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Archibald et le Royaume Royal - 9

Archibald et le Royaume Royal - 9

Publicado el 19, mar, 2026 Actualizado 19, mar, 2026 Adventure
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Archibald et le Royaume Royal - 9


Archibald, le béliaroc n’en peut vraiment plus, il doit s’arrêter... déclara Gart. Nous nous débrouillerons sans lui, à présent.

  1. Je vois ce que tu veux dire, fiston. Nous n’avons pas d’autre choix que de le sacrifier. Peut-être que, s’il part dans l’autre direction, une partie des chats le suivra. Nous aurons moins d’ennemis à affronter…
  2. Non ! Ce n’est pas du tout ce que je voulais dire ! Nous devrons simplement nous battre sans lui, voilà tout.
  3. Oh, je vois. Tu as raison : laissons-le souffler un peu. (Le béliaroc s’arrêta et s’allongea aussitôt.) Quant à moi, je vais faire de mon mieux pour faire disparaître tout ce petit monde en un claquement de doigt !

Gart était impressionné par mon inconsc… courage lorsque j’avançais vers l’immense armée de chats, les manches retroussées. Il semblait me faire confiance jusqu’à me confier sa vie. (En même temps, s’il avait eu le choix à ce moment précis, aurait-il vraiment tenté une chose pareille ?) Dans quelques instants, nous allions finir enseveli sous les innombrables boules de poils démoniaques, griffés jusqu’au sang. Mais je n’allais pas leur offrir cet honneur, oh non !

Je hurlai de toutes mes forces :

  1. Dans la Plaine Royale du Roi, il n’y a pas un chat !!!

Un déluge de magie bleue déferla sur la plaine. Je me mis à briller d’une lumière bleue intense et me vidai de mon énergie en un clin d'œil. Je m’écroulai brutalement en soupirant. Lorsque je rouvris les yeux, je reconnus ce fanfaron de Gart ; il sautait de joie au milieu d’une plaine entièrement vide ! Plus aucun chat ne courait vers nous, à présent. Ils avaient tous disparu !

Ni une ni deux, je me relevai d’un pas maladroit pour essayer de remonter sur le béliaroc. Toutefois, même s’il fallait reprendre la route au plus vite, la priorité était de laisser cette pauvre bestiole brouter de l’herbe et reprendre des forces. Moi aussi, je l’avoue, j’étais complètement lessivé. Ce sort particulièrement puissant m’avait demandé tant d’énergie que je choisis de faire une pause.




Quelques heures de chevauchée s’écoulèrent : grâce au béliaroc nous finîmes notre traversée de la Plaine Royale du Roi avec une telle rapidité que nous n’eûmes pas le temps de nous ennuyer !

Je poussai un soupir de soulagement en apercevant le célèbre Château Royal du Roi. C’était donc ici que le roi Régis, bien au chaud dans sa tour, s’apprêtait à signer un accord avec les mages noirs entre deux verres de vin. Je n’aurais jamais pensé qu’il soit assez malhonnête au point de pactiser avec des sorciers ! Nous allions lui en parler directement et, s’il refusait de nous écouter, nous devrions opter pour la manière forte.

  1. Tu es prêt à découvrir le plus luxueux de tous les châteaux, fiston ? demandai-je avec enthousiasme.
  2. Disons que… j’ai l’habitude de venir ici assez souvent, quand mon père me fait visiter…

Il m’a également annoncé qu’il était venu grâce au cheval de son père. La monture, en revanche, avait dû retourner au Royaume Royal ensuite.

Nous nous arrêtâmes à l’entrée du gigantesque pont-levis, qui était aujourd’hui descendu. Les tours ainsi que les murailles étaient colossales : comment était-il possible d’envahir une telle forteresse ? La réponse me vint aussitôt à l’esprit : c’était impossible. Le Château Royal du Roi est officiellement imprenable, tous les royaumes le reconnaissent. À la moindre attaque, la totalité des chevaliers du Royaume Royal rejoignent le château et assurent sa protection. Je ne fus donc pas si surpris que ça, lorsqu’un paladin traversa le pont-levis en hurlant d’une voix métallique :

  1. Que faites-vous ici, étrangers ?

Je contemplais son armure luisante avec tant d’admiration que je regrettais presque d’être un vulgaire mage. Je devais me contenter d’un grimoire poussiéreux et d’un vulgaire bâton à peine plus utile qu’un manche à balai.

