8.Arrivée à JupiterCity
1er septembre 2299
Chères toutes et chers tous. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Nous sommes arrivés ce matin à JupiterCity. Nous aurions dû nous rendre directement à l’université, mais un orage électromagnétique un peu trop puissant a bloqué pas mal de navettes interjupitériennes. Heureusement, nous furent reclassés dans un hôtel pour la nuit et demain tout devrait rentrer dans l’ordre.
JupiterCity, c’est une ville de 25 kilomètres de diamètre sous un dôme transparent. Un peu comme AmstrongTown sur ma lune, mais en beaucoup, beaucoup beaucoup plus grand (ma ville ne comporte que 20 millions d’habitants alors qu’ici cela dépasse allègrement les 20 milliards). Techniquement parlant, ce n’est pas une coupole. D’ailleurs, contrairement à différentes villes stationnaires autour d’autres planètes (comme Mercurian), cette ville n’est composée que d’un seul et unique dôme : immense, pour ne pas dire gigantesque, mais unique. Cela explique probablement les prix de l’immobilier, cette ville est figée en taille.
Un point qui nous a impressionnés aussi, c’est la couleur du ciel. Nous tournons autour de Jupiter et Jupiter, ce n’est pas petit. Sur ma lune, le ciel est noir, aussi noire que l’univers peut l’être, mais quand vous orbitez autour de la plus grande gazeuse du système, c’est elle qui donne la couleur quand vous levez la tête : orange-blanc. Jupiter est tellement énorme qu’il est impossible de la voir en entier.

Notre hôtel se situait de l’autre côté du spatioport et les transports en commun, c’est un peu la misère. Il est intéressant de savoir que Jupiter, c’est trois villes distinctes et un musée : JupiterCity (où nous sommes), Ganyversity (où nous allons), une petite ville minière autour d’Io et Le S.M.O.B (le musée biologique).
Pour des raisons historiques, ce n’est pas la M.I.T.C qui gère les transports, mais une compagnie différente : JupiTransport. C’est elle qui organise toutes les navettes entre ces quatre lieux, ainsi que les déplacements à l’intérieur même de cesdits lieux. Et malheureusement ils n’ont pas la réputation d’être efficaces. Peut-être est-ce aussi à cause de l’orage electro magnétique, mais nous avons dû attendre quelques minutes avant d’obtenir un robonavette pour nous amener à l’hôtel. Plusieurs dans la file n’en pouvaient plus d’attendre, trouvant cette situation insupportable en 2299. Vous voilà prévenu.
Après avoir déposé nos affaires et comme, nous ne savions pas trop quoi faire, nous sommes simplement allés profiter de la vue dans un bar bordière. Notre envie s’est portée sur le « The Big Red ». Il se situe à même le dôme, avec vue imprenable sur la grande tache rouge. Je n’ai quasiment pas touché mes OGM tellement ce cyclone jupitérien me subjuguait. (Même que Cédric et Grétory pensaient que j’avais attrapé le mal du voyage).
J’ai demandé à mon connecteur plus d’informations. Cet anticyclone rouge pourrait avaler plusieurs fois ma lune, les vents qui la composent dépassent allègrement le mur du son. Et pourtant, elle tend à disparaître. Plus qu’une centaine d’années selon les dernières estimations scientifiques actuelles. J’ai appris aussi que j’étais les 213 345 454 343e personnes officielles à avoir mis les pieds sur JupiterCity. Et dans une centaine d’années, les extrapolations m’indiquent qu’il y aura eu à peine moins de 370 milliards d’êtres humains à avoir contemplé cette merveille. 370 milliards, Oaouw, c’est peu…

Nous avons aussi discuté de ce que nous voudrions voir dans ce système. Les mecs voulaient surtout s’amuser, nous nous voulions surtout voir une lune d’aussi proche que possible. J’avais entendu dire qu’il y avait des expéditions, mais je me demande dans quel contexte. En tout cas, il serait intéressant de visiter le S.M.O.B qui se situe autour d’Europe. Il y a aussi la citée soufrière autour d’Io, mais les avis du cloud disent qu’il n’y a pas énormément d’amusant. Bref, nous verrons.
Une fois le repas finit, nous ne sommes pas revenus tout de suite, Grétory nous a convaincus de marcher un peu. C’est là que je me suis rendu compte c’est vraiment la ville qui ne dort jamais. Le dôme ne s’assombrissant même pas pour imiter la nuit. Sans parler des fonctionnaires qui entraient et sortaient des bâtiments. Après plusieurs centaines de mètres, nous comprenions que nous ne marchions pas par hasard, Grétory nous guidait insidieusement entre les headquarter de ses firmes préférées. Nous passâmes devant Gafam, OGM-corp et bien d’autres.
Puis vint l’heure de se coucher bien qu’impatiente d’aller sur Ganyversity. Hâte de voir demain quoi ?
À plus pour d’autres nouvelles.
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