de consolider les tours, ils fabriquent un pont avec des brindilles, en racontant tout un tas de bêtises qui les font bien rigoler. Leur château prend forme, il est superbe. La journée passe tellement vite, Jean-Michel et Bernard ne se rendent pas compte que le soleil descend à l’horizon, et que la marée monte.




Soudain, splash !!!!! Une vague recouvre le château, qui ressemble maintenant un tas de sable informe. Jean-Michel est furieux.

— Non ! On a fait tout ça pour rien ! Il était trop bien ! Rhoo je suis dégoûté.

— C’est pas grave, demain on en fera un autre !

— Pfff c’est nul, j’ai pas envie.

— Mais si regarde on s’est bien amusé aujourd’hui ! Demain ce sera encore plus cool !




Toute la nuit Jean-Michel repense à son château. Il est tellement déçu. D’abord Ludo casse tout, puis les vagues… Il se dit : pourquoi on s’est installé là aussi ? On aurait dû penser à la marée ! Demain on ne va pas refaire la même erreur.




Le lendemain matin, Jean-Michel retrouve Bernard de bonne heure.

— Écoute j’ai bien réfléchi, on est bête d’avoir construit le château aussi près de l’eau. Viens, pour le nouveau, on va se mettre en hauteur, vers les rochers là-bas.

— OK bonne idée !




En arrivant sur place, les deux copains aperçoivent Nadège, la palourde. Ludo est là aussi avec sa bande, on dirait qu’ils manigancent quelque chose. Ludo, qui en pince pour Nadège, décide d’aller lui parler.

— Salut Nadège, ça te dit d’aller faire un tour vers le pot d’échappement ?

— Non, pas du tout.

— Ah. Pourquoi ?

— Parce que tu as cassé le château de Jean-Michel. C’est nul. Et débile. Dégage gros tas de fumier.

— Quoi ? Pour ça ?

— Bouge j’ai dit !

— Allez viens !

— Mais laisse moi tranquille j’ai dit non !

Devant l’insistance de Ludo, Jean-Michel et Bernard décident d’intervenir, mais Nadège n’a clairement pas besoin de leur aide :

— Tu comprends pas ce que je dis ? Vas t’faire cuire chez les tourteaux sinon j’t’étrille !!

— Pfff t’es trop nulle en fait. Venez les gars.

Ludo s’en va furieux, suivi par ses amis qui se regardent tous d’un air gêné.




— Salut Nadège, merci c’est sympa d’avoir pris ma défense ! Mais t’étais pas obligée !

— Salut. Même s’il n’avait pas cassé ton château, j’avais pas envie d’aller avec lui. C’était l’occasion de lui donner une bonne leçon.

— C’est fou je comprends pas pourquoi il impressionne plein de gens. Pourquoi ils veulent être comme lui.

— Plein de gens tu es sûr ? Ou juste les trois débiles qui le suivent partout ?

— Mais pourquoi ils le suivent ?

— Y’a plein d’explications possible. Soit ils ont peur d’être tout seuls et veulent à tous prix avoir des amis, soit ils veulent prouver qu’ils sont trop oufs, soit ils ne voient pas que c’est quelqu’un de mauvais, soit ils sont crétins… On ne sait pas ! Vous faites quoi ?

— On va construire un nouveau château de sable. Hier on s’est fait avoir par la marée, ici en hauteur, pas de danger.

— Bien vu !

— Tu veux le faire avec nous ?

— Oui carrément ! Merci c’est chouette !




Les trois amis se lancent dans la construction. Comme ils ne sont pas au bord de l’eau ils doivent creuser et réfléchir à des moyens de ramener du sable humide. Chacun apporte ses idées pour créer le château le plus fou possible. Ils s’amusent tellement qu’ils ne voient pas le temps passer. Jean-Michel et Bernard racontent à Nadège leur voyage extraordinaire jusqu’au sanctuaire de Jojo, ils prennent un bon goûter, Bernard raconte des blagues nulles.

— Vous savez quel est le poisson le plus gourmand ? Non ? La sardine. Ça n’arrête pas de manger. Ça dîne et ça re-dîne ! Ah Ah !




À la fin de la journée, le magnifique château est terminé.

— Wouah regardez ça !

— Trop bien !

— Ça c’est un super château ! C’est le meilleur château du monde !

— Je pensais pas qu’on était capable de faire un truc aussi ouf !




En rentrant chez eux, Jean-Michel, Bernard et Nadège sont ravis. Impatients de se retrouver, ils repensent à cette journée passée à rire tous ensemble. La nuit est douce, ils trouvent tous un repos bien mérité sous le clair de lune.




