Je travaille mais j'ai tout perdu... argent, mobilier... même la famille
Extrait de Cas sociaux (bientôt publié, en avant-première sur le site du CNFAF)
1 an plus tard, que deviennent ces jeunes ?
[...]
Sa psychothérapie a révélé qu’il avait, lui aussi, été victime de ce veilleur de nuit. Ses relations avec Myriam se sont considérablement améliorées. Le gamin a bientôt 14 ans, il reprend confiance en la vie et fait des projets d’avenir. Il voudrait devenir... informaticien, faire de la domotique.
On n’a plus de nouvelles de Maxence. Rédouane et Seyma continuent, tous les jours, à faire au mieux.
Émotionnellement, ils déposent des pansements sur des blessures à la kalash. Et parfois, rarement, ils parviennent à stopper l’hémorragie.
Les parents d’Alban ont déménagé afin que leur fille, plus jeune qu’Alban, ne soit pas placée. En effet, l’aide sociale à l’enfance fonctionne par département. Le dossier de la famille est volumineux et les professionnels ne font que changer de poste. Cela rend tout suivi impossible. Pari réussi, les pistes sont brouillées, le nouveau juge n’y a vu que du feu : ils ont obtenu la levée de placement de tous leurs enfants.
Myriam a aussi déménagé.
Sandro et Myriam gardent un petit lien avec Alban par le biais des réseaux sociaux. C’est ainsi que Myriam apprend qu’Alban est en fugue depuis deux mois, dans l’indifférence la plus générale. Il vient de fêter ses 15 ans.
Deux mois dans la rue, sans revenus, sans ressources, c’est long. Il sera, tôt ou tard, obligé de commettre des délits pour survivre. Myriam s’en inquiète.
Alban la rassure : Kamel, le veilleur de nuit, suspecté de pédophilie, lui paie de temps en temps le restaurant. Parfois même, ils jouent aux jeux vidéos toute la nuit, ce qui permet à Alban d’être au chaud.
Myriam tente de faire comprendre à Alban que cette relation avec un homme d’une trentaine d’années, qui plus est, ancien professionnel licencié par son foyer d’avant, est pour le moins troublante. Inquiétante. Flippante.
Elle signale aux autorités. 7 mois plus tard, elle attend encore la suite. La lenteur du système judiciaire, répond-on. Après tout, pourquoi s’en préoccuper... ces gamins ne sont que des cas sociaux. Tout le monde s’en fout.
Arrive ce qui arrive aux professionnels trop compétents : le chef de service formidable qui gérait Epona, son nouveau foyer, est poussé vers la sortie (harcèlement et dénigrement constant de ses cadres). Le foyer s’écroule, à son tour, en moins de 3 mois. Les plus vaillants de l’équipe dont la psychologue et une autre cadre se mettent en arrêt maladie et signalent, à leur tour, les faits dont elles sont témoins.
Fermeture du foyer par arrêté préfectoral : Violences, "plans à 4" et agressions sexuelles : pour la première fois, d'anciens adolescents du foyer Epona près de Belfort témoignent
L’erreur que font toutes ces personnes qui s’en foutent, c’est se dire “c’est pas chez moi”. Car oui, ces enfants grandiront et deviendront adultes. Ils séduiront peut être une fille d’avocat, une fille de “puissants”. Ils feront des enfants avec elle. Et peut-être qu’il reproduiront les schémas qu’ils ont vécu.
Cette lâcheté reviendra (et je ne le souhaite pas), au visage de ces lâches, comme un boomerang. Avant d’être des cas sociaux, ces gamins sont des victimes, des êtres humains qui méritent le respect.
Puisse le grand public prendre conscience du problème et permettre de faire changer les choses.
6 ans plus tard, qu’en est-il ?
Sandro est levé de placement, suite à la fermeture de son foyer suivant par arrêté préfectoral (Epona à Belfort).
Alban, Sandro et Maxence sont presque majeurs.
Pas la peine d’envoyer la brigade des stups chez Myriam : moins sous pression, elle ne fume plus de joints :)
Elle n’a plus de contacts avec Sandro.
La fin se voulait optimiste et bienveillante. En réalité, il a de réelles tendances psychopathiques qui se sont accrues avec l’âge et retournées contre Myriam dès qu’il a été en sécurité.
Les jeunes racontent que Rédouane savait pour les viols du veilleur de nuit. Est-ce vrai ? Aucune instruction n’est menée. Donc personne ne sait.
En septembre 2025, celle qu’on appelle Luna a crée un faux avis de décès. Visiblement, ça ne s’arrange pas pour elle.
Sandro a commencé à raconter sur TikTok qu’il espérait que je me suicide. Que j’étais instable, folle, et qu’il avait vécu une enfance de misère sans jouets et sans nourriture. Utilisant l’histoire de son ami Alban pour enrichir ses mensonges. Ce n’était plus les filles de son collège qu’il harcelait de messages malveillants, mais moi. Le pire ? Ses amis m'ont prévenue, scandalisés et refusé de me harceler.
Juste après, drame au foyer des Oubliés. Le collégien qui avait agressé une enseignante à Benfeld est mort
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