  1. Que venez-vous faire dans le Château Royal du Roi ? s’impatienta le guerrier en sortant son épée argentée.
  2. On vient kidnapper la fille du roi ! plaisantai-je en espérant détendre l’atmosphère.
  3. C’est une blague, bien sûr… intervint Gart, en sueur. En vérité, nous venions rendre visite à mon père, Sir Delcours. Je pense que vous le connaissez.

Le paladin se détendit un peu. Il se trouvait face au fils du chevalier le plus estimé de tout le Royaume Royal et face à … une espèce de vieillard impoli, visiblement cinglé. L’imposant guerrier se rapprocha de moi jusqu’à ce que je puisse voir ses yeux à travers la visière et me souffla d’une voix terrifiante :

  1. Toi, je te garde à l'œil.

J’avais la tentation de sortir une autre vanne, mais Gart ne m’en laissa pas le temps et m’entraîna avec lui. Avant de nous laisser partir, le paladin se retourna vers moi et me lança froidement :

  1. Au fait, quel est ton nom ?
  2. Je m’appelle… Albert Valdavix.
  3. Encore un membre de la famille Vlavadix, c’est bien ce que je pensais. Tu ressembles beaucoup à ce maudit Archibald… Tout le monde le déteste, ici. Si tu le vois, rappelle-lui qu’il n’a pas le droit de mettre les pieds dans ce château, après ce qu’il a fait à sa Majesté le roi !

Le jeune chevalier me regarda avec étonnement.

Puisque le paladin ne dit rien de plus, nous entrâmes dans le Château Royal du Roi. Les rues marchandes attiraient mon attention : je vis que mon visage était présent sur d’innombrables affiches, à chaque coin de rue. Une somme colossale était indiquée sous ma tête. Gart me demanda aussitôt :

  1. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
  2. J’ai un frère qui s’appelle Albert. Vraiment.
  3. Non, je voulais parler de cette interdiction. Je n’étais même pas au courant…
  4. Pourtant, tu n’as qu’à regarder autour de toi : ma tête est mise à prix !
  5. Tu aurais pu me prévenir…
  6. À vrai dire, il y a de nombreux royaumes où il m’est interdit d’entrer… et le Royaume Royal en fait partie. Quel rancunier, ce Régis ! Je pensais qu’il avait oublié cette fâcheuse histoire.
  7. Quelle “fâcheuse histoire” ? demanda Gart avec une pointe d’amusement. Vous avez dit “Turlututu chapeau pointu” et sa couronne a blessé quelqu’un à cause de votre sortilège ?
  8. Tu as de l’humour, mon garçon ! Et tu n’es pas très loin de la vérité : il m’est arrivé de rendre visite au roi et… j’ai fait une boulette. C’était ma première entrevue avec Régis et je l’écoutai se plaindre de ses maux de ventre pendant de longues heures. Ça m'a donné un avant-goût de l’Ennui mortel… Je voulus lui faire une petite blague pour l’apaiser et lui dis : “Vous êtes ballonné” en agitant mon Bâton Magique. Le roi se mit à gonfler, gonfler, encore et encore. C’était un énorme ballon ! Je croyais bien qu’il allait éclater, le pauvre bougre… (Gart se mit à pouffer de rire.) Pendant que les chevaliers essayaient de le dégonfler, j’en profitai pour prendre la poudre d’escampette ! Je n’ai jamais couru aussi vite que ce jour-là, eh eh !