Le lendemain, en se dirigeant vers le château, Jean-Michel voit un groupe de petits coquillages en train de s’affairer.

— Bonjour les petits ! Vous faites quoi ?

— On fait comme vous !

— Ouais on a vu votre château là-bas il est trop bien ! Nous aussi on veut en construire un !

Jean-Michel sourit. Il regarde la petite construction toute bancale.

— C’est super ça ! Si vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas !

— Merci mais on va y arriver tout seuls !

Bernard et Nadège arrivent.

— Oh c’est mignon !

— Ils ont l’air de s’amuser autant que nous !

— Oui, je suis impatient de voir ce que ça va donner. On fait quoi ce matin ?

— On va se baigner ?

— Oui ça me dit bien !

— Moi aussi !




Les trois amis partent à la recherche d’une flaque d’eau. Un peu plus loin ils aperçoivent Ludo, tout seul. Jean-Michel trouve ça bizarre.

— Bah ? Il est tout seul ? Ils sont où ses copains ?




— Regarde, ils sont là-bas. Maintenant ils trainent avec Xavier. Ils voulaient plus qu’on les voie avec Ludo après ce qui s’est passé avec Nadège. Xavier il est trop cool, il fait des supers graffitis sur les rochers. Chez les poulpes c’est le meilleur.




Le vent se lève sur la plage. Jean-Michel et les autres s’approchent de la flaque d’eau, mais le ciel se couvre. Les nuages s’accumulent. L’océan est de plus en plus agité et de grosses vagues s’abattent sur le sable avec fracas. Le vent souffle de plus en plus fort, tellement fort que le sable se soulève. Les feuilles, les herbes, les algues échouées sur la plage s’envolent. Nadège s’écrit:

— Une tempête ! Vite il faut se cacher !




Tous les habitants tentent de se mettre à l’abri. Le sable pique les yeux, il tournoie dans les airs, les nuages défilent à toute vitesse comme aspirés par un géant.




Au milieu du tumulte, Jean-Michel aperçoit Ludo coincé dans un sac en plastique. Il se débat mais ne parvient pas à s’échapper. Jean-Michel s’élance à son secours.

— Il va s’étouffer, j’y vais !

Il s’approche avec beaucoup de difficultés, en s’accrochant de toutes ses forces pour ne pas s’envoler. Au prix de gros efforts, il s’élance et réussit à délivrer Ludo en perçant le sac avec sa coquille comme une torpille.




Ludo se dégage et regarde Jean-Michel sans rien dire. Il réalise que c’est lui qui vient de le délivrer. Et soudain…




Ludo s’enfuit en direction des rochers malgré une patte blessée, sans même se rendre compte qu’il a perdu une chaussette dans la tourmente.

Au loin Bernard et Nadège s’écrient :

— Jean-Michel attention !!!

— Derrière toi !!!




Pendant qu’il prêtait main forte à Ludo, Jean-Michel n’a pas vu l’énorme vague qui s’élevait au dessus de lui.




Il a à peine le temps de se retourner qu’il se sent emporté dans un tourbillon d’une force incroyable. Sous l’eau il est chamboulé dans tous les sens, comme une balle de ping-pong dans un torrent. Il ne sait plus où est la surface, ni même s’il a perdu sa coquille ou non. Le bouillon est interminable, les eaux se déchaînent autour de lui, encore et encore.




Quand soudain, CHTONG !!!! Il se retrouve planté dans le sable. L’océan se retire. Sans réfléchir, il rampe du mieux qu’il le peut pour s’écarter du rivage et arrive à se glisser sous un rocher. Depuis sa cachette il attend la fin de la tempête.




Après plusieurs heures le vent et l’océan s’apaisent. Jean-Michel qui s’était assoupi, se réveille et voit les rayons du soleil éclairer la plage redevenue calme. Au loin, il peut entendre à nouveau les mouettes. Il sort de sous le rocher et constate les dégâts causés par la tempête. Des débris de végétation et les déchets des humains sont partout. Il ne reconnaît pas la plage où il se trouve.

— Les vagues ont dû m’emmener très loin, pense-t-il.

Il n’a qu’une seule solution pour rentrer chez lui, grimper en hauteur pour regarder les alentours et tenter de repérer sa plage. Après moult efforts, il parvient à se hisser sur le point le plus haut à proximité.

— Là-bas ! La maison !

Il entreprend alors de rejoindre ses amis.




Après un long trajet, il retrouve Bernard, Nadège et tous les voisins qui s’affairent à déblayer les rochers.

— Jean-Michel !!!

— Tu vas bien ?

— Ça va ça va, tout va bien.

— On a eu peur ! On pensait que tu ne reviendrais pas !