Le garçon ne pouvait plus s’arrêter de rire. Cela me faisait sourire aussi, je l’admets. Mais pour l’heure, la situation était délicate…

Je devais me faire discret pendant que nous marchions jusqu’au Donjon. J’examinais les rues marchandes en cherchant désespérément un moyen de me dissimuler aux yeux de tous. J’avais l’impression que tous les yeux étaient braqués sur moi. Tout-à-coup, j’aperçus un vendeur de capes et me précipitai vers lui - j’ai toujours rêvé d’avoir une cape !

  1. Bonjour monsieur le vendeur de capes, lançai-je avec éloquence. Je vois que vous vendez des capes. J’aimerais bien acheter l’une des capes que vous vendez, monsieur le vendeur de cape.

Prenez en note ce conseil : toujours soigner son expression orale.

Le vieux moustachu se retourna lentement et haussa ses sourcils broussailleux en me voyant. Il se tourna vers l’une des affiches où ma tête était représentée, puis me regarda à nouveau, l’air méfiant.

  1. Ne vous inquiétez pas, me défendis-je aussitôt, je ne suis pas Archibald mais seulement son frère. Mon nom est Albert Valdavix.
  2. Mon pauvre, je vous plains… soupira-t-il en baissant les yeux. Être le frère d’un tel mécréant, ça ne doit pas être facile tous les jours !
  3. Hum… vous ne croyez pas si bien dire. (J’avais envie de lui faire avaler une de ses capes, mais il fallait rester concentré sur la mission.) Vos capes m’intéressent beaucoup. Quel est le prix de celle-ci, mon brave ?

L’une des capes avait attiré mon attention : elle était noire et bleue, son contour était doré. Je la trouvais sublime et, puisque ce n’était qu’un bout de tissu, j’étais certain que le prix serait raisonnable.

  1. Dix milles écus d’or, répondit le moustachu.
  2. Humpf !
  3. Tout va bien, Monsieur Vdalvadix ? Je peux faire quelque chose pour vous ?
  4. Pas d’inquiétude, ce n’est qu’une vilaine toux. Je … je vais chercher cette somme dans mon sac.

En me retournant pour retrouver les quelques écus d’or qu’il me restait, je me rappelai aussitôt des objets volumineux qui occupaient mon sac. Tandis que je fouillais, la moustache du vendeur bougeait comme s’il pouvait renifler l’argent. Je sortis quatre statues de chats en or et, aussitôt, les gros sourcils du vieil homme se soulevèrent. Je pus lire dans ses petits yeux la soif de l’or que ressentent tous les marchands. Ceux du Royaume Royal sont encore plus grippe-sous que les autres.

  1. Est-ce que ceci fera l’affaire ?
  2. Sans aucun problème, souriait le moustachu. La cape est à vous, Monsieur Vladivax !

Il ne s’en est pas rendu compte, mais ces statues n’étaient pas entièrement en or : elles étaient bien trop légères. En vérité, elles étaient creuses car les pouvoirs de la potion ont dû faire disparaître le corps du chat.

Vêtu de mon nouvel accoutrement, je m’approchais de Gart sans être repéré. Je me trouvais assez près de lui pour l’entendre murmurer :

  1. Ça alors… Quand je pense qu’Archibald est parti à la vitesse de l’éclair ! Ça fait moins de cinq minutes que nous sommes dans le Château Royal du Roi et je l’ai déjà perdu… J’espère qu’il n’a pas eu d’ennuis et, surtout, qu’il n’a blessé personne.

Lorsque j’étais suffisamment proche de mon acolyte, je passai devant lui en faisant semblant de ne pas le connaître. Le test fonctionna : il ne me reconnut même pas ! Cette cape était tout simplement parfaite.

  1. Pssst, fiston ! C’est moi !
  2. C’est vous, Archib… ! Oups, je ferais mieux de ne pas crier votre nom ici. Mais… cette cape ! Elle est incroyable ! Je ne vous avais même pas vu.

En effet, j’ai fait une bonne affaire. Elle n’éveille pas trop les soupçons. Maintenant, mon garçon, tu vas me guider jusqu’au Donjon Royal du Roi. C’est parti !



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