— Les courants m’ont envoyé hyper loin, je me suis échoué sur une plage vers le sud. J’ai trouvé un abri le temps que ça se calme, après ça m’a pris des heures pour revenir jusqu’ici ! Et vous ça va ?

— Oui mais il y a eu des dégâts !




Un peu plus loin, un groupe de voisins est réuni autour de Ludo. Il leur parle en faisant de grands gestes. Bernard est furieux.

— Il y en a un qui te doit une fière chandelle. Quand je pense qu’il est parti en te laissant tout seul. Pourquoi tu l’as aidé ?

— Parce qu’on devrait jamais abandonner personne dans une situation aussi dangereuse.

— Mais tu sais ce qu’il fait en ce moment ? Il raconte à tout le monde qu’il a sauvé tout un groupe de bigorneaux et que c’est comme ça qu’il s’est blessé la patte. En plus avec son allergie au sable, la tempête c’était hyper dangereux pour lui bla bla bla… Regarde le là-bas. Tout le monde le félicite, y’en a même qui lui offrent des trucs !

— Ah, et du coup les trois débiles sont revenus avec lui.

— On y va et on dit la vérité à tout le monde !

— Mais non laisse tomber. Qu’est-ce que ça va changer ? On s’en fiche. Les gens comprendront tôt ou tard qui il est. Hé mais, au fait, le château !?

Les trois amis se précipitent.




Mais en arrivant sur place, plus rien. Non seulement le château a disparu mais on reconnaît à peine l’endroit après le passage de la tempête. « Non ! Pas encore ! »

Jean-Michel est tellement triste, il s’éloigne, tout seul.

Nadège vient près de lui.




— C’était vraiment ça le plus important ? Le château ?

— Ben ? Si on fait un château de sable, c’est pour avoir un château de sable ! Sinon ça sert à quoi de passer des heures à construire un château de sable ?

— Moi je pense que tu peux voir les choses différemment.

— Ah ouais ? Comment ? Avec des lunettes ?

— C’est pas drôle. Regarde, même si le château n’est plus là, tu as fait quoi ces derniers jours ?

— J’ai travaillé dur pour rien du tout. J’ai passé des jours et des nuits à y penser, j’ai essayé encore et encore, tout ça pour rien ! Même si j’essaie de tout prévoir et de faire toujours mieux, à chaque fois on me casse tout ! Ça sert à rien de continuer !




— OK, voila comment moi je vois les choses : tu as apporté beaucoup de soin à créer quelque chose de spécial, tu as mis en place des procédés super ingénieux, tu as donné le meilleur de toi-même, tu as fait un voyage où tu as découvert des tas de choses qui n’existent pas chez toi, tu as fait rêver plein de petits bulots qui ont voulu faire comme toi, tu as travaillé en équipe avec ton meilleur ami, tu as appris plein de choses, tu as montré que tu savais surmonter des difficultés, que tu n’abandonnerais jamais, que tu es quelqu’un de courageux et de gentil. Et tu t’es fait une nouvelle amie.

— Ah.




— Et puis regarde autour de nous. La plage, les rochers, les dunes. La tempête a tout changé. Tu penses vraiment qu’un petit château de sable aurait pu résister à ça ? Tu as eu de la chance de sortir de cette vague, et nous aussi on était en danger… Le vent emporte tout tu sais.




Jean-Michel réfléchit. Il repense à tout ce qu’il a vécu au cours des derniers jours et les moments passés à rire avec ses deux amis.

— C’est vrai qu’on s’est bien amusé. Du coup on peut encore construire un nouveau château ! Et c’est pas grave s’il est détruit !

— Bah oui ! Et encore un autre, et encore un autre ! Et aussi pleins d’autres trucs ! Imagine tout ce qu’on peut faire !

— Trop cool ! Allez on va s’éclater !




Le soleil baigne la Bretagne de ses rayons dorés. Dans la lumière, la fraicheur de l’air et les embruns, on entend les rires des enfants.

— Alors, qu’est-ce qu’on va faire maintenant ?

— Je sais pas mais on s’en fiche ! Tant qu’on est ensemble !

Intellectual property & credits
© Cover Image Couverture Jean-Michel !!!! par Sylvain Roussange
© Author's name / pen name Sylvain Roussange
© Other images in your text Illustrations faites maison par Sylvain Roussange
Sources, citations, co-authors Texte 100% original
Creative Commons license
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Attribution required, no modifications,
non-commercial use only
CC BY-NC-ND
The Kitty clause
Sylvain verified
Salut les chats, "chats de gouttière et chats siamois" (les vrais savent...). Mes textes et mes images, c'est comme la pâtée du voisin: on regarde mais on touche pas. Sinon je lâche les chiens.